‹ La guirlande de JulieChapitre 85 sur 90 · la page 1094 de la version manuscrite de Conrart · texte numérisé non relu

la page 1094 de la version manuscrite de Conrart

nous trouvons, au quatrième vers de ce huitain, cette petite variante :

Au lieu de : " Ait pris mon àme en ses appas », Il y a : « Ayt pris âme en ses appas ».

Le texte imprimé des poésies de Malleville (Courbé, 1649) donne cette autre variante pour les deux derniers vers :

« Aymer la divine Julie N'est-ce pas aymer le Soleil? »

27. — La Fleur d'Orange est la seconde fleur de la Guirlande, qu'on attribue à Corneille; Sercy la signe en toutes lettres « Corneille » dans son Recueil, et l'abbé Granet l'inséra dans son édition des œuvres diverses de ce poëte.

L'original, la copie de Maurepas et l'édition de 1729 signent de « M. C. ». Les textes Didot et Nodier, conséquents dans leur erreur, signent : «■ M. Conrart ».

28. — Le manuscrit de Maurepas écrit ainsi le pseudonyme du marquis de Pomponne : « M. de Briotte ». L'édition Livet : « M. Briote ». Nous adoptons l'orthographe du Recueil de Maurepas.

29. — Ce madrigal, signé avec constance « Conrart » dans les textes de Didot et Nodier, ne porte dans l'original et le Recueil de Sercy que les initiales M. C. — Au sujet de cette fleur, on avait donné cette devise à la reine Anne d'Autriche : Une grenade, avec ces mots : Mon prix n'est pas dans ma couronne.

30. — Dans les poésies de Malleville (1649, P* ^^9)» ^^ madrigal subit cette variante au second vers :

« Et de voir votre nom sur la terre estimé. »

Le manuscrit de Conrart donne, page 1095, ce madrigal conforme à l'original, et, page 1097, le même avec la variante de Malleville que nous venons de citer.

3 1 . — M""^ de Genlis, dans sa Botanique historique et littéraire (Paris, 1810, page 189), s'exprime ainsi sur ce madrigal :

« Le Perce-Neige fut encore une fleur de la guirlande de Julie ; Benserade en fit les vers que voici : »

Suit le madrigal avec cette curieuse variante qu'il nous procure pour les derniers vers :

« Mais celle de ton sein, adorable Julie,

Me fait perdre aux yeux éblouis

La gloire désormais ternie

Que je ne cédois pas aux lys. »

Nous laissons à M°^^ de Genlis la responsabilité de son affirmation, et nous ne chercherons pas comment Benserade pourrait être auteur d'un madrigal signé « de Briotte » dans l'original.

82. — Vlmmortelle devient l'Amarante au titre de ce madrigal, dans les poésies de Scudéry, à la suite du Vassal généreux (Paris, Courbé, i6 36\ Nous devions signaler cette synonymie.

3 3. — Vlmmortelle blanche est le troisième madrigal signé <( M. C. » pour lequel le Recueil de Sercy ait donne, avec sa puissante autorité, la signature de « Corneille ». Avec la Tulipe et la Fleur d'Orange, il fait partie des œuvres diverses de notre grand poëte, publiées par l'abbé Granet.

L'original , la copie manuscrite de Maurepas et l'édition de 1729 signent « M. C. « ; Conrart est la signature que donnent les éditions Didot et Nodier.

34. — Ce madrigal, qui est le dernier du volume, occupe dans le manuscrit original le feuillet 95. (Les feuillets ne sont paginés qu'au recto.)

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