‹ La guirlande de JulieChapitre 84 sur 90 · Cette pièce est seulement signée des initiales M. C · texte numérisé non relu

Cette pièce est seulement signée des initiales M. C

dans l'original et la copie de Maurepas; les textes imprimés de Didot et de Nodier signent : <( Conrart », sans motifs connus. Il est vrai que l'abbé Goujet, dans sa Bibliothèque Françoise '^lome XVII, page 401, et tome XVIII, page 444) met à l'actif de Conrart quelques-uns des madrigaux de la Guirlande. Mais est-ce là une autorité suffisante? L'éditeur de 1729, plus circonspect, ne garde de Conrart que le silence prudent et signe « M. C. •» M. Taschereau, dans son Histoire de la vie et des ouvrages de Corneille (Paris, Jannet, i85 5, page 3 18), revendique pour l'auteur du Cid les six pièces signées « M. C. »

19. — Ce dernier madrigal sur les Lys est signé Desmaretz dans le recueil manuscrit de Maurepas. L'édition de 1729 le porte anonyme.

20. — Dans la Tulipe, de M. de Vence, la version manuscrite de Conrart remplace ce vers :

« Miracle de nos jours si mes yeux t'eussent vue » ,

par :

« Julie si je t'eusse vue ».

21. — La Tulipe signée M. C, dans l'original et dans la copie de Maurepas, est une des trois pièces attribuées à Corneille. Le Recueil de Sercy, si avare cependant de signatures intégrales, signe ce madrigal : «. Corneille », et l'abbé Granet, éditeur des œuvres diverses du grand tragique, a inséré dans son édition 'Paris, Gissey, 1738, in-12'^ la Tulipe, ainsi que la Fleur d'Orange et Vlnimortelle blanche, de même signées « Corneille >» dans le Recueil de Sercy. — Madame de Genlis, dans sa Botanique historique et littéraire Paris, 1810, p. 91), donne également à Corneille la paternité de ces trois madrigaux, et dans la Bibliographie Cornélienne, qui vient de paraitre Paris, Fontaine, 1875), les éditeurs attachent une assez grande importance à ces trois madrigaux, qu'ils attribuent à Corneille, car, page 198 et suivantes, ils ont dressé fort consciencieusement la

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liste des trois manuscrits et des différentes éditions de la Guirlande de Julie.

Les éditions Didot et Nodier signent : « Conrart ».

2 2. — La Jonquille était une fleur rarissime et très-chère en 1641. M™^ de Sévigné, en parlant d'une superbe fête, raconte, comme une chose extraordinaire, qu'on y avait prodigué les jonquilles.

2 3. — Le Recueil de Sercy, au deuxième vers de ce madrigal, donne, au lieu de :

« Dont l'injuste refus précipita mon sort > ,

cette variante :

ft Dont mon juste repos précipita mon sort ».

Dans l'original, la copie de Maurepas et l'édition de 172Q, ce sixain parait signé des initiales : « de M. le M. de R. » — Les textes de Didot et de Nodier, ennemis des initiales, signent a tort : « M. le marquis de Racan. » — Le poète des Bergeries n'est aucunement l'auteur de ce madrigal, généralement attribué, et avec raison, au marquis de Rambouillet, père de Julie.

Tallemant est là, du reste, pour appuyer notre assertion : « Elle remercia, dit-il ,en parlant de Julie d'Angennesi, tous ceux qui avoient fait des vers pour elle. Il n'y eut pas jusqu'à M. le marquis de Rambouillet qui n'en fist, on y voit un madrigal de sa façon. » — Tallemant (historiette de Montauzier).

24. — Ce quatrain de VHyacinthe est signé : k M. C. > dans l'original, le manuscrit de Maurepas et l'édition de 1729. Les éditions Nodier et Didot, logiques dans leurs hypothèses, portent : «. M. Conrart. »

2 5, — Ce madrigal n'est pas inséré dans l'édition de 1729, mais il se trouve dans celle de 1784.

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