‹ La guirlande des dieuxChapitre 2 sur 51 · LES DEUX AMIS · texte numérisé non relu

LES DEUX AMIS

Dans le rayonnement de la lumière blonde Que répand, ce matin, la grâce du printemps, Parmi les jets d'eau vive et les rameaux flottants, Nous goûtons sur ce banc la douceur d'être au monde.

La divine clarté lentement, comme une onde, Dans un silence d'or pleut des cieux éclatants Et verse à flots vermeils dans nos cœurs inconstants Le rire intérieur d'une ivresse profonde.

Le Dieu resplendissant auquel nous nous offrons De son doigt radieux trace sur nos deux fronts Le signe de la Lyre avec des étincelles ;

Et nos esprits jumeaux, tout gorgés de soleil, Sentent vibrer en eux d'un tremblement pareil Les poèmes futurs et les amours nouvelles.

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