‹ La guirlande des dieuxChapitre 21 sur 51 · FLORISE · texte numérisé non relu

FLORISE

Sur le lit de plaisir jonché de fleurs flétries, Florise, dans l'orgueil de sa maturité, Couve de ses grands yeux aux paupières meurtries L'enfant qu'elle a fait homme avant la puberté.

Il est beau comme un soir de printemps sur les roses, Et doux comme le vent qui frôle les lilas. Vers l'initiatrice aux mains souples et roses Il lève un long regard reconnaissant et las.

Leurs sens rêvent ainsi, lourds de fatigue heureuse ; Mais rompant à demi leur extase amoureuse, Comme pour étouffer un cri qui veut jaillir,

Florise sent son cœur pâlir dans sa poitrine,

Et dérobant soudain son visage, devine

Que son trop jeune amant la contemple vieillir!

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