A MAX WALLER
Je compare ton livre aux Jardins allemands Où résonnent, l'été, des musiques plaintives, Dont la tendresse verse, en phrases suggestives, Une humide lumière à l'œil bleu des amants.
Ils regardent couler, dans les arbres dormants Qui furent les témoins des choses primitives, Comme un fleuve étoile les nuits contemplatives, Et ta lune glissante éclairer leurs serments.
Ils écoutent, les mains chastement enlacées, Un orchestre lointain commenter leurs pensées, Doucement inquiets du plaisir d'être seuls ;
Et leur âme marie, en ce bonheur physique Émané de l'amour, du soir, de la musique, Les échos de Weber au parfum des tilleuls.