‹ La Guirlande (volume 2)Chapitre 12 sur 14 · TV A · texte numérisé non relu

TV A

oujours a mon rêve repond.

C^nrysantnème à Inistoire brève, C^ui nous semble un conte nippon.

Dont la grâce étrange s élève, -M.oitié lemme, moitié poupon.

L éventail, sous ses doigts, s agite ILt semble une aile qui palpite, xresquun oiseau, presquune lleur...

Jl etite sœur, vivant poème,

1 on cœur est le mien, V^nrysantnème,

JVÎLoitié sounre et moitié pleur...

JN uits d vJrient...

O les nuits de là- bas ! les belles nuits cl été, J)ont rien n interrompait la calme majesté. Où glissait, seulement, dans le cnemin si sombre, Jirrant de temps en temps, le pas lurtil d une ombre, V^uand tout était désert et quant tout se taisait, iLn ce lieu si riant que le soir apaisait, J^ bruit des vagues, seul, expirant sur la grève, JN^urmtire très lomtam, venait bercer mon rêve. JDans le calme si pur de ces nuits d Onent lirrait un cnarmé doux et toujours souriant. Seules alors, veillant sur cette solitude, L,es étoiles au ciel étaient en multitude Jb/t de leurs mille leux, éblouissant les yeux, iSemblaient des diamants réunis dans les cieux, i andis que 1 on sentait une très laible brise Ayant 1 odeur de Heurs qui pénètre et qui grise. .

Okl ces soirs clairs et beaux, dans ce pays béni, Où, Jans le grand silence on sentait 1 Inlini, Où l'âme frissonnait, craintive, mais ravie. Dans cet isolement, vivant d une autre vie ! Comme je les aimais L. Et je restais souvent A rêver toute seule, oubliant jusqu au temps. Ici, c'est différent : plus de nuits étoilées ! Un ciel gris et si tas, des nuits toujours voilées. Des soirs froids et brumeux d où le songe est banni. Où le cœur ne sent plus frissonner 1 inlini. L'âme n'y vibre pas; et, pour sa lassitude. Hélas] pas de silence et pas de solitude; Et 1 on se sent mourir, et 1 on ne rêve pas...

Oli! comme elles brillaient les étoiles, là- bas !

lUO^

Le^^Ckifï

ans nouveaux

LvËeTAUS

cènje

C'est à peine si pour les acheteursJd'Outre-Atlantique on a soulevé le voile derrière lequel se cachent les collections printanières. Déjà pourtant, certaines tendances se précisent.

La longueur des jupes qui, depuis des années, passionne l'opinion, sans qu'on soit jhji^u'ici arrivé à s'entendre, prend une formule nouve^^

Les partisans des demi-mesure/'ont l'aît de devoir triompher. On préconise, en / eiïet-,''lés^ longueurs modérées : le bas de jupe s'arrêtant à mi-JÊ^i^l^^j^^ mon sens cette silhouette évoquée peut-être 4<sçé)!l^^e la danseuse madrilène, que la femme svelte

:te évoquée peut-être 4e çef le 'oe , n'e^ ms jolie, poUé/etjè/ë^i(ite et flfi4| ^P inoÎM gal^mïiyent

modelé se résigne de sitôt à èaiiher^s^^^^^^^^ P^^ de soie et leur agréable contenue ^ ,

Ah! le jour où nous "rçviendroiis à ^là /traîne ensilhouettante, ce sera probablement très dilïérent. Le pied spirituel et mutin de\la.parisienne^e blottira

Ibrs^^n des airs apeurés sous les plissés de lingerie itîiS^nt balayeuse et ce sera tant mieux pour notre

^^j^erie.

V. E« attendant, qu'on la laisse en la grâce alerte et pimpante de son trotteur allure, lui imprimiÉJ|Bja|ie joliesse de gamine : l'allure de jeunesse n'est-«epBS ^^Iput^s les séductions la plus capiteuse? ^'~^^ iOu<^ues créateurs, cependant, ont ass^Tïe EM\)^ë|\à la scène, ces fameuses deHii-longueui; si F^nÙ^ de luxe la pièce ^f§5êz scabreusç^: de Ailii"eti ^^voir, une sensationnelle silhoi;^te) de notlle-Siinonin est menée au succès par 'Fî^f tle ^pm^nid.l — L'allure moyenâgeuse de la robe ^ i;/i:fyyèZY^ IqW'un galon cachemire soulig i SB LpréjCiSe par l'addition d'un imrri^ entonli^o'^en organdi neige et de revers mpu^iilet^kirfe de mOTnevJingerie, s'évasant sur l'avant-bt-a^. -M "yp^ f^''i±i!l±-am:U santé Cette robe demi-longue qui paurrait 'bien ' nous indiquer les tendances actuelles. Quèlqui(3$ rèpré

sentations seulement ont été données au ' Femme de luxe et déjà Melnotte-Simonin dût i^péter pour quelques spectatrices éprises d'inédit ce rnlibdèle échappant tout à fait à la banalité. <y * ■ .

Dans la robe de thé du un, et sous les nimbeuses dentelles grèges du deux, dentelles relevées en un joli mouvement dix-huitième. M"'' Marnac est d'une bien raffinée élégance. La Francine qu'elle nous présente, durant que se poursuit son aventure sentimentale, assez décevante, hélas ! ne veut rien avoir de commun avec les « poules de luxe » qui, de temps à autre évoluent encore dans son entourage... Et si sa robe d'intimité en lamé cuivre rose, tamisé de bleu ancien, garde encore une très somptueuse allure, elle s'efforce de nous prouver ensuite que son goût est désormais délicatement châtié.

Cette robe de dentelle de soie grège, nimbeuse et jolie, s'enlevant sur un fond de satin ivoire, offre à la taille le détail charmant, d'anneaux de galalithe, en ceinture, semblant retenir de petites roses vieillottes aux reflets intenses et charmants.

En ce monde curieux où tant de personnalités franchement opposées se coudoient, voici une jeune fille jolie à peindre et paraissant tout à iaii gamine. Elle porte avec grâce la plus adorable robe de faille souple rose aubépine, qu'on puisse imaginer. — Très amusant et d'une harmonie franchement artistique, le détail de la guirlande de fleurs bleu saxe, semblant préciser la taille ) trè^^as derrière, tout en retenant le pan droit du dos, \ taièâîs que la jupe s'allure spirituellement de paniers ■^^-Ii^itième d'une saveur très à part.

Bir de

îs'lôuccès

Alice Granville, si près de devenir?-!

raie» M"" Marcel Simond, obtint le '

té robe d'une savoureuse tonalité ét:udïéVavec p\;r souligner toute sa juvénile joliç^^<^^; teWit, les promesses faites au p^Jf^iMe jàr^ ''^\mxe sont au point de vue chiiïo^^ farge- ■

^^rii5,^\ât la vraie curieuse d'élégance 0Ï^Michel une soirée d'un réel in té fl lallais^je point oublier de vous paflèr^4/ ^i prenant intérêt, dont la Renàissa^j/Cf )n^eî trois représentations exceptioïirïelî)^! ■''ij qu'elle puisse prendre ranff ;danS/( uii vv^^i&i^.ari/enR / / / ' / / ^ --J

Le Caducée du baron... Andrér^^P'âsGal/jloilit à poignant intérêt, au dernier actfrîç^iarmç i\ ta^je: mondains et souriants, où, épaules nues>4£è&.,.épM lées, les femmes tournoient au son du plus jiffolant ^

jazz band. |/ \^\^

Nous évoluons ici dans un milieu exceptionnel

où l'aristocratie vraie se mêle à celle des dollars et où la ravissante Mrs Watson danse éperdument, sans se douter de la fatale issue que doit avoir son sentiment pour l'arriviste M. Renard Circé.

En sa robe de velours noir, moulant le buste en un enveloppement tanagréen, Jessie est exquise et l'on remarque la façon dangereuse et tentatrice infiniment dont elle porte, attachés à l'épaule et suivant ses moindres mouvements, ses esclanages de perles terminées aux deux bouts, par deux pendantifs d'émeraude. Mon Dieu que notre Marthe Régnier est donc séduisante ainsi ! On s'imagine avec quel entrain les femmes dans le mouvement vont adopter les fantaisies dont elle se pare et qui ont au moins le mérite de

S ev

entiers battus.

Moî^U de Cttra-Afan^on.

Rofef RT- PoL-^^ IV^.2,1

JUes v^nillons parisiens a II Inéâtre et à la Ville

ET comment parlerions-nous chiffons, à une époque où les jolies femmes sont éparpillées sur les plages ensoleillées delà Riviera ou de la Côte d'Argent, et n'ont cure, au fonds, que de l'effet que produira leur silhouette enimousselinée parmi les fleurs dont se recouvrira leur victoria ou leur routière de marque, admise dans l'enceinte de la bataille de fleurs?..- Pour le matin, sur les terrasses, où elles exhibent si volontiers leurs indiscrètes robes de tricot de soie Silka, estompant agréablement les formes dont elles laissent transparaître la tanagréenne beauté, elles sont pourvues, mais attendent impatiemment, pour 1 heure où la température tout à fait assagie leur permettra de laisser tomber d'un geste joli le renard neigeux ou l'écharpe de petit-gris, le chinchilla enjôleur, que la fameuse robe-manteau en laine des Indes, gris ramier, à col qratle en fourrure et à broderies d'acier, leur soit enfin livrée pour se montrer en sveltesse et en très particulière élégance dans ces merveilleux pays où s'écoule si gaiement la vie parmi le soleil et les fleurs.

D'ailleurs, nul ne l'ignore, les femmes qui ont vécu dans la souple caresse des robes de tricot ne semblent pouvoir abandonner la sensation de bien-être qui en résulte. A une époque où la moindre entrave devient une tyrannie, où il n'est plus

possible d'admettre que le corset modeleur d'antan soit aujourd'hui autre chose qu'un soupçon de ceinture, représenté par deux brins de rubans et un rien de jersey de soie, le plus souvent on doit forcément aimer la robe dont on ne sent pas les coutures, qui glisse sur vos épaules sans que sa présence vous importune , la robe qui laisse passer l'air au travers de ses mailles épaisses ou fines, mais qui, avant tout, nous semble, par le soin qu'elle met à nous laisser ignorer sa présence, aussi confortable, aussi reposante que la plus douillelte robe de chambre.

Telles sont les raisons pour lesquelles, alors que tant de tissus jersey baissent de prix, la robe Silka, tricotée en soie ou en laine des Indes, si spirituellement garnie, souvent, que les grandes prêtresses de la couture ont soin de la commander pour elles-mêmes, pour porter en vacances, a une vogue toujours croissante qui ne semble pas près de s amomdrir.

LES SOIERIES INÉDIIES

Dans les tissus nouveaux, en soieries de luxe, nous notons le succès prodigieux remporté par la cachenùreUe de Barret. Ce tissu de rêve, aux fluidités de mousseline, retombant en plis moelleux et profonds, oËFre un Imperceptible glacis qui poudrederize, si j'ose dire, les nuances de délicate recherche dont se compose la collection... En teinte azalée, veloutée de rose à peine indiqué, cette cacbemirelle a des grâces particulières qui ont séduit les Jenny, les Lanvln, les Chérult et autres Muses de la mode dont le moindre caprice rayonne dans le monde entier. Puisque ces altesses du chiffon en ont décidé ainsi, nous porterons donc des robes de cacbemirelle dont la joliesse nlmbeuse, palpitant en longues écharpes autour des silhouettes, a tant d'irrésistible séduction-..

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