FOL AMOUR
Un soir, Avril, des roses, Oes parfums enivrâmes !
ilii pmis, 1 oubli des ckoses„o IJes baisers, des sermenés !
Et c est parxojs sa vie,
u on risque ainsi que rien Jrour cette griserie,
u on croit sans lenaeniam.
\^e n est pourtant quun rêve, l^ue Je s aimer un joiir, Oroyant s aimer sans trêve 13 xin invariable amour,
Le cœur nest cliez la lemme u un brasier ci un instant, rûlant, quand, luit la llamme, acial, en s éteignant.
Cliez elle, c est a peine= Après un premier jour
ue, dans son cœur, la naine lent remplacer 1 amour.
hji nous 1 aimons quand même, JBien qu k jamais clcçus !
Jrliis on va, plus on 1 aime, EjÎ 1 on sourrrc un peu pluv'?.
, Jrour avoir dii : <; je taime s»
on cœur en mi brisé, pe 1 aime quano. même :
El
uel aoiour insensé !
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La F
emme
et
Coiiï
ure
a travers les âges
LA coiffure féminine présente une extrême importance dans la vie du cœur (du cœur des hommes bien entendu). Interrogez vos souvenirs, et vous verrez. Quand vous évoquez une femme que vous avez aimée, vous la revoyez toujours avec la coiffure qu'elle portait le jour où vous l'avez rencontrée, le jour où elle vous a le plus ému... Son visage n'est pas seulement un visage, c'est un ensemble d'illusions merveilleuses, insaisissables, échappant à toute analyse, dont il est impossible d'isoler, même par la pensée, l'arrangement des cheveux ou du chapeau. Tout cela ne fait qu'un et, si vous enleviez aux femmes cet attrait menteur — mais est-il si menteur ? — vous auriez devant vous quelque chose d'analogue à ces sortes de schémas qui, dans les vignettes des dictionnaires, représentent un homme en général, c'est-àdire quelqu'un qu'on n'a jamais vu, et auquel on ne comprend rien... Une tête de femme sans coiffure!... Cette expression présente à elle seule
quelque chose d'absurde, qui révolte le bon sens et la logique. La femme! Mais c'est bien d'elle que l'on peut dire, par définition, qu'elle est née coiffée.
Elle est née coiffée, et toute son occupation ensuite, dans la vie, se réduit et se résume à l'entretien, au renouvellement de cette coiffure. On a tenté mainte définition des femmes. On a essayé de nous faire croire qu'elles étaient faites pour être heureuses, pour soigner les enfants, pour entretenir le ménage, pour acheter dans les grands magasins. Que dis-je? On a été jusqu'à dire qu'elles étaient faites pour aimer.
Un rien de vraisemblance justifie parfois ces généralisations hâtives. Mais la vérité c'est que la femme est, avant tout, un être qui se coiffe... Elle se coiffe chaque matin, se décoiffe chaque soir (mais c'est pour aussitôt adopter une « coiffure de nuit »), elle se coiffe pour aller au bal et au théâtre, elle passe sa vie à se coiffer.
Si comme, l'a dit le philosophe, l'art est l'homme ajouté à la nature, il conviendrait de nuancer cette opinion par un axiome de ce genre : la coiffure est l'art ajouté à la femme.
Depuis le commencement du monde, la femme change de coiffure. C'est pour nous apparaître plus nouvelle. Elle y réussit tellement qu'elle a détruit ainsi dans notre imagination le sens que nous avions de sa propre continuité. C'est curieux.
mais c'est ainsi : nous n'avons pas l'idée que la femme du moyen âge soit la même que celle du grand siècle, ni celle des Valois la même que celle de la Régence. Et croyez bien que ce n'est nullement à cause des variations que nous soupçonnons de ses sentiments, de ses pensées, de ses rêves. Ah ! cela nous est bien égal ! Non, nous ne voyons ici que sa coiffure. C'est sa coiffure qui nous impressionne, c'est à elle que nous
attribuons les qualités et les défauts de toute une époque. Vous souriez?...
Interrogez-vous en toute sincérité ? Et dites-moi, si — à cause de cette misérable Isabeau de Bavière, — toutes les femmes dont vous voyez limage avec un hennin sur la tète ne vous apparaissent point comme des gourgandines somptueuses, parées affreusement de toutes les séductions et capables de faire coudre dans des sacs toutes les personnes qui leur ont trop plu, pour les jeter dans la Seine? Et même celles qu'on représente avec la contenance la plus modeste, la tète inclinée, les yeux sur le livre d'heures, nous doutons d'elles, nous nous disons : « C'est par un raftmement d'hypocrisie». Pourtant, il y en eut de vertueuses, des dames à hennin.
Nous avons aussi de très vilaines pensées à l'égard des honnestes dames qui fréquentaient la cour des Valois. Brantôme leur a porté le plus grand tort. Nous associons ainsi leur bizarre et coquette coiffure tout incrustée de perles et dessinant sur le front une double courbe si gracieuse, aux scènes les plus équivoques. Elles non plus, nous ne les croyons pas sérieuses. Et il faut que, de temps à autre, quelque historien connu par son impartialité nous dise : « Mais, vous savez, la reine de Navarre était une femme supérieure ! » pour que nous l'exceptions de cette immense farandole de dames galantes jouant au bilboquet, avec leurs drôles de petites torsades sur la tête, et ce front haut découvert, et ces oreilles allongées encore par l'interminable poire de perle...
Pour la coiffure à la Fontange, nous hésitons davantage : parce que nous savons que cet arrangement pyramidal de rubans, sous lequel nous apparaît l'austère Maintenon, fut celui d'une exquise et légère favorite. Alors, tantôt il évoque pour nous la fantaisie, la jeunesse de Louis XIV, toute une époque splendide de fierté, de galanterie, de noblesse, et tantôt la décadence : le grand roi vieilli, ses promenades autour de ses carpes, ses défaites, ses perruques... Hélas ! c'est le sort des plus belles coiffures que de faire un jour figure, de perruques... N'insistons pas.
Au commencement du xvir siècle, la mode pour les femmes était de se faire bretaiider, c'est-à-dire couper les cheveux assez courts et les friser ensuite en rouleaux. C'est toute la Fronde qui nous apparaît alors, quand nous évoquons une tête ainsi accommodée. C'est Marion Delorme et c'est Ninon de Lenclos. C'est cette époque d'effervescence et d'indépendance d'esprit, si riche, si précieuse qui est comme la racine de l'épanouissement du règne de Louis. Époque cavalière, virile, courageuse, époque de libertins et de moralistes. Grand moment de l'histoire.
Parfois, on se dit : s< C'est trop! » Comme par exemple, devant ces fameuses coiffures à la frégate, sous lesquelles on se demande comment les femmes pouvaient bien marcher... Symbole de la complication excessive des esprits, de cette salade confuse d'opinions, d'utopies, de rêves et de recherche du plaisir qui caractérise le xviu' siècle finissant... Et sur cet amoncellement de coques, de rubans, de plumes, de fleurs, de bijoux flottait, instable et beau comme le pouvoir royal agonisant, le vaisseau de la monarchie, l'élégante frégate que l'on envoyait à la découverte des lies...
Quelle différence entre cette architecture inquiétante mais magnifique encore et l'horrible chignon piqué de fleurs et de rubans qu'on porte pendant la Restauration. Pauvre Mimi Pinson ! avec son cou grêle et ses épaules tombantes!... Elle fut aimée pourtant. Mais cela inspire une
sorte d'étonnement. Fallait-il qu'elle fût jeune ! Et nous étions nousmêmes si laids !...
On rencontre parfois, dans les chambres d'auberges de banlieue. des gravures en couleur ahurissantes, où de jeunes femmes ainsi coiffées sont assises en des baignoires grandes comme à peu près une cuvette. Je dis qu'elles y sont assises, je n'ai pas dit qu'elles y prenaient un bain. Car ces baignoires sont vides... Et tout cela vous a un air d'absurdité si mystérieuse qu'on n'ose même plus sourire.
Coiffures ! coiffures ! tout aboutit à une coiffure. Toute l'histoire de France se résume en quelques chapitres portant chacun le nom d'une
coiffure. L'histoire du monde aussi. Et quand on aura enlevé à cette pauvre Isis (^ son dernier voile, soyez certain qu'elle gar-
JS) dera encore le pschent, sa coiffure légendaire
et sacrée. Pour être la Nature, on n'en est pas moins femme !
A V^nrysantnènie
V^nrysantnème au rire sans trêve, Jl etite mousmé ou J apon, JDont la îrêle image oe rêve