IV. Appareils de mensuration
Mensuration des sections verticales du tronc. Mensuration des sections transversales du tronc. Chaise avec siège à inclinaison.
Ces appareils exigent nue aire de plancher de 300 mètres carrés. 11 doit y avoir en outre un cabinet de consultation, ainsi qu'un salon de repos et de lecture, et enfin une chambre de massage, une chambre de toilette et une antichambre. Pour la mise en mouvement des appareils, il suffira d'un moteur à gaz ou d'un moteur électrique de la force de 3 à 4 chevaux. Les transmissions dépendent, au point de vue des frais, des circonstances locales, et s'élèvent approximativement à 2,000 francs.
Des instituts complets sont toujours à préférer, principalement pour les grandes villes et les établissements balnéaires de première classe. On pourra cependant se contenter, pour les places plus petites, d'un choix d'appareils.
Quiconque établit un institut complet dans une certaine ville ou dans un certain endroit, reçoit le droit exclusif d'y exploiter la méthode Zander.
Le D"^ Zander désire que la direction médicale de chaque institut soit confiée à un médecin.
Afin de permettre au lecteur de voir comment peut être installé un institut médico-mécanique complet dans des conditions moyennes, c.-à-d. sans trop de frais, mais sur des dimensions suffisamment amples, nous joignons à cette brochure le plan et la coupe transversale d'un établissement de ce genre. Les appareils sont montés dans la grande salle de gymnastique, laquelle reçoit l'éclairage ou de fenêtres ordinaires ou d'une toiture vitrée. Les transmissions nécessaires aux appareils pour les mouvements passifs sont ménagées sous le plancher par un canal qui court en souterrain le long de la salle. Le moteur est installé dans la cabine située en contrebas du local et où un escalier descend du petit atelier du machini-ste. Un électro-moteur est préférable si l'on peut disposer d'électricité pour force motrice; autrement on emploie, r-omme c'est le cas d'ordinafi-e, un moteur à gaz. Quant aux autres pièces, on en verra marquée sur
le dessin la destination. Toiites étant de plain pied et l'entrée étant suffisamment vaste, les voitures de transport peuvent aisément amener les malades jusque dans la salle de gymnastique. Toute la partie antérieure du bâtiment peut être construite sur deux étages pour donner logis dans celui du haut au directeur de l'établissement. Pour le chauffage des locaux nous avons indiqué sur le dessin des calorifères ordinaires comme étant en effet le mode le moins dispendieux: autrement le chauffage central est bien préférable.
Dans le cas où l'on n'a pas à sa disposition un local tel que celui qui vient d'être décrit, on peut se contenter du moins d'une demeure assez spacieuse et composée de chambres ordinaires. Seulement il faut alors établir les transmis.sions sur les murs et faire mouvoir d'en haut les appareils pour les mouvements passifs.
Les illustrations ajoutées à notre texte montrent quelques-uns des appareils.
DE
LA GYMASTIQUE IDlOfl-ltANlfE WWÈ
PAR
Le Dk a. LEVERTIN,
DIRECTEUB DE L'IXSTMUT MÉDICO-IIECAXIQCE D'OSTEUMALM A STOCKHOLM, MÉDECIX DIRIGEANT DE L'ÉTABLISSEMENT DES BAINS DE MEDEVI (SUÉDE).
De l 'importance et de l'utilité de la gymnastique médieo-méeanique Zander pour développer et entretenir la vigueur corporelle, comme aussi pour supprimer l'état de faiblesse, diverses affections et infirmités, etc.
La gymnastique médico-mécanique Zander, ou méthode gymnastique inventée par le D'' GtUSTAF Zander, de Stockholm, emploie des appareils d'une construction ingénieuse, destinés à provoquer le travail et l'exercice des muscles, essence de toute gymnastique. La méthode dite manuelle se sert comme résistance de la force musculaire d'une autre personne, la gymnastique pédagogique (exercices libres et sans appareils), du poids du corps de celui qui s'y livre.
Pour produire ce travail musculaire et ces exercices des muscles, ceux-ci doivent vaincre une certaine résistance, qui est représentée chez Zander par le levier chargé d'un certain poids. Ces exercices méthodiques, qui se modifient suivant les forces de ceux qui les font, agissent non seulement sur le tissu musculaire dont ils suppriment les altérations pathologiques, mais ils fortifient en outre le système nerveux, activent la circulation du sang et du courant lymphatique, et vivifient les fonctions d'un grand nombre d'organes.
La méthode Zander ne se sert pas que d'exercices musculaires actifs, quoique ceux-ci soient les plus im-
portants, mais aiissi, sur une écheJle également grande, de mouvements passifs, c.-à-d. de mouvements qui, sans la collaboration des muscles, agissent sur les membres du corps, à l'effet d'en étendre et d'en assouplir les capsules, tendons, ligaments et muscles, et enfin d'opérations mécaniques sous la forme de vibrations, de percussions, de pétrissages et de frottements.
Il est facile de comprendre que pour obtenir de bons résultats, les mouvements gymnastiques doivent être exécutés de telle manière que l'action en puisse être, comme celle des autres remèdes, modifiée, dans chaque cas. suivant les besoins du traitement, ou, en d'autres termes, qu'elle puisse être strictement individualisée. La méthode Zander emploie un appareil spécial pour chaque groupe de muscles, et c'est à cette disposition qu'elle doit d'être préférée à toutes comme le meilleur moyen de traiter, d'i^entraîner» spécialement le.s groupes distincts de muscles sur lesquels on veut agir.
Au sujet de la construction dés appareils pour les ApimreUs mouvements actifs, voici ce qu'il faut noter. JoZ-èJent
Un levier est soulevé ou abaissé par la contraction actifs. et la relaxation alternatives d'un groupe de muscles dont il s'agit de provoquer l'activité. Ce levier est chargé d'un poids mobile, de manière que chaque degré désiré de la charge puisse être réalisé avec la plus grande facilité depuis zéro jusqu'à un maximum convenable pour chaque appareil, ou, si l'on veut, pour chaque groupe de muscles. La grandeur de la charge est indiquée avec une précision mathématique au moyen de l'échelle du levier. La position du levier est réglée de telle sorte que l'effet en croît ou en décroît, pendant la durée du raoïTvement, avec l'effet mécanique de la contraction des muscles.
Apimreih A l'égard des appareils pour les mouvements passifs
pour tes , T • ±- . • ^
mouvements pour les Opérations mécaniques, on peut dire que re- ;)nssi/* lativement à la continuité et à l'uniformité, la force raé-
les opérations - i. • ^ • j . • , t
mécaniques.
canique est innniment supérieure a la main, quoique ce ne soit en aucune manière notre intention de déprécier le travail et la valeur de cette dernière. Mais on ne saurait mettre en doute que bien des effets ne peuvent se réaliser efficacement que par des appareils, comme p. ex. les mouvements de vibration avec leurs applications multiples, la torsion et l'élévation du bassin, etc.
Appareils Certaines maladies, telles que les déviations si con-
thopediques. ^^^^ et si répandues de l'épine dorsale, cette plaie du sexe féminin, ont amené l'invention de quelques appareils orthopédiques ayant pour objet aussi bien d'écarter les dispositions à une tenue oblique et incorrecte, que de combattre énergiquement la maladie développée, de corriger et de supprimer la déformation et de redresser le corj)s. Une partie de ces appareils sont destinés aux redressements passifs et les autres aux redressements actifs; les premiers corrigent les déviations anormales de l'épine dorsale par une pression convenablement appliquée, les seconds par certains exercices actifs.
Appareils Le D'' Zander a doté en outre sa méthode d'appareils le mensura- incomparables de mensuration, et entre autres d'un appareil de mensuration du tronc, mesurant avec une précision mathématique, avec une exquise finesse de détails, les contours les plus' importants du corps et les déviations de l'épine dorsale, si bien que la reproduction graphique des résultats de la mensuration peut être effectuée avec la plus grande facilité. Ce n'est que grâce à cette invention qu'il est possible d'obtenir une parfaite certitude
sur le degré de la maladie, aussi bien que sur l'effet de etaque mouvement et sur les résultats généraux du traitement.
Enfin, nous ferons valoir les avantages des appareils Avantages Zander particulièrement pour les mouvements actits. Ues zander. avantages sont les suivants: l'intensité du mouvement peut être pesée comme sur une balance, et la force en est indiquée par un chiffre que chacun comprend; l'angmentation de l'intensité du mouvement, absolument nécessaire pour le développement normal des muscles, est produite avec sûreté et facilité à chaque degré désirable; la résistance pendant le mouvement se règle exactement sur l'alternance naturelle dans la force du muscle; la résistance employée est toujours la même tant qvie cela est désirable, elle ne peut, comme dans la gymnastique manuelle, être influencée on modifiée ni par la fatigue ni par l'indisposition du gymnaste. Elle est, d'un autre côté, dans ses plus petits détails au pouvoir du médecin, auquel il est loisible d'augmenter ou de diminuer instantanément la résistance, dés qu'une modification pareille Itd paraît nécessaire. Il est donc permis de dire- que dans les appareils Zander, la résistance, vis-à-vis du muscle qui se meut, est comme une force vivante, sûre de son but, et que ces appareils fournissent à la perspicacité et à l'intelligence du médecin une foule de moyens d'action.
La méthode Zander se recommande encore à nous par un autre mérite: elle revient moins cher qu'aucune autre et le deviendra de moins en moins, à mesure que l'usage s'en généralisera.
Nous ne méconnaissons aucunement les avantages de la gymnastique manuelle dans les cas oû, par suite de circonstances locales, la gymnastique doit être effectuée dans de petites dimensions et au domicile d'un malade alité ou hors d'état de sortir.
Massage. La méthode Zamler n'a en aucune façon pour objet
de supprimer le traitement par le massage. Elle y voit au contraire un complément indispensable, et elle le tient par conséquent en haute estime, comme une partie constitutive et essentielle d'un' bon institut gymnastique, de même qu'un bon masseur est forcé d'avoir, de temps à autre, recours au traitement gymnastique pur.
Gi/mnnstiqtie Cette méthode possède une grande valeur comme
de développe- n i . i , • ■ ^
ment. gymuastiquc de développement, principalement pour cette catégorie de jeunes garçons et de jeunes filles qui souffrent d'une faiblesse générale d'où résulte une tenue vicieuse et très souvent une déviation de l'épine dorsale: contre cette asthénie les mouvements de résistance individualisés sont le meilleur remède.
Ces mouvements doivent comprendre successivement toutes les parties du système musculaire pour ramener l'équilibre dans les organes, pour faire rentrer le développement dans ces voies normales, et pour combattre avec succès cette surexcitation des nerfs, suite du surmenage scolaire. L'exercice, avons-nous dit, a une grande influence sur les nerfs, et par ce moyen on ^^eut fortifier indirectement le système nerveux et remédier à cette nervosité si commune qui pèse comme un cauchemar sur la vie entière de l'homme en empoisonnant son existence. Si l'on réus.sit à développer les muscles des élèves faibles, ces élèves parviendront peu à peu à la vigueur de leurs camarades favorisés par la nature, fortement constitués ou descendant de parents Adgoureux.
Gyiiinasti<jm C'est comme remède diététique, que la méthode Zanduuiique. gagne d'année en année un terrain toujours plus
grand chez l'immense quantité de personnes qui mènent une vie sédentaire ou se livrent à des occupations exclusives, chez la fo.ule multiple des employés, des représen-
tants du corps enseignant ou du commerce, de même que chez une grande partie du sexe féminin. Aussi longtemps qu'il est jeune, le > sportsman > exerce ses muscles et les maintient, grâce à ces exercices, dans un état sain et vigoureux. Mais l'âge finit par revendiquer ses droits, tandis que le mouvement est devenu une nécessité pour ces personnes. Les membres raidis par l'âge ont perdu leur souplesse, soit par suite de la tenue courbée du corps ou peut-être par une corpulence croissante. C'est alors que la méthode Zander vient offrir au vétéran du sport le moyen de continuer ses mouvements et de combattre avec succès la faiblesse et les infirmités de l'âge.
Comme agent thérapeutique, la gymnastique Zander i« mission peut être placée au même rang que les autres méthodes m- gymna ventées par la science pour le bien et l'utilité de l'humanité Zando souffrante, et il n'est pas besoin d'une seconde vue pouivoir déjà en perspective le temps on les facultés de médecine étrangères reconnaîtront à la méthode Zander une valeur suffisante pour être mise, dans leurs salles d'enseignement, au rang des autres études médicales.
Les cardialgiques traînent une vie déplorable; ils peuvent à peine monter deux marches sans être tovirraentés de dyspnée et de palpitations de cœur; la moindre excitation augmente leur inquiétude et leurs souffrances. L'emploi d'une cure systématique de mouvement, commencée en temps utile, peut rendre à une telle personne la vie infiniment plus supportable tant pour elle-même que pour son entourage. Nous connaissons bien des septuagénaires cardialgiques qvii, grâce au traitement Zander, sont si complètement délivrés de ces symptômes pénibles, qu'ils se rappellent à peine leur état primitif. 11 est vrai ({ue ces résultats ont été dus à des années d'exercices réguliers.
Nous avons déjà fait remarquer (^ue les malades nerveux se sentent soulagés par le traitement médicomécanique, et que la neurasthénie disparaît peu à peu. L'hystérique et l'hypocondre gagnent à ce traitement, le premier un plus grand empire sur ses nerfs et le second sur sa disposition d'esprit anomale, et dans le traitement de la névralgie, il n'est pas rare que nous arrivions à des cures réellement étonnantes.
Nous enseignons aux poitrinaires à respirer plus facilement et plus profondément, et nous sommes à même d'aider vigoureusement à la thérapeutique médicamentaire chez les emphysématiques.
Les personnes souflFrant de maladies de l'estomac, trouvent souvent leur guérison complète, et dans la plupart des cas, l'allégement de leurs douleurs dans l'emploi del a gymnastique médicale. Qiiels moyens d'action multiples n'avons-nous pas, grâce au traitement gymnastique, contre les aifections abdominales! Dans la mesure où celles-ci se rattachent à une inertie plus ou moins accentuée des muscles abdominaux, nous relevons l'atonie et ramenons pour ainsi dire les divers organes et les divers systèmes à une activité plus grande. Nous guérissons parfois complètement la constipation, ce tourment de tant de sujets, et nous avons une grande influence sur les maladies proprement dites des femmes, où la méthode Zander travaille de concert avec le massage et lui vient vigoureusement en aide.
Même les souffrances qui appartiennent plutôt à la constitution dans son ensemble, cèdent à la métliode Zander, qui gagnerait bien plus souvent la victoire, si elle ne venait échouer contre le manque de confiance et de ténacité du sujet. Dans l'anémie avec ses symptômes protéens, comme dans la corpulence, nous pouvons aussi nous féliciter de cures bien réussies.
Quand les muscles et les articulations soufi'rent, nous ne connaissons pas depuis longtemps, en Suède, de meilleur remède que le traitement sous la forme de pétris-
sages, de frottements, de tapotements: en un mot le massage. Mais aussitôt que ces moyens, en combinaison avec des cures balnéaires ou des traitements médicaux, ont rendu à la mobilité les articulations et les muscles, alors le mouvement systématique de résistance offre la méthode la plus sûre pour le rétablissement des fonctions normales de ces or2:anes.
Les résultats de la méthode Zander se sont montrés supérieurs, incomparables même, dans le traitement de la scoliose, quoique nous devions parfois lutter contre bien des circonstances défavorables. Il est peut-être réservé à une époque peii lointaine de voir tous les médecins reconnaître l'importance curative de la gymnastique médicale dans le traitement de la scoliose, vérité qui doit être toujours mieux comprise même en dehors du cercle des initiés. La gymnastique médicale et l'orthopédie ne doivent pas vivre en sœurs ennemies, et heureusement elles ne le font plus, car cette branche de la science médicale trouve dans les appareils Zander un aide puissant et un auxiliaire vigoureux. Il est facile et commode pour le médecin de munir tout simplement d'un bandage les personnes atteintes de scoliose, mais cela ne permet en aucune façon au sujet de corriger son infirmité à l'aide de sa force musculaire.
La méthode gj^mnastique a fourni, même dans d'au- imjiortance très domaines, des preuves de sa haute importance, d'une '^^ gymnas-
T . tique Zander
importance dont on n avait pas même le pressentiment ;jo«?- les nssoil y a une dizaine d'années. Il s'agit de l'emploi de la ciar/ons gymnastique Zander dans un intérêt économique, c.-à-d. dans les établissements auxquels a donné naissance la loi édictée en 1884 dans l'Empire allemand sur l'assurance contre les accidents de travail. La promulgation de cette loi a eu pour effet la formation de 112 associations ouvrières {Berufsgpnosscnschaften) qui ont pris la
direction de 13 millions et demi d'ouvriers, environ le quart de la population totale de cet empire. L'un des objets principaux de ces associations est d'aider l'ouvrier qu'un accident a privé, en tout ou en pai'tie, des moyens de gagner sa vie, à retrouver sa force primitive de travail, de le remettre aussi promptement que possible en état de pourvoir à son entretien et à celui de sa famille. A l'hôpital appartient, on le comprend, en premier lieu la tâche de limiter les suites immédiates de l'accident à leur minimum possible. Mais le traitement consécutif ou de convalescence (suppression des suites de l'accident), qui bien des fois est le plus important, précisément poiir la capacité de travail, ne peut avoir lieu qu'en dehors de l'hôpital, vu que l'organisation entière de ce dernier et l'exiguïté relative de l'espace disponible exigent inévitablement le prompt renvoi de sujets guéris, il est vrai, mais néanmoins encore incapables de travailler.
Ce grave inconvénient s'est fait sentir à un degré tel, que l'on a commencé à fonder dans plusieurs localités de l'Allemagne des asiles de blessés convalescents. Le premier a été ouvert en 1891 à Nieder-Schœnhausen,^ près de Berlin, grâce à l'initiative de l'éminent représentant de la gymnastique Zander à Berlin, M. le D'^ Gr. Schiitz. A cet asile la méthode médico-mécanique, appliquée en combinaison avec la gymnastique manuelle, le massage, l'électricité et un traitement balnéaire convenable, a déjà pu enregistrer des résultats étonnants. En 1891 le nombre des blessés admis était de 322, en 1892 de 572; en 1893 il montait à 611; en tout 1505 individus admis à l'asile pendant ces trois années. La durée moyenne du traitement a été en 1891 de 63,6 jours, en 1892 de 49 jours et en 1893 de 53,8 jours. Or, les rapports annuels montrent que dès 1891 26 blessés avaient recouvré leur entière capacité de travail et 56
' Voir: B' G. Schûtz, îErster Jahresbericht 1891 iiber die Tliatigkeit der Heimstatte fiir Verletzte zu Nieder Sclionhausen bei Berliu.» Verlag von F. Schneider & C:ie, Berlin AV.
une capacité de travail restreinte. En 1893 les résultats étaient encore plus brillants. Sur 491 individus, 35 retrouvaient leur pleine puissance de travail et chez 186 il ne restait, en quittant l'asile, qu'une incapacité insignifiante: ainsi presque la moitié des blessés au travail {45 «o) étaient à îa sortie de Vasile tout à fait ou à peu près remis en état de travailler. Exprimée en pour-cent, l'indemnité pour la diminution de la capacité de travail a comporté: en 1891 40,9 %, en 1892 41,6 % et en 1893 41,3 %. Ces chiifres montrent clairement le grand avenir réservé à la méthode Zander dans ce domaine économique, d'autant qu'au point de vue de la modicité du prix, de l'exactitude et de la sûreté du travail technique, aucune autre méthode ne peut se comparer avec elle. — Des asiles semblables ont été fondés ensuite dans divers autres endroits en Allemagne. Les corporations ouvrières allemandes ont pris l'initiative: les autres peuples civilisés seront forcément amenés à suivre l'exemple, et l'Etat, la commune, les ouvriers eux-mêmes, les particuliers, les sociétés d'assurances, à pourvoir à la création d'établissements de ce genre.
Il n'y a pas de traitement auquel la gymnastique La gymnastimédicale Zander s'approprie mieux qu'à la combinaison ^"^f.^^'
t . aux etaûlisse-
avec la cure thermale et balnéaire. Nous sommes, euments bainéai- Suède, précisément à même d'en témoigner et pouvons en appeler d'une expérience de soixante à soixante-dix ans. Tout endroit où un régime de vie diététique est la règle présente à la gymnastique médico-mécaniqxTC un terrain où elle peut remporter ses plus beaux succès. On l'a bien vu déjà à plus d'une des grandes stations balnéaires de l'étranger: déjà en effet des instituts Zander ont été ouverts à Baden-Baden, Wiesbaden, Aix-la- Chapelle, "VVildbad, Ragaz, Nauheim, Carlsbad, Marienbad, Baden près Vienne (ce dernier en préparation). Ces établis.sements ont donné l'exemple, et nous avons appris
que plusieurs autres ont commencé des négociations pour recevoir les appareils en question.
A Baden-Baden on a même trouvé l'importance de cette méthode si grande, que le Gouvernement y a fondé un second institut complet. A Wiesbaden il en existe maintenant deux complets et un avec un choix d'appareils.
Le lecteur trouvera peut-être que j'ai présenté sous des couleurs trop brillantes les avantages de la méthode Zander. Ce serait pourtant me faire tort que de me taxer d'exagération: je ne me cache pas d'être un chaud partisan de la gymnastique médicale que j'exerce depuis tantôt 20 ans, et dont j'ai pu constater maintes fois les siiccès dans ma pratique; mais mon exposé ne donne que des faits que je soumets à l'examen et au contrôle de la science.
Propagation La liste Suivante indiqiie l'extension actuelle des ',::Sri^«tituts Zander:
Instituts complets, à:
Aix-la-Chapelle.
(xothembourg.
Amsterdam.
Hambourg.
Anvers. ^
Haarlem.
Baden-Baden (2 instituts).
la Haye.
Berlin.
Helsingfors.
Breslau.
Kœnigsberg.
Bruxelles. ^
Leipzig.
Budapest.
Londres.
Buenos-Aires.
Mannheim.
Carlsbad.
Nauheim.
Christiania.
New- York.
Dresde.
Ragaz (Suisse).
Francfort s. le Mein.
Rotterdam.^
En préparation.
Vienne (Autriche).
S:t Pétersbourg.
Wiesbaden (2 instituts).
Stockholm (2 instituts).
, vvildDaa.
Sfntto-aTt
Wiirzbourg.
insxiLuts avec un
ohoiv rl'a nna reils. à:
Arnhem.
Kissingen.^
Ane (Erzgebirge).
Kœnigshiitte.
Angsboiu-g.
Lausanne.
Baden^ (Autriche).
Leeuwarden.^
Baltimore.
Magdebourg. ^
Barmen.
Mayence.
Batavia (Indes Néerlandai'
■ Marienbad.
ses).
Moscou.
Bochum.
Munich (2 instituts).
Bologne.
Neu-Brandenbourg.
Bonn.
Neu-Rahnsdorf, près Berlin.
Brunswick.
Nieder-Schœnhausen, près
Carlsruhe.
Berlin.
Chemnitz.
Nimègue.
Cologne.
Norrkœping.
Copenhague.
Paris.
Dantzick.^
Stockholm (2 instituts).
Dessau.
Swinemunde.
Duisbourg s. le Rhin.
Triest.
Eber.s\valde.
Turin.
Elberfeld.
Upsal.
Essen.
Utrecht.i
Flensbourg.
Voslau-Gainfarn.
Groningue.
Wiesbaden.
Gutergotz, près Berlin.
Wilhelmshohe.
Halle s. la Saale.
Zabrze (Silésie prussienne).
Hanovre.
Zwolle.^
Heidelberg.
Âbo.
Kiel.
Orebro.
En préparation.
Appareils isolés pour l'usage privé:
Alexandrie. Milan.
Barcelone. Nieder- Wallnf s. le Rhin.
Barmen. Nikolaïew.
Berchtesgaden. Paris.
Diisseldorf. Philadelphie.
Erfurt. Ramlœsa.
Gri'az. Riga.
G-reifswald. Saarbourg.
Lisbonne. château d. Skrivan (Bohême).
Meiningen. Trêves.
Stockholm possède actuellement deux instituts avec la totalité des appareils et deu.x avec un choix d'appareils; un de ces deux derniers a été fondé par le D"^ Zander tout spécialement pour le traitement de la scoliose.
De Boston et de San-Francisco des commandes ont été faites d'appareils pour des instituts complets.
Fabrication Les appareils Zander sont fabriqués exclusivement des appareils ^g^^is les ateliers de la Société anonyme Gôranssons Melca-
Zanaer.
mslca Vericstaa, à Stockholm. Le directeur de cette Société, M. E. Fe. Gôransson, ingénieur civil, se charge de la correspondance et met à la disposition du public tous les renseignements et conseils, techniques et économiques, intéressant la fondation d'instituts Zander. Pour empêcher les contrefacteurs éventuels des appareils Zander d'abuser du nom « Zander », ce nom est également protégé dans la plupart des pays civilisés.
Bibliographie. On trouvera une étude plus complète et plus détaillée de la gymnastique médico-mécanique Zander dans mon ouvrage publié eu 1893 en français — « La çiymnastique mëdico-mécanique Zander, Méthode, Importance, Application » — qui contient des rapports circonstanciés sur l'emploi et les indications de cette méthode en général.
D'' A. Levertin.
DU