‹ La gymnastique raisonnéeChapitre 27 sur 59 · DES · texte numérisé non relu

DES

COLLÈGES ET DES LYCÉES JUSQU’A l’AGE DE QUATORZE ANS.

Cette école a pour objet de dresser les enfants aux marches, aux mouvements d’ensemble et k la discipline, qui sont comme la clef de voûte de l’instruction mili* taire, aujourd’hui indispensable à tous. |

Calquée en quelque sorte sur la nouvelle théorie officielle, dans l’ordre spécial et avec les modifications qu’il nous a paru utile d’y introduire pour en rendre à la fois l’étude et l’enseignement plus faciles aux instructeurs civils, (instituteurs ou professeurs de gymnastique) , cette série trouvera également son application dans les réunions des sociétés de gymnastique, où elle pourra rendre, pensons-nous, d’utiles services.

Nous faisons, dès le début, former la division sur deux rangs, à cause du grand nombre d’élèves que les instituteurs et professeurs de gymnastique ont à faire manœuvrer simultanément, et de l’exiguité relative des

locaux dans lesquels se fait, le plus souvent, l’instruction.

Dans la théorie militaire la marche de front précède la marche de flanc, mais les mêmes raisons que nous venons d’énoncer touchant la formation immédiate de la division sur deux rangs, et l’expérience que nous avons faite de cet enseignement dans les écoles et dans les gymnases, nous ont démontré que, dans ces établissements, la marche par le flanc trouve beaucoup plus souvent son application. C’est pourquoi nons l’avons, dans notre travail, placée avant la marche de front, laissant du reste au professeur la latitude de commencer par cette dernière, si la configuration et les proportions du terrain le permettent.

Le professeur donnera l’explication de chaque mouvement en termes clairs, précis et dans un langage aussi correct que possible. Il faut que par sa tenue exemplaire, il impose à ses élèves le respect de sa personne en même temps que celui des principes qu’il démontre.

Il n’arrêtera pas trop longtemps ses disciples sur les mêmes mouvements, il leur tiendra compte, par dessus tout, de leur bonne volonté, mais il ne tolérera pas de marque d’inattention et réprimera avec sévérité toute conversation et toute plaisanterie dans les rangs.

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