OBSERVATION VIII
V... 24 ans. — Tuberculose à forme scléreuse et congestive. — Entré au sanatorium le 27 juillet 1902.
Lo ÆRexpiration et cage thoracique. — Le 24 février 1904, nous voyons le malade pour la première fois. Les mensurations nous donnent les résultats suivants avant tout début de traitement par la gymnastique respiratoire.
Périmètre thoracique horizontal... ..... 86 cm.
— oblique....... 96 cm.
Expansion thoracique................ o cm.
Capacité respiratoire........... US 41. 500.
Le type respiratoire du sujet est assez satisfaisant. Il manque simplement d'ampleur, surtout du côté du diaphragme. : Le 26 février, institution du traitement respiratoire. Marche très prudente, vu l'élément congestif qui caractérise Les lésions de ce
Le
n NUE NULS Al 7 ES QE
malade. Pas d'incidents jusqu’au 13 mai. À ce moment une légère
hémoptysie arrête le traitement que nous reprenons le 5 juin.
Au 13 mai, le malade faisait 100 respirations avec mouvements passifs par séance. Le 5 juin nous avons repris avec prudence et le malade n’effectue que 60 respirations avec mouvements le 7 juin.
Le 10 juin, de nouvelles mensurations du sujet nous donnent les résultats suivants :
Périmètre thoracique horizontal... 87 cm. 1/2. = oblique... 92cm.
Expansion thoracique... ......... 7 cm.
Capacité respiratoire... ....:...... 41. 800.
La respiration a toujours son type normal. Elle est plus ample et plus puissante.
2° Evolution des lésions et état général. — A l'entrée, en 1902; induration des deux sommets avec infiltration tuberculeuse assez étendue du reste du poumon. Tendances congestives. Plusieurs hémoptysies. Après une période d'amélioration notable, ce malade a fait en juin et juillet 1903 une poussée aiguë assez grave, à la suite de laquelle il a conservé plusieurs mois de la tachycardie et de la gêne respiratoire, due en partie aux tiraillements du tissu scléreux pulmonaire,
Puis amélioration de la respiration à la suite de marches et de respirations faites pendant la marche en montant.
10 février. — Quand on commence la gymnastique respiratoire, les périodes d'oppression sont moins fréquentes. La tachycardie est minime.
10 juin. — Les tiraillements thoraciques ont disparu. Le malade n’a plus d’oppression. Il se rend compte que sa respiration est plus libre, plus ample et plus profonde. Etat des lésions stationnaire.
Résultats. — Dans ce cas, la gymnastique respiratoire paraît avoir rendu au malade, sans amener d'accidents, un service signalé, en lui restituant une bonne respiration et en supprimant les tiraillements thoraciques douloureux.
LAGARDE l