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CHAPITRE PREMIER

Gymnastique respiratoire et Traitement de la Tuberculose pulmonaire.

L'idée d'appliquer la gymnastique respiratoire au trailement de la (uberculose pulmonaire n’est pas une conceplion nouvelle, et de nombreuses lentalives ont été faites dans ce but, à l'étranger surtout.

Cette question a élé très discutée à propos de l’organisation des sanaloria (1). Mais Les essais furent, en général, malheureux, et les hémoptysies, les quintes de toux, les accès fébriles, qui se produisaient à la suite des séances de gymnastique, jetèrent Le discrédil sur une méthode qui cependant paraîl rationnelle et physiologique.

Il semble, en effet, théoriquement, que si l’on peut arriver à-supprimer l'influence irrilante el phlegmasique de la gymnastique respiratoire sur la lésion tuberculeuse du poumon, l'organisme du malade ne peut retirer que des avantages de celle kinésithérapie spéciale.

M. Rosenraaz (2), dans une série d’articlestrès documentés, a faitneltement ressortir l’ulilité de cetteméthode dans de nombreuses affections, et particulièrement chez les

(1) Voir pour la discussion : Braucavon. Thèse de Paris, 1896, Traitement de la tuberculose pulmonaire dans les sanatoria, pp. 88 et 89.

(2) G. Rosenruaz, Journal de Physiothérapte (juillet etnovembre 1903) ; Annales des maladies de l’oreille,etc., 1904 ; Journal des praticiens, 1904.

adénoïdiens et dans la prétuberculose. Nous allons essayer ici, avant d'apporter le résultat de nos observations chez les bacillaires, de démontrer que la méthode de M. Rosenruaz n'est nullement en désaccord avec les règles qui régissent actuellement le régime hygiéno-diétélique du tuberculeux, c’est-à-dire : cure d'air, suralimentation, cure de repos.

1° Gymnastique respiratoire et Cure d'air. — Mais quel est le procédé qui, mieux que celui-ci, permellra au malade de profiter des effets bienfaisants de la cure! Donnez au tuberculeux de l'air pur, de l'air exempt de germes et riche en oxygène : il en profiteraévidemment, mais il en profilera moins qu'il ne devrait, car il ne sait pasrespirer. Outre la partie de son poumon que la tuberculose supprime à la respiration, les mauvaises habitudes respiratoires qu'il a acquises diminuent encore la quanté d'air qui pénèlre à chaque inspiration dans la cage thoracique.

Pour avoirune bonne respiration {et nous y reviendrons plus loin, à propos de notre lechnique), deux conditions doivent êlre remplies :

1° I faut que la respiration soil profonde et exclusivement nasale. La grande majorilé des auteurs qui se sont occupés de ce sujet insistent sur l'importance de la respiralion nasale. (Dazzy (1), Narier, Lermoyez, Knopr (2), RoseNTHAL (3), elec.) ;

2° I faut qu'à chaque inspiralion le {horax se développe dans les trois sens : en hauteur, en largeur, en épaisseur.

(1) Darzy, Dictionnaire Drcuausne, article Gymnastique.

(2) Kvorr, Bulletin of the John Hopkins Hospital, septembre 1901. (3) Rosenriar, loco citalo, et Presse médicale, 27 février 1904.

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