‹ La Gymnastique RespiratoireChapitre 4 sur 31 · AVE · texte numérisé non relu

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Chez le bacillaire ces deux conditions de la bonne respiration ne sont, pour ainsi dire, jamais remplies. On peut s’en rendre compte par la lecture de nos observations.

Nombreux, très nombreux sont ceux dont la respiration est uniquement buccale ou tout au moins bucconasale. L’insuffisance nasale est chose fréquente chez eux, et arriver à les faire respirer par le nez es! souvent fort difficile.

Quant au développement du thorax dans les trois sens pendant l'inspiration, nous ne l'avons constaté qu’exceptionnellement, etjamais avec son amplitude physiologique. Un des caractères qui nous a le plus frappé dans la respiration chez les tuberculeux a été l'insuffisance de la respiration diaphragmatique. Dans des cas assez nombreux, le {horax en inspiration paraissait aspirer les organes abdominaux, et le ventre se déprimait, au lieu d’être refoulé normalement par le diaphragme. L'immobilisation des parties supérieures du thorax, dans les régions avoisinant les sommets pulmonaires, est encore plus fréquente. On voit donc que les conditions de la bonne respiration sont loin d’être remplies, et, par conséquent, la cure d'air sera beaucoup moins profitable au malade quine saura pas l'utiliser.

Dans ses remarquables leçons sur la curabilité et le traitement de la tuberculose pulmonaire, le professeur Jaccoup (1), parlant de la cure d'altitude et de ses effets, s’exprimail ainsi :

« Par leur action fortifiante ‘et stimulante, par l'acti-

(1) Jaccou», Curabilité et traitement de la tuberculose pulmonaire (1881).

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