‹ La Gymnastique RespiratoireChapitre 7 sur 31 · FUI · texte numérisé non relu

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L'immobilisation passagère du thorax diminue les accès de toux, fait disparaîlre les vomissements, abaisse la température, calme les douleurs intercoslales. Ce procédé ne peut être employé chez les malades dont le champ respiraloire est très diminué. Il estnettement contre-indiqué chez les emphysémateux.

Au point de vue de l’évolution de la maladie, l’auteur se borne à constater qu'il n’a pas eu à enregister d'aggravalion des signes stéthoscopiques de la bacillose. De plus,

il repousse l'immobilisation dans la tuberculose pulmo-

naire au début.

M. BLocu, en 1898, dans une communication à la Société de biologie, un an avant la thèse de M. Caampion, allait plus loin que son élève, et après avoir sommairement relaté les améliorations des symptômes fonctionnels (toux, fièvre, vomissements), il s'exprimait en ces termes :

« L'auscultation enfin, après 15 jours d'immobilisalion, montre une notable diminution des ràles secs et humides. Le repos du poumon malade semble donc atténuer dans une cerlaine mesure les sécrélions morbides, ce qui explique l'action sédative sur Ia toux et ses conséquences (1").»

Puis l'auteur, se demandant de quelle façon agissait Pimmobilisation, tend à admettre l'hypothèse que le repos seul de l'organe malade est, par lui-même, un traitement.

En principe, nous sommes opposé à ce traitement qui veul agir sur le poumon comme l’on agit sur une articulation atteinte de tumeur blanche. Pour une coxalgie, le

(1) A, M. Brocu, Traitement adjuvant de la tuberculose pulmonaire par limmobilisation du côté malade du thorax, Comptes rendus de la Société de Biologie, 1898, page 489.

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repos des surfaces articulaires est le meilleur des antiphlogistiques, et nous sommes parlisan convaincu de l'immobilisation dans ce cas; mais le poumon a dans l'organisme un rôle autrement considérable et primordial qu'une articulalion. On peut vivre avec une jambe ankylosée. On meurt avec des poumons qui respirent mal, et le bacillaire est un malade qui respire mal du fait de ses lésions et du fait des mauvaises habiludes respiratoires prises. Restreindre encore le champ de son hémalose nous parait loul à fait illogique.

Du reste, l’immobilisation du thorax de MM. BLrocu et CHaupion ne s'adresse pas aux mêmes malades que ceux chez lesquels nous croyons aux bons effets de la gymnaslique respiratoire.

Leur méthode paraît avoir été proposée comme un traitement palliatif de certains symptômes, plulôt que comme untraitement devant agir sur l’évolution ullérieure de la maladie.

Ils ont pris des malades à symptômes fonctionnels graves. Ces malades au contraire ne paraissent pas jusliciables de notre méthode. C’est ce que nous allons voir en effet en traitant des indications et des contre-indica- Lions de la gymnastique respiraloire.

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