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CHAPITRE HI

Indications et Contre-indications de la Gymnastique respiratoire.

À priori, nous avons cru devoir considérer comme contre-indicalions à la gymnastique respiratoire, à peu près toutes les contre-indications des cures de stations minérales ou climatériques. Nous repoussons donc ce traitement pour les malades dont les lésions affectent une marche aiguë, rapide, les fébricitants, et, en un mot, les sujets n'ayant pas une lésion bien localisée au poumon, les sujets en état d'intoxication tuberculeuse retenüssant vivement sur l’étal général, les fuberculinisés, suivant le mot du professeur Dieucaroy (1). Nous laissons aussi de côté les phtisiques qui, avec des lésions pulmonaires étendues, présentent des manifestalions bacillaires du côlé d’autres appareils. Nous considérons comme une contre-indicalion, tout au moins temporaire, les poussées congeslives du côté de leur lésion, auxquelles sont sujets cerlains malades.

«Chronicité, apyrexie, lésions pulmonaires circonscrites, elles sont les conditions que doit réunir le tuberculeux pour êlre adressé à une station minérale et clima-

(1) Dieurarov, Manuel de pathologie interne, tome I,

role —

lérique avec des chances d'y améliorer son état général et son élat local (1). »

Nous en dirons aulant des conditions que doit réunir le tuberculeux pour êlre justiciable de la gymnastique respiraloire. Néanmoins, et par exception, on pourra essayer le traitement chez des malades à grosses lésions, pourvu que l’évolution de ces dernières soit très torpide.

Peut-être, en opérant avec une grande prudence, pourrail-on agir sur des tuberculeux à évolution aiguë ou subaiguë. Nous croyons, cependant, qu'il sera, dans la plupart de ces cas, plus prudent de s'abstenir.

Chez ces derniers sujets le traitement du sanatorium avec ses trois cures classiques d'air, de suralimentation et de repos, devra seul êlre institué pendant un certain temps. Peu à peu, sous cette influence, les lésions aiguës ou subaiguës deviendront torpides, leur évolution extensive s'arrêtera.

Alors, seulement, le moment sera venu de faire exécuter aux malades des mouvements de gymnastique respiratoire.

En résumé, nous estimons que, dans ces cas, on doit laisser refroidir la lésion avant d'agir.

Il est, en effet, une objection grave que l'on pourrait faire à notre méthode : Elle peut provoquer ; elle a provoqué entre les mains des anciens expérimentaleurs, des accès de toux, des hémoptysies. Elle à pu rendre une nouvelle activité à un foyer que l’on pensait sinon éteint, du moins sur le point de s’éteindre. Elle a pu réveiller des lésions torpides, ou précipiter la marche aiguë d'une tuberculose en pleine évolution.

(1) Lawanoue. Thèse de Paris, 1889.

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