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TROISIÈME PARTIE

Gymnastique Médicale et Orthopédique et Massage

La gymnastique médicale et orthopédique, qui est basée en grande partie sur la gymnastique pédagogique (i), est employée contre beaucoup de maladies, et de déviations ou de difformités.

Elle se compose de mouvements progressifs et l’on commence par les plus faciles qui sont des mouvements passifs, dispensant le malade de tout travail, de tout effort. Suivant l’état du malade et le résultat cherché, on utilise aussi les mouvements actifs. Ceux-ci sont divisés en mouvements actifs non opposants (appelés plus simplement, par abréviation, mouvements actifs) et en mouvements opposants ou avec résistance. Il s’agit là d’une résistance faite avec méthode par le médecin-gymnaste ou faite, sur ses indications, par le malade lui-même. Le médecin-gymnaste et le malade jouent alors le rôle de deux antagonistes — s’entendant bien pour arriver à un résultat utile. La résistance faite, tantôt par l’un, tantôt par l’autre, est destinée à accentuer progressivement, méthodiquement, l’effort voulu.

Nous reviendrons, d’ailleurs, sur ce sujet.

(i) La gymnastique médicale a été inventée après l’autre; mais à son tour elle a servi à perfectionner la gymnastique pédagogique.

Gymnastique médicale et orthopédique :

I : mouvements respiratoires ; Il et III: mouvements contre les déviations de la colonne vertébrale IV : mouvements pour l’extension de la nuque ; V et VI : mouvements destinés à faire reeuh les épaules et à faire rentrer les dos voûtés: extension de 1» colonne vertébrale; extensio

de la colonne vertébrale (mouvements passifs) et exercices respiratoires.

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A rinstitut central de gymnastique médical et orthopédique de Stockolm : salle réservée aux femmes.

Les mouvements de la gymnastique médicale et orthopédique sont souvent combinées avec le massage et le complètent.

Certains auteurs ont une tendance à ne vouloir qtie le massage, d’autres que le mouvement.

Or, tantôt il faut l’un, tantôt l’autre, tantôt tous les deux. Autrement dit, il faut distinguer selon les cas.

Bien longue serait la liste complète des maladies, et des déviations ou difformités que peuvent combattre utilement la gymnastique médicale et orthopédique et le massage, combinés ou non, suivant les cas.

Voici une liste déjà assez longue :

Maladies des muscles: contractures, rhumatismes, ruptures, contusions, atrophies, etc.

2° Maladies des articulations et des os : raideur, synovite, arthrite ou intlammation articulaire, hydarthrose, coxalgie ou hydropisie articulaire, rhumatisme articulaire, luxation, entorse, différents cas de fractures, certains cas d’ankylose, et quelques difformités comme le pied bot, le pied plat, etc.

3° Maladies des organes abdominaux : dyspepsie, catarrhes de l’estomac et des intestins, différentes dilatations, paresse des intestins, constipation, diarrhée, etc.

ài' Affections du système nerveux et leurs suites : anesthésie, hyperesthésie (ou sensibilité exagérée) différents cas de névralgies, chorée (troubles des mouvements), neurasthénie, paralysie, sciatique, hystérie, insomnie, différentes crampes nerveuses, comme la crampe d’écrivain, etc.

ji,

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5° Maladies de la circulation : myocardite (ou inflammation de la substance musculaire du cœur) ; dilatation du cœur, atrophie, affaiblissement des ♦

muscles cardiaques, hémorrhoïdes, etc.

6“ Maladies de la respiration : bronchite, asthme, emphysème, suites de pneumonie et de pleurésie, ■;

etc. I

7° Maladies constitutionnelles : anémie, scro- j

fuie, obésité, goutte, diabète, scorbut, néphrite, etc. I

8° Déviations de la colonne vertébrale : scoliose, |

dos voûté, dos cambré, etc.

9® Maladies spéciales aux femmes : fixations anormales et déplacement des organes, etc. ;

Telles sont les principales maladies et déviations où la gymnastique médicale et orthopédique et le '

massage peuvent donner d’excellents résultats. \

Ajoutons que le massage est contre-indiqué dans l’état fiévreux et dans les cas de phlébite, d’appendicite, de cancer et de plusieurs maladies où il V

risquerait de causer une lésion de l’organe attaqué. >

Du reste, ce n’est que sur l’avis du médecin, •

diagnostic fait par lui du genre de maladie, que l’on recourt au massage. Et, bien entendu, un malade ne doit s’adresser, pour le massage, qu’à un opérateur bien au courant de son art, ayant fait des études sérieuses, et ayant assez d’expérience |i

pour bien exécuter l’ordonnance du docteur. i,

Principales formes de Massage.

Par le massage on exécute une pression sur un riîuscle, un nerf, un organe. Partout où cette pression a lieu, le sang se renouvelle ; il est chassé et remplacé par du sang renouvelé.

Le massage, comme les mouvements passifs dont nous parlons plus loin, augmente la circulation du sang, sans effort de la personne traitée, chasse d’une façon centripète le sang vers le cœur et ouvre le chemin au sang artériel que le cœur lance de nouveau dans tout l’organisme.

Le travail du cœur se trouve de ce fait singulièrement facilité.

Il y a quatre manières principales de pratiquer le massage :

i“ Par effleurage ;

2“ Par frictions;

3° Par pétrissage ;

4° Par tapotement.

Et l’on pourrait subdiviser, dans chacune de ces catégories principales.

Parlons d’abord de l’effleurage.

Exécuté d’une façon centripète en poussant le sang vers le cœur, V effleurage sur les extrémités augmente la circulation, vide les veines à l’endroit massé, et, produisant l’effet d’une pompe aspirante, fait venir du sang renouvelé plus rapidement.

Exécuté de haut en bas, de chaque côté du cou, c’est un excellent moyen de décongestionner la tête.

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