‹ La gymnastique suédoiseChapitre 26 sur 26 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

LES JEXJX;

Dans les gymnases suédois, on pratique souvent à la fin d’une séance., soit comme distraction, soit comme exercice pouvant donner de la force aux poignets, le jeu dit « des bâtons ».

Les Bâtons. — ■ Il s’agit de petits bâtons, ronds l’un pour la main droite, l’autre pour la main gauche ; deux joueurs saisissent en même temps ces bâtons et cherchent mutuellement à se faire lâcher prise.

Il faut proportionner la force des joueurs et leur recommander de ne pas mettre de brusquerie dans ce jeu.

Signalons, entre autres, quelques jeux qui font faire beaucoup de mouvements aux enfants et qui les amusent.

La Corde. — La traction d’une forte corde, tirée en sens inverse par deux groupes d’enfants ou même de jeunes gens, d’hommes faits, est un jeu simple, exerçant beaucoup les muscles, — et bien connu en tous pays.

Le Cercle (i" genre de jeu). — ■ On trace sur la planche ou sur le sol un cercle plus ou moins grand, suivant le nombre des enfants. Ils se mettent dans ce cercle, et cherchent à s’en chasser les uns les autres, sans employer les mains, et en se poussant avec l’épaule et le haut du bras. Celui qui reste le dernier dans le cercle est le gagnant de la partie.

Le Cercle (2° genre de jeu). — Les enfants se mettent dans un cercle, d’où ils cherchent à se chasser ; mais cette fois ils emploient les mains.

Les Deux Camps. — On trace une raie de chaque côté de laquelle se rangent les enfants, divisés en deux groupes, en deux camps. De chaque côté, on cherche à entraîner dans son camp ceux de l’autre. Les enfants entraînés dans un camp prennent alors le parti de ceux qui les ont faits prisonniers. Ils cherchent donc à entraîner de leur côté leurs anciens camarades du camp opposé. La lutte continue jusqu’à ce que successivement tous les champions d’un camp aient été attirés dans l’autre.

Les Chaises. — On range en cercle un certain nombre de chaises ou d'autres sièges, en laissant un siège vide. Un enfant placé au milieu du cercle cherche à s'asseoir sur la chaise vidç ; mais dès qu’il fait mine de s’y asseoir, un des enfants assis sur les chaises voisines se déplace pour venir l’occuper. Les autres enfants se déplacent également, en évoluant 4ans le même sens, sans traverser le cercle, et en tâchant toujours que la chaise laissée vide ne puisse être occupée par l’enfant placé au milieu d’eux. Lorsque celui-ci réussit enfin à s’asseoir, l’enfant qui n’est pas parvenu à prendre la chaise, joue alors le rôle du précédent.

Ce jeu a le don d’amuser beaucoup les enfants.

La Poule et le Vautour. — Même remarque pour ce jeu. Le terrible vautour est représenté par un joueur, de même que la poule.

Rangés derrière la poule à la suite les uns des autres et en se tenant par la ceinture, d’autres joueurs sont dits poussins. Et le vautour cherche à s’emparer de l’un d’eux, en évoluant plus ou moins vite tantôt à droite, tantôt à gauche. La « poule » évolue également pour lui barrer toujours le chemin, autant que possible. Lorsque le vautour réussit à saisir un poussin, celui-ci ainsi que ceux qui sont derrière lui, sont déclarés prisonniers. Le jeu continue jusqu'à ce que la poule ait perdu tous ses poussins.

A en lire l’explication, ces jeux et beaucoup d’autres paraissent trop enfantins; mais ils font prendre un utile exercice, amusent les enfants... et parfois même de grandes personnes.

Note complémentaire sur l’histoire résumée de la gymnastique.

En parlant de la culture physique dans l’antiquité, c’est à dessein que nous n’avons pas employé le mot gymnase ; car il y a de si grandes différences entre les gymnases de la Grèce d’aul refois et les gymnases modernes, qu’il eût fallu à ce sujet de trop longues explications.

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