‹ La Gynécologie Dans les Écrits HippocratiquesChapitre 17 sur 71 · Maladies des femmes · texte numérisé non relu

Maladies des femmes

2. Nous croyons que les sources de la thérapeutique primitive sont au nombre de cinq: 1‘ l’iatromancie, par les réves, les oracles, et surtout les songes théophaniques, théorématiques ou allégoriques, faits par les malades au cours de leur sommeil (incubation) à l’intérieur des temples ; 2° l’application des fhéories magiques (Cf. Sédir, Plant. magiq., 1902; Médec. occulte, 1910) ; 3° l'instinct des malades, 4° l'observation des animaux (Voy. Pline (/.-N.) et Plutarque (Œuv. mor.)); 50 le hasard, cher à Trousseau (Conf. sur l'Empirisme, 1862).

Dans le cas particulier qui nous occupe, nous pensons que les caractères spéciaux de l’arsenal pharmaceutique doivent être attribués pour une part à l'imagination plus fantaisiste des

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Les 280 substances médicamenteuses que l'on a comptées dans les écrits hippocratiques sont ici représentées, en des formules variées à l'infini (1). Les trois

règnes de la nature sont mis à contribution : au rebours de la pratique moderne, les substances chimiques sont le plus rarement employées. Re

Les heureux thérapeutes de ce temps ne connaissent guère l'incertitude. Leurs efforts ont toujours un but bien défini, visant directement la cause du mal; car il faut « chercher la cause tout de suite pour diriger le traitement », et l'intensité des traitements se règle sur la force des maladies (rüv vosnuérov ràç duvduuas) (2). Suivant les cas, on traitera le corps entier : alors on déterminera le genre et la force de la « purgation » qui lui convient ; ou bien l’on s’occupera seulement de la matrice et de son orifice : « s’il est fermé, on l’ouvrira ; si elle est déviée, on la redressera ; si humide, on la dessèchera, et ainsi du reste, par le contraire (3). »

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