II. — L’hygiène et le régime de la malade sont à
femmes qui allaient rêver dans les temples, après une préparation impressionnante.
Cette pratique de l'incubation était extrêmement répandue, tant en Egypte, dans les temples de Sérapis, qu’en Grèce dans ceux d’Asclépios. Elle fut transmise intégralement aux Romains, et se perpétua même dans le Christianisme et l'Islam (Cf. Deubner, De incubatione, Lips., 1900. — Mary Hamilton : /ncubation or the cure of disease in pagan temples and christian -churches, London, 1906).
1. Nous ne connaissons cependant qu'une partie de la pharmacopée, le livre papuaxitte, consacré à la pharmacie, ayant été perdu. Nous rappelons à ce propos que les pharmaciens n’existaient pas encore, et que le médecin préparait lui-même les médicaments.
2 Mal. d fem., 1,17, 62
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chaque instant envisagés, et parfois réglés avec beaucoup de détails.
Les bains complets, les bains de vapeur, sont souvent ordonnés; avant et après chaque modalité du traitement local, la femme doit prendre un grand bain de propreté; si elle est trop fatiguée, elle peut se borner à laver abondamment les lombes et les parties sous-ombilicales.
L'exercice, les promenades à pied ou en voiture, sont mentionnés fréquemment, soit pour les réglementer, soit pour les interdire. s
Enfin, il est attribué une importance particulière au régime alimentaire : les conseils portent sur le nombre des repas, le choix et la quantité des aliments et des boissons. Dans plusieurs cas le régime lacté est prescrit (7).
III. — On agit sur l'extérieur du corps par des bains de vapeurs aromatiques, des bains de siège médicamenteux. Des affusions, des lotions chaudes ou froides, sont
faites sur diflérentes parties du corps, en se souvenant
que « le froid ne convient guère à l'utérus, ni au
siège » (2). Il est pratiqué des onctions (ëxakcigew) huileuses ou à base de graisse, des applications de parfums et de liniments (xaréygiorovy) (3). Auparavant, on doit
1. Mal. d. fem., II, 118. — La quantité est de six cotyles attiqnes (1 1.62); « on commence par deux, et on ajoute une cotyle chaque jour jusqu'à six, puis de là on revient peu à peu jusqu’à la dose du début ». Dans d’autres cas la femme prendra du lait de vache, en aussi grande quantité que possible, pendant quarante jours (Nat. d. L. fem., 38). Ilest précisé parfois que le lait doit être de vache noire, ou d’ânesse, ou de chèvre, ou de brebis. IL est aussi fait mention de cures « purgatives » (— de désintoxication} par le petit-lait.
2. Liquid., 6. — Des applications froides sont cependant employées dans les cas de métrorragies et de prolapsus utérins. (Mal. d. fem., NL, 112, 113, 143. — Nat. d.l. fem., 4, 5).