Mal. d.fem., I, 11, 13; I
L'an
Pour l'évacuation par le bas, on emploie plusieurs formules de purgatifs ils sont cholagogues, phlegmagogues, ou bien « légers, pour:amallir le ventre inférieur ». Il y a aussiles lavements (xA5£eiv rv xo:Aénv, xuzx rh Sony), dont la composition est parfois compliquée ; ils sont de huit cotyles attiques (2 1. 16) et sont pris, la malade étant couchée sur le côté (x).
Enfin les supposiloires sont, soit médicamenteux, à base de miel cuit, en forme de glands volumineux et allongés que l’on introduit dans le siège (2), soit simplement exonérateurs: chez les jeunes femmes, comme chez l'enfant, ils sont faits de « miel et laine non lavée » ; les femmes d’un certain âge utilisent un poireau, tremjé dans de l'huile ou du miel (3).
V. — Entrant dans la partie la plus intéressante de la thérapeutique gynécologique, nous commençons par l'étude succincte de la méthode la plus répandue: celle de l'application locale (xoésrerov). Les substances médicamenteuses, sous forme pâteuse ou solide, sont appliquées (rsoot:hivu) au niveau de l’orifice utérin ou des parties génitales, On a traduit ces mots par « pessaire » et « appliqué en pessaire », ce qui, à notre avis, est un contresens et un anachronisme (4); il ne s’agit là, ni d'objets déterminés (à plus forte raison d'objets se rap-
DA1bId 1130.
SOA) TE PER À TE do . 4. Gelse (De medicina, V, XXI) dit, 400 ans plus tard, que les Grecs appellent pessaire (re550ç) l'application intravaginale de substances médicamenteuses incorporées dans de la laine molle (molli lana). Mais ce mot n'était pas employé dans ce sens à l'époque hippocratique. Nous ne rencontrons teccôç qu'une fois, dans le Serment, à propos de moyens abortifs.
a en
prochant des pessaires acluels), ni même d'un mode particulier d'application médicamenteuse.
Des formules très nombreuses en sont éparpillées dans les quatre livres gynécologiques (tomes VII et VIII de l'édition Littré). Nous allons donner les grandes lignes de leurs indications, ce qui fera connaître en même temps les principaux buts de notre éminent the rapeule.
Il y a des applications : a) enmeénagogues ; b) émollientes (w%AGaxov), évacuant l’eau et le sable, assouplissant l’orifice utérin, et provoquant les règles si la suppression n'est pas ancienne (1); c) « purgaltives » ou mondificatrices (xaasrxov) : les unes sont âcres, irritantes, astringentes (ou,
srevovd), provoquant parfois des ulcères chez les femmes qui’
les emploient de leur propre chef (2), ou de la strangurie, si elles renferment des cantharides (3); les autres, au contraire, sont émollientes &atténuant la matrice et facilitant le redressement» (4); d)propres à favoriser la conception(5), ou pour explorer simplement la fécondité (des substances odorantes sont alors mises dans les parties génitales, et l'odeur en doit parvenir, au bout d’un temps plus ou moins long, dans la bouche ou au sommet de la tête) (6); e) aro-