RATES
quées à l’un ou l’autre bras, ou aux chevilles (1) :
; et les
ventouses (sixÿn = courge, ventouse), appliquées au-dessous des seins relevés, dans les cas de métrorrhagies ; une ventouse unique, mais très large, est placée: sur l'un ou l’autre sein pour arrêter les règles, sur la hanche après réduction d’un prolapsus utérin (2); enfin des ventouses scarifiées sont ordonnées dans les cas de môles (fibromes ?), sur les flancs et sur le ventre (3).
IV. — Le traitement interne, qui vise, soit le corps entier, soit plus spécialement l'utérus, a le plus souvent pour but l'évacuation, la « purgation » (xabdosioc). La prescription se fait habituellement sous forme liquide: potions, vins, décoctions, rarement émulsions et électuaires (ëxlexréy) ; parfois le médicament est enrobé dans des figues sèches, ou bien il est administré sous forme de repas.
Les vomissements (Eueros) sont fréquemment utilisés, soit dans le but de « purger la tête », soit pour faire remonter la matrice descendue ; le vomitif habituel consiste en un mélange d’eau de lentilles, miel et vinaigre (4).
1. Zbid., I, 97. — Stéril., 230, 243. — Une femme qui cesse de concevoir doit être saignée deux fois par an, aux bras et aux jambes (axd Tüy petpéwv xai T@v sxeléwv) (Superfét., 23). Par contre, il ne faut jamais saigner une femme enceinte, ce qui l’exposerait à avorler (Aphor., V, 31).
a. Mal. d. fém., I, 110, 144. — Aphor., V, 50. — Epidém, I, VI, 16.
3. Mal. d. fem., 1, 791. — Dans l'Antiquité, on employait fréquemment comme ventouses, non seulement des cornes de taureaux, mais aussi des courges (calebasses). De là le double sens du mot sixün. Cet usage s’est d’ailleurs perpétué dans la Grèce moderne (Cf. Lambros, mept oixvv xai txvbcews rapd rois aoyxlos, Athènes, 1895).