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strangurie passagère), vers le siège (la femme croit aller
à la selle), voire même vers les jambes et les pieds ! (1).
D'autres fois, exaspéré (&yonshüav) par le besoin de con-. ception, il manifeste son irritation par divers symp-
tômes, notamment du météorisme, du bruit, et des trou-
bles spasmodiques (2).
Outre les petits signes particuliers qui sont indiqués dans chacun des cas et permeltent le diagnostic, ces affections singulières présentent en commun les accidents de la maladie dite sacrée (rñs regñc voucov xoeouévns) ou « épilepsie » (voïsou ëxhnmret), avec tous ses actes messéants.
Au toucher (qui n’est ceriainement pas pratiqué par se médecin ! }» la matrice ne se montre pas en bon ordre
Poe. donne un moyen de Re. la suffoca-
1. Zbid., 1,9; 11, 123-126, 128, 130, 139, 150. (Nous omettons volontairement, ici comme en d’autres endroits, de citer les passages identiques contenus dans la Nature de la femme.)
2, Zbid., Il, 154. Il s’agit là sans doute du syndrome utérin accompagnant une métrite chronique; l’auteur remarque que la femme ne peut pas concevoir durant cette maladie.
Platon, dans ie Timée, considère aussi la matrice comme animal avidum generandi, et lui attribue les mêmes divagations lorsqu'elle n’est pas satisfaite : «elle se répand de tous côtés dans le corps, obstruant les conduits de l'air, arrêtant la respiration, jetant le corps dans les plus vives anxiétés et occasionnant toutes sortes de maladies », (Œuvres de Platon, trad. Aimé- Martin, Paris 1845, t. II, p. 673). Mais alors que le philosophe ne voit dans ces mouvements désordonnés qu'une sorte de névrose de l'organe affolé par le besoin de conception, le médecin, plus précis et matérialiste, en fait surtout la conséquence de lois physiques.
Pour les rapports existant entre la Médecine et la Philosophie grecques, cf. Fr. Hübotter, 3000 Jahre Medizin... Berlin 1920,
p. 28 sq.