‹ La Gynécologie Dans les Écrits HippocratiquesChapitre 36 sur 71 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

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gus ou chroniques, rationnels, s'accompagnant d'une symptomatologie surtout locale. Les premiers sont manifestement imaginaires, et les seconds réels, ou du moins eraisemblables : mais les Hippocratiques ne voyaient pas celte différence ; s'ils avaient pratiqué euxmêmes le toucher, et surtout l'exploration bimanuelle, ils n’auraient pas commis cette erreur.

III. — Il arrive que la matrice, vide et légère, trouvaut d'autre part dans un abdomen amaigri un champ d’évolutions sans obstacles, se jette sur le joie, organe éminemment humide, où elle poinpe le liquide dont elle a besoin ; ce faisant, elle cause une suffocation subite : « le blane des yeux se renverse, la femme devient froide, et quelquefois livide ; elle grince des dents, la salive afflue à la bouche, et elle ressemble aux épileptiques ». Si la matrice reste longtemps collée au foie, la femme peut mourir étouffée. Mais habituellement l’organe chargé d'humeur retourne à sa place en produisant un gargouillement. Ce déplacement n’est pas considéré comme illusoire, car, outre le traitement médicamenteux, il est recommandé de détacher doucement du, foie, avec la main, la tumeur que l’on ramène ensuite vers le bas, et de serrer les hypocondres avec un bandage de corps (1).

Mais là ne se bornent pas les excursions de l'utérus en folie, qui peut aller se fixer dans toutes les parties du corps, en occasionnant des troubles variés. Cest ainsi qu'il se porte à la téte, au cœur, aux hypocondres, au côté (mhevodv), aux flancs (xevewv), aux lombes, aux hanches, contre le col de la vessie (déterminant une

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