‹ La Gynécologie Dans les Écrits HippocratiquesChapitre 5 sur 71 · PIC IST · texte numérisé non relu

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II. — L'utérus (1) est nommé beaucoup plus souvent au pluriel (ai pitoat, ai borépat) qu’au singulier (ñ pâton, à boréon) (2) : caril est double (augéreçur ai pirpu = les deux matrices) (3), formé de deux moiliés symétriques, propres à recevoir chacune un embryon, et appelées cornes (xéous) (4) ou sinus (xékrous) (5). Cette représentation provient de l’examen comparé des matrices de divers animaux : « les animaux qui ont beaucoup de petits ont des sinus plus nombreux (syvot — plures (Foës)) que ceux qui en ont peu... » (6). Mais ces deux cavités, placées l'une à côté de l’autre et communiquant largement entre elles, ne sont pas identiques : l'endroit le plus chaud et le plus résistant est à droite; c'est là que se développe de préférence le fœtus mâle, tandis que le fœtus femelle est plutôt à gauche (5).

Le terme de cotylédons (ai xorvAnîdves — cavités, creux) (8) pourrait aussi, en le prenant dans son sens littéral, être considéré comme désignant la double cavité utérine. Mais ils sont interprétés classiquement comme

1. Nous citons par mémoire une étude de Natvig H. (de Bergen): Die Kenntnis des menschlichen Uterus bei den Hippokratikern (Zeitschrift für Geburtshülfe und Gynækologie, 57 B., Stuttgart, 1906), où l’auteur s'est contenté d'enregistrer les erreurs de ses devanciers, pour en tirer des conclusions Se dentes.

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