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bien portantes « parce que le mois a une influence propre sur le corps ». En eftet les mois diffèrent beaucoup entre eux quant au froid et au chaud, et ces variations sont ressenties dâvantage par le corps de la femme, qui est plus humide que celui de l'homme ; le sang est soumis à une agilalion (ñ tasay4) périodique : ainsi troublé, il remplit les veines, et il s’en écoule une portion ; celte évacuation est nécessaire pour que la femme devienne enceinte (1). Se ba
Le flux menstruel arrive à la matrice par des veines provenant de la tête : ce sont les mêmes qui, chez l'homme, se rendent à la verge et véhiculent le sperme (2). Habituellement, le flux s'opère dans une seule moitié de l'organe, qui reste béante, et propre à la fécondation ; siles deux côtés s'ouvrent simultanément, il peuten résulter une grossesse gémellaire (3).
1. Nat. de l’enf., 15. — Fœt. de 7 m., 9. — Ne connaissant ni les ovaires, ni les phénomènes de l'ovulation, on n’attribue au flux menstruel qu'un rôle accessoire dans la fécondation: il prépare le terrain. Pour les Hippocratiques, la femme a, comme l'homme, une « éjaculation fournie par le corps » (Webfer «xd vod soparos), mais qui reste dans la matrice (à moins que celle-ci ne soit béante contre nature). Le sperme de l’homme, tombant
dans l’utérus, vient se mélanger à celui qui provient de la femme (ro pebremevoy aTd TS yovarxdc), éteignant en même temps chez
* celle-ci la chaleur et le plaisir. Il n’y a pas de différence entre
la semence de l’homme et celle de la femme ; elles contiennent toutes deux les éléments mâle et femelle (rù 6ñhu oméoua (ou y0vOs) xat To &osev). La femme sait, après le coït, sila fécondation n’a pas eu lieu ; dans ce cas elle peut faire tomber facilement au dehors la semence provenant des deux individus (ÿ yovn a
apo0TÉpwv) (Génér.., 4-6).
Aristote nie au contraire énergiquement que la femme fournisse de la semence au cours de l'acte vénérien (De gener. anim., I, 20).
2, Génér., 2. “=