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Ecoutons la description de l’auteur allemand :
« En première ligne, on est frappé de la condensation de l'arc d’Adams; la masse compacte de l'os a atteint à ce niveau l'épaisseur considérable de un millimètre et demi; celte épaisseur est maxima à l'union du corps avec le col, puis elle décroît brusquement en dedans pour se résoudre, vers le rebord cartilagineux inférieur de la tête, en une travée osseuse unique, à l'inverse de ce qui se passe sur les os normaux où le tissu compact se fond insensiblement avec le tissu spongieux. Cet épaisissement de l’arc doit être considéré comme l’expression de la surcharge, qui résulte pour l’os des modifications survenues dans sa forme.
« De ce tissu compact émane ensuite, au niveau de son point culminant, un système de travées rayonnant séparément en haut et en dedans, système qui se distingue de l’état normal en ce que les travées considérées en elles-mêmes sont d’une épaisseur plus considérable, et que d’autre part elles sont séparées les unes des autres par des intervalles plus grands. Ceci résulte d2 ce fait que, par suite de l’allongement considérable de la circonférence supérieure du col, les travées doivent se répartir sur une surface plus grande. Une différence plus profonde encore entre notre os et l’os normal se trouve dans la situation occupée par les travées les plus développées ; dans notre pièce, ces travées se dirigent vers le segment supérieur du col, à un endroit où celui-ci est, partie recouvert par l’épiphyse, partie libre d’elle. Quant à
AE
la partie inféro-interne du col, où siège aussi norma-
lement un tissu spongieux serré, elle est ici occupée
par un système de travées légères.
« Cette répartition différente du tissu résistant et du tissu léger répond absolument au rôle qui leur sera imposé par la charge. Normalement, la charge agit avant tout sur la circonférence supérieure de la tête, et se transmet de là obliquement en bas et en dehors (la diaphyse étant supposée verticale) au tissu compact de l’arc d'Adams, par l'intermédiaire du tissu spon-
gieux de la tête el du segment inférieur du coi. Dans:
notre cas, en revanche, ce segment inférieur äu col ne subit pas la charge, pendant que le segment supérieur, devenu intra-acétabulaire, tombe sous lempire de la plus grande pression. »
Les mêmes dispositions sont mentionnées par
LAUENSTEIN et par SCHULTZ.
20 STRUCTURE HISTOLOGIQUE. — Au point de vue histologique, nous dirons pea de choses.
Les deux préparations de LAUENSTEIN, qui présentaient, au dire de cet auteur, des altérationsrachi-
tiques nettes {épaisissement des lignes d’ossification —
élargissement des cavités médullaires — îlots cartilagineux inclus dans le tissu spongieux à proximitédes cartilages épiphysaires), appartiennent à un enfant de six ans. Il s'agissait donc d’une déformation du col survenue sous l'influence du rachitisme ; elle sort absolument du cadre de notre sujet.
SCHULTZ a trouvé les deux tiers internes de la:
tête occupés par du tissu spongieux, et au contraire un tissu compact, dur comme l’ivoire, dans le reste de
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