L'OSTEO-ARTHRITE DE LA HANCHE BOTE
Nous avons vu quelles modifications apportait la déformation du col dans les rapports entre les surfaces articulaires de la tête et du cotyle; tandis qu’en haut la partie interne du col devient intra-acétabulaire, nous voyons la partie inférieure du revêtement cartilagineux de la tête perdre ses rapports de contiguité avec la margelle cartilagineuse de l'os des île*.
Or, « toutes les fois que deux portions osseuses « viennent pathologiquement en contact l’une de
-« l’autre, il se fait aux points des surfaces soumis
« à une forte pression, un revêtement fibro-cartilagi- « neux, une sorte de néarthrose rudimentaire. Là, au « contraire, où des os normalement en contact s’aban- « donnent, le cartilage s’altère et subit une régres- «sion aux points devenus libres ». (TOUBERT.) Ainsi s’installe une véritable ostéo-arthrite. Elle a
ne
été décrite, dans le pied plat valgus douloureux, par STROMEYER (DE HANOVRE), BONNET, GOSSELIN,
HUETER, LORENZ (DE VIENNE), et par M. le Profes-
seur OLLIER,; les découvertes de ces auteurs sont consignées dans deux thèses inspirées par M. le Professeur agrégé JABOULAY, celles de M. TOUBERT, professeur agrégé au Val-de-Grâce, et de M. TER- RASSE, médecin-major de l’armée.
À la hanche, elle ne nous est guère connue que par les symptômes douloureux et par les contractures qu’elle entraîne; les pièces anatomiques demeurent jusqu’à présent trop peu nombreuses. Cependant, si nous les examinons à ce point de vue, nous pouvons y déceler des indices de cette ostéo-arthrite.
‘: KOCHER y fait allusion sans y insister : « dans les points où, par suite de l'attitude vicieuse, le frottement est forcément moindre, le cartilage articulaire « est flétri et comme ridé ».
Voilà pour la régression du cartilage.
Quant à l’irritation du périoste, elle tend à former du tissu fibreux où du cartilage. Dans le premier cas
se constituent de véritables apophyses (remparts pé-
riostiques de LOREN?Z), qui barrent le mouvement de gissement des surfaces articulaires, et favorisent l’ankylose. SUDECK (DE HAMBOURG) a décrit sur le bord supérieur du col une crête d’épaississement qui semble répondre à ce but.
Ailleurs, l’évolution est plus heureuse: ce sont de véritables surfaces articulaires néoformées:; nous assistons ainsi à un processus d’adaplation. La préparation de MULLER en est un exemple.
nt Lil ti chiottes Laits de
balle at 5 SACS NEC de dde dE D) de À C
me
PME Ce
Normalement, en effet, à la période de croissance, le cartilage diaépiphysaire de la tête figure un disque à peu près plan, normal à l’axe du col, et dont le pourtour tombe par conséquent à angle droit sur le cartilage d’encroûtement de la tête. Dans le cas de MULLER, cette surface représentait une calotte elliptique, dont les extrémités venaient se fondre insensibiement avec le cartilage et en augmentaient l'étendue.