‹ La Hanche Bote: et son Ostéo-ArthriteChapitre 24 sur 57 · INFLUENCE DU TRAUMATISME · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU TRAUMATISME

Le plus souvent, nous le savons, affection se développe insidieusement et sans cause appréciable; mais, dans quelques cas, nous voyons les malades en rapporter le début à un trauma léger, faux pas ou choc direct, lequel n’a pas arrêté le malade dans ses occupations, mais a provoqué l'apparition des douleurs.

Que penser de ces faits?

Tantôt le trauma a été absolument insignifiant, et on peut mettre en doute son influence étiologique, surtout connaissant la tendance marquée des malades à trouver toujours une explication à leur maladie. HOFMEISTER, qui fait lui-même cette remarque, admet cependant que « par quelque lésion mécanique, « une prédispositiou locale pourrait être créée pour « l’évolution du processus hypothétique (le rachitisme « tardif) ». Cette prédispositien est bien hypothétique elle-même; d’ailleurs, si l’on soumet ces malades à un interrogaloire serré, on parvient le plus souvent à leur faire déclarer eux-mêmes qu’ils avaient déjà ressenti auparavant quelques douleurs ; dans ces conditions, le problème s’éclaire singulièrement ; le choc est venu surprendre des surfaces articulaires déjà en voie d’irritation du fait des frottements anormaux, et il n’a fait que déceler, en l’aggravant, cette irritation latente.

- Exemples : 1° Le collégien de LEUSSER (de MC- NICH). qui d’ailleurs était rachitique ; 2° le malade &e BORCHARD (de POSEN). Ce dernier cas présente même une particularité intéressante : le choc avait

porté directement sur la hanche saine, et n’y avait occasionné qu’une gène vague et éphémère, attribuable à la simple contusion des parties molles, tandis que du côté opposé, s'était développé le syndrome de la hanche bote. BORCHARD interprète ce fait comme une présomption en faveur d’une atteinte antérieure de cette articulation, car, pour expliquer que le trauma se Soit répercuté si manifestement sur elle, il faut admettre qu’elle ait été fixée en quelque sorte par la contraction vigilante des muscles de la région, au moment où le bassin est venu la choquer.

Lorsque le traumatisme a été plus considérable, l'interprétation devient plus difficile; en effet, on se trouve en présence d’adolescents, qui font un faux pas ou subissent une violence directe sur la hanche; une douleur brusque survient, qui nécessite leur iransport à l’hôpital ; la marche redevient possible après quelques jours, mais une certaine gêne fonctionnelle persiste,et une déformation se constitue progressivement,

Ne pourrait-on pas avec une certaine vraisemblance admettre dans ces cas un décollement épiphysaire qui, par sa bénignité même, aurait voué le fémur à une déformation secondaire, grâce à la récupération rapide de la fonclion et à la mise en jeu des forces incurvatrices.

SPRENGEL (de BRUNSWICK) a, dans trois cas, démontré l’exactitude de cette hypothèse,grâce à l’examen radiograplhique ; néanmoins, il faut lui reprocher d'avoir voulu créer, à cette occasion, un groupe nouveau, la coœa vara lraumalique, alors que le diagaos-

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