‹ La Hanche Bote: et son Ostéo-ArthriteChapitre 28 sur 57 · I. THÉORIE DU RACHITISME TARDIF (MULLER · texte numérisé non relu

I. THÉORIE DU RACHITISME TARDIF (MULLER

HOFMEISTER). — Ces auteurs adoptent ici simplement les idées de MIKULICZ (de BRESLAU) sur le genu valgum. | « MIKULICZ, en plus de la surcharge, a admis comme nécessaire, pour la pathogénie du genu val-

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« gum, une diminution de la résistance osseuse, et il « a démontré anatomiquement l'existence d’un pro- « cessus qu’il considère comme analogue au rachi- « tisme infantile. Nous pouvons donc bien accepter « aussi cette solution pour la coxa vara, car, si une « surcharge était en état par elle seule de déformer « le col du fémur, nous devrions voir la coxa vara « beaucoup plus fréquente que le genu valgum, étant « donné ie point d'application extraordinairement fa- « vorable que trouve dans le col la force déformante, « Si nous admeltons au contraire l’existence d’un processus irritatif de la zône juxta-épiphysaire, la « fréquence plas grande du genu valgum s’explique « aisèment par ce fait qu’un processus de ce, genre atteint, avec prédilection, le point du tissu où l’ac-

« tivité est maxima, et ce point est pour le fémur son « épiphyse inférieure, » (HOFMEISTER).

Or, jusqu’à nouvel ordre, le rachitisme tardif est plus une hypothèse qu’une réalité. Il est né des re- * cherches microscopiques de MIKULICZ sur le genu valgum et a été accrédité en France grâce à M. le Professeur OLLIER ; mais, otre que le résultat de ces examens histologiques n’est pas démonstratif, d'autre part ce tableau ‘clinique ne rappelle en rien celui du rachitisme infantile. à

Les déformations osseuses ne ressemblent pas à celles du rachitisme infantile. Il est rare, en effet, de les voir se généraliser. Et même alors les malades présentent le plus souvent dans leurs antécédents quelque accident infectieux, une scarlatine, des rougeoles, une bronchite grave et longue, en sorte que l’on peut, pour expliquer le gonflement des épiphyses, l’épaississement des diaphyses, incriminer une infection osseuse atténuée, sorte de pseudo-rhumatisme osseux n’aboutissant pas à la suppuralion.

En ce qui concerne les déformations localisées qui nous intéressent, comment y retrouver le cachet du rachitisme ? Peut-être, dans certains cas, lerachitisme peut-il, après une phase active répondant à l’enfance, ne pas s’éteindre absolument, se prolonger en quelque sorte, à l’état latent, jusqu’à ladolescence, et à ce moment la hanche se déformer du fait des facteurs étiologiques nouveaux qui entrent en jeu; c'était évidemment le cas du malade de LEUSSER (obs III); mais alors la déformation est symptomatique de ce rachitisme prolongé, et voilà tout ; l’'anamnèse suffit à

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