‹ La Hanche Bote: et son Ostéo-ArthriteChapitre 46 sur 57 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

(IVe de Hofmeister, Beitrage zur Klinischen Chirurgie) 189%

Antoine Ulmer, 11 ans, de Rottenbourg. Depuis un an, douleurs dans la hanche droite avec irradiations dans le genou. En janvier 1894, il est admis à la clinique avec le diagnostic de coxalgie; mais, comme on ne trouve pas de signes objectifs

probants, on le fait sortir en l’invitant à venir se montrer plus

tard.

Nouvel examen en février 1894 :

Il y aurait eu depuis la sortie une certaine amélioration. Cependant, la marche accélérée provoque encore des douleurs,

et le malade ne peut pas courir aussi vite que ses camarades ;

la marche normale elle-même ne doit pas dépasser une demiheure à une heure.

Etat actuel : Constitution faible. Boiterie très prononcée à droite. Au repos, le membre est tourné en dehors; si l’on provoque la rotation interne maxima, il persiste encore un angle

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de rotation externe de 159; au contraire, la rotation externe n’est pas limitée et à peu près égale des deux côtés.

Abduction trèslimitée ; en effet, à droite — 410.

à gauche — 600.

Légère contracture en flexion (= 100), avec lordose lombaire compensatrice; mouvement de flexion limité à droite ; néanmoins, combiné à une forte rotation externe, il atteint l’angle droit. is

Les mouvements se font librement dans les limites indiquées, . une fois la contracture museulaire vaincue.

Légère atrophie à droite :

Circonférence de la cuisse : à droite —32 c/m 5; à gauche — 35 centimètres.

Saillie du grand trochanter et ascension de 2 centimètres au-dessus de la ligne Nélaton-Roser :

Distance Ep. il. ant.-sup. — Mall. ext. : à droite = 78 cent; à gauche — 72 centimètres.

OBSERVATION V (VIs de HOFMEISTER, loc. cit.)

Frédéric Lamparter, 49 ans. Premier séjour à la Clinique, en 1861, à l’âge de 16 ans : >

Rougeole à 9 ans.

S’est toujours servi de ses jambes comme les autres enfants, jusqu’à 1l y à quatre ans, où il remarqua des douleurs dans les deux hanches, avec gêne des mouvements. D’après lui, ces douleurs survenaient au début après un refroidissement ou un effort violent; quelques jours de repos suflisaient à les dissiper. Mais, depuis trois ans, elles sont devenues constantes, en même temps que les membres se sont tournés en dehors et se sont amaioris.

Jeune homme grand et sveltè, bien musclé; bon état général, Refroidissement des extrémités inférieures. Légère atrophie des cuisses.

Dans la marche, le malade vacille d’une jambe sur l’autre, et se hanche à chaque pas du côté correspondant au membre qui se porte en avant, en sorte que les articulations semeuvent très peu. Normalement, les pieds sont en rotation externe; mais

CRT, Les

lorsque le malade le veut, les rotules et les orteils regardent en arriére. Dans la rotation interne maxima, il persiste un angle

de rotation externe de 500 à droite, 450 à gauche,

Flexion libre combinée à la rotation externe.

Adduction libre ; abduction = 15.

Dans la marche, douleurs dans la hanche avec irradiations au genou.

Aucun signe d’inflammation.

Pas de douleur à la pression, le long des apophyses épineuses.

Diagnostic « deformitas coxæ utriusque ».

Deuxième examen, mars 1894 :

Le malade ressent toujours des douleurs de temps en temps; il ne peut marcher longtemps, ni suivre ses compagnons.

Circonférence de la cuisse : à droite — 42c.; à gauche — 44 centimètres.

Ep. ant.-sup. — Mall. ext. : à droite — 92 c.; à gauche — 92 c/m 5.

Gr. troch. — Mall. ext. : à droite — 90 c. ; à gauche — 90 c.

OBSERVATION VI (XL de Hofmeister, loc. cit }

Georges Glaunzinger, 20 ans, autrefois meunier, actuellement garcon d'hôtel.

A l’âge de 14 ans, il ressentit pour la première fois des douleurs dans la hanche gauche, à la suite d’une pneumonie soi-

disant ; mais il continua son travail. Le 8 décembre 1889 (à

l’âge de 16 ans), il glissa sur un sol uni, et tomba assis sur sa jambe droite engagée sous lui. On dut le transporter et le coucher.

Le 10 décembre, entrée à la clinique; diagnostic : décollement épiphysaire à gauche; traitement: extension permanente,

Le 17 janvier, le malade sort; il peut marcher sans soutien, mais conserve une attitude vicieuse en rotation externe et présente un certain degré de raideur dans Ia hanche atteinte.

En août 1890, surviennent sans cause appréciable des douleurs dans la hanche droite, jusqu'alors saine; ces douleurs

augmentent d'intensité à la suite des efforts ; néanmoins le malade continue son travail jusqu’au 8 jrillet 1891.

Le 13 juillet, entrée à l'hôpital.

Le 10 août le malade sort, débarrassé de ses douleurs.

Nouvel examen en décembre 1893 : démarche en canard ; flexion possible à condition d’être combinée à la rotation externe ; aussi le malade ne peut pas s’asseoir les jambes l’une contre l’autre; saillie des trochanters ; ascension de 7 centimetres à droite, de 4 1/2 à gauche.

Le malade se livre à tous les travaux ; ce n’est qu’à l’occasion d’une course exagérée qu’il lui arrive de ressentir le lendemain quelques douleurs dans la hanche. Il se baisse avec peine. :

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