JULIE
(Chez Paul, avant dîner, vers le3 six heures. La conversation a tourné à Fintime. Les deux amis en sont aux demiconfidences.)
Raymond. — Ah ! on a raison de dire que ça n'est pas aisé d'avoir une maîtresse un peu convenable et gentille. «
Paul. — Oui, une femme qui ne soit pas trop au-dessous de celles qui ne sont pas galantes..
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Raymond. — Très difficile... Je J'ai éprouvé pendant bien longtemps... Je quittais, je reprenais, je requittais.
Paul. — L'amour à tâtons... Je connais ça... J'en ai été malade.
Raymond. — Heureusement. J'ai fini par trouver.
Paul. — Le loyer n'est pas trop cher ?
Raymond. — Raisonnable.
Paul. — La créature est jolie ?
Raymond. — Très mignonne, mais on ne se retourne pas.
Paul. — Intelligente ?
Raymond. — Je lui ai plu tout de suite.
Paul. — Du premier coup ?
Raymond. — Ah! c'est une drôle de fillette, je t'assure, et pas banale.
Paul. — Je la vois d'ici.
Raymond. — D'abord, des yeux...
Paul. — Ne me la détaille pas, je te dis que jo la vois... Elles sont comme ça douze mille à Paris