‹ La hauteChapitre 11 sur 22 · JULIE · texte numérisé non relu

JULIE

(Chez Paul, avant dîner, vers le3 six heures. La conversation a tourné à Fintime. Les deux amis en sont aux demiconfidences.)

Raymond. — Ah ! on a raison de dire que ça n'est pas aisé d'avoir une maîtresse un peu convenable et gentille. «

Paul. — Oui, une femme qui ne soit pas trop au-dessous de celles qui ne sont pas galantes..

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Raymond. — Très difficile... Je J'ai éprouvé pendant bien longtemps... Je quittais, je reprenais, je requittais.

Paul. — L'amour à tâtons... Je connais ça... J'en ai été malade.

Raymond. — Heureusement. J'ai fini par trouver.

Paul. — Le loyer n'est pas trop cher ?

Raymond. — Raisonnable.

Paul. — La créature est jolie ?

Raymond. — Très mignonne, mais on ne se retourne pas.

Paul. — Intelligente ?

Raymond. — Je lui ai plu tout de suite.

Paul. — Du premier coup ?

Raymond. — Ah! c'est une drôle de fillette, je t'assure, et pas banale.

Paul. — Je la vois d'ici.

Raymond. — D'abord, des yeux...

Paul. — Ne me la détaille pas, je te dis que jo la vois... Elles sont comme ça douze mille à Paris

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