‹ La Henriade, le poëme de Fontenoy; avec les divers morceaux composésChapitre 31 sur 113 · Art poétique, chant III, vers · texte numérisé non relu

Art poétique, chant III, vers

ixii IDEE DE LÀ HENRIADE.

seul usage qu'ils doivent faire de ces louanges, c'est d'en mériter de pareilles.

Si l'on a, dans cette nouvelle édition*, retranché quelques vers * qui contenaient des vérités dures contre les papes qui ont autrefois déshonoré le saint-siége par leurs crimes, ce n'est pas qu'on fasse a la cour de Rome l'affront de penser qu'elle veuille rendre respectable la mémoire de ces mauvais pontifes : les Français qui condamnent les méchancetés de Louis Xï et de Catherine de Médicis peuvent parler sans doute avec horreur d'Alexandr VL Mais l'auteur a élagué ce morceau, uniquement parce qu'il était trop long, et qu'il y avait des vers dont il n'était pas content.

C'est dans cette seule vue qu'il a mis beaucoup de noms à la place de ceux qui se trouvent dans les premières éditions, selon qu'il les a trouvés plus convenables à son sujet, ou que les noms mêmes lui ont paru plus sonores. La, seule politique dans un poëme doit être de faire de bons vers. On a retranché la mort d'un jeune Boufflers, qu'on supposait tué par Henri IV ®, parce que, dans cette circonstance, la mort de ce jeune homme semblait rendre Henri IV un peu odieux, sans le rendre plus grand. On a fait passer DupJessis-Mornai en Angleterre auprès de la reine Elisabeth, parce qu'effectivement il y fut envoyé , et qu'on s'y ressouvient encore de sa négociation. On s'est servi de ce même Duplessis-Mornai dans le reste du poëme, parce qu'ayant joué le rôle de confident du roi dans le premier chant, il eût été ridicule qu'un autre prît sa place dans les chants suivants; de 'ïiême qu'il serait impertinent dans une tragédie ( dans

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