Voyez les Variantes et Imitations du Chant IV, vers
IDÉE DE LA. H'ENRIADE. Lxni
Bérénice, par exemple], que Titus se confiât à Paulin au premier acte, et à un autre au cinquième. Si quelques personnes veulent donner des interprétations malignes à ces changements S l'auteur ne doit point s'en inquiéter : il sait que quiconque écrit est fait pour essuyer les traits de la malice.
Le point le plus important est la religion, qui fait en grande partie le sujet du poëme, et qui en est le seul dénoûment.
L'auteur se flatte de s'être expliqué en beaucoup d'endroits avec une précision rigoureuse, qui ne peut donner aucune prise à la censure. Tel est, par exemple, ce morceau sur la Trinité,
La puissance, i'amour, avec l'intelligence, Unis et divisés, composent son essence*;
et celui-ci :
Il reconnaît l'Église ici-bas combattue,
L'Église toujours une, et partout étendue,
Libre, mais sous un chef, adorant en tout lieu
Dans le bonheur des saints la grandeur de son Dieu;
Le Christ, de nos péchés victime renaissante,
De ses élus chéris nourriture vivante,
Descend sur les autels à ses yeux éperdus,
Et lui découvre un Dieu sous un pain qui n'est plus».
Si l'on n'a pu s'exprimer partout avec cette exactitude Ihéologique , le lecteur raisonnable y doit suppléer. 11 y
1. Voyez dans les Variantes et Imitations du chant T, vers 149, une note des éditeurs de Kehl sur les raisons trèsjustes et très-graves qui motivèrent la substitution du personnage de Mornai à celui de SuUi.