‹ La Henriade, le poëme de Fontenoy; avec les divers morceaux composésChapitre 45 sur 113 · Le 8 juin 1590. — R · texte numérisé non relu

Le 8 juin 1590. — R

2. Nouvelle Histoire de France, dejnm le commencement de la monarchie jusques à la mort de Louis XIII. Paris, 1718, 2 vol. in-folioréimprimée l'année suivante en 8 volumes in-l2. C'est à caue de ce denuer format que Voltaire la nomme petiu. — fi.

des seize quartiers de Paris qu'ils gouvernaient par leurs intelligences et leurs émissaires. Ils avaient mis d'abord à leur tête seize des plus factieux de leur corps. Les principaux étaient Bussi-Le-Glerc, gouverneur de la Bastille, ci-devant maître en fait d'armes; La Bruyère, lieutenant particulier; le commissaire Louchard ; Emmonot et Morin, procureurs; Oudinet Passart, et surtout Senault, commis au greffe du parlement homme de beaucoup d'esprit, qui le premier développa cette question, obscure et dangereuse, du pouvoir qu'une nation peut avoir sur son roi. Je dirai en passant que Senault était père du P. J.~F. Senault, cet homme éloquent, qui est mort général des prêtres de l'Oratoire en France. (1730 et 1741.)

il. Les Seize furent longtemps indépendants du duc de

Mayenne. L'un d'eux, nommé Normand, dit un jour dans la

chambre du duc : a Ceux qui l'ont fait pourraient bien le défaire. » (1730.)

12. Le 16 anvier 1589, Bussi-Le-Clerc, l'un des Seize, qui de tireur d'armes était devenu gouverneur de la Bastille, et le chef de cette faction, entra dans la grand'chambre du parlement, suivi de cinquante satellites ; il présenta au parlement une requête, ou plutôt un ordre, pour forcer cette compagnie à ne plus reconnaître la maison royale.

Sur le refus de la compagnie, il mena lui-même à la Bastille tous ceux qui étaient opposés à son parti; il les y fit jeûner au pain et à l'eau, pour les obliger à se racheter plus tôt de ses mains : voilà pourquoi on l'appelait le grand pénitencier du parlement. (1730.)

13. Augustin De Thou, second du nom, oncle du célèbre historien; il eut la charge de président du fameux Pibrac en 1585.

Mole ne peut être qu'Edouard Mole, conseiller au parlement, mort en 1634.

Scarron était le bisaïeul du fameux Scarron , si connu pax ses poésies et par l'enjouemer* de son espiit.

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Bayeul était oncle du surintendant des finances.

Mcolas Potier de Novion de Blancméuil, président à mortier, se nommait Blancménil, à cause de la terre de ce nom, qui depuis tomba dans la maison de Lamoignon, par le mariage de sa petite-fille avec le président de Lamoignon.

Nicolas Potier ne fut pas, à la vérité, conduit à la Bastille avec les autres membres du parlement, car il n'était pas venu ce jour-là à la grand'chambre ; mais il fut depuis emprisonné au Louvre, dans le temps de la mort de Brisson. On voulut lui faire le même traitement qu'à ce président. On l'accusait d'avoir une correspondance secrète avec Henri IV. Les Seize lui firent sou procès dans les formes, afin de mettre de leur côté les apparences de la justice, et de ne plus effaroucher le peuple par des exécutions précipitées , que l'on regardait comme des assassinats.

Lnfin, comme Blancménil allait être condamné à être pendu, le duc de Mayenne revint à Paris. Ce prince avait toujours eu pour Blancménil une vénération qu'on ne pouvait refuser à sa Tertu; il alla lui-même le tirer de sa prison. Le prisonnier se jeta à ses pieds et lui dit : « Monseigneur, je vous ai obligation de la vie; mais j'ose vous demander un plus grand bienfait, c'est de me permettre de me retirer auprès de Henri IV, mon légitime roi. Je vous reconnaîtrai toute ma vie pour mon bienfaiteur, mais je ne puis vous servir comme mon maître. » Le duc de Mayenne, touché de ce discours, le releva, l'embrassa et le renvoya à Henri IV. Le récit de cette aventure, avec l'interrogatoire de Blancménil, sont encore dans les papiers de M. le président de Novion d'aujourd'hui.

Bussi-Le-Clerc avait été d'abord maître en fait d'armes et ensuite procureur. Quand le hasard et le malheur des temps l'eut rais en quelque crédit, il prit le surnom de Bussi, comme s'il eût éié aussi redoutable que le fameux Bussi d'Amboise. Il se fesait aussi nommer Bussi Grande-Puissance*. (1723 et 1730.)

1. Un passage du Journal de Henri III que Voltaire lut sans douta avec peu d'attention lui a fait commettre ici une étrange faute. Après *Toir énuméré quelques-uns des Seize qui, à l'exemple de Jean L«

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