‹ La Henriade, le poëme de Fontenoy; avec les divers morceaux composésChapitre 56 sur 113 · V«rs 337-346. --J.-R · texte numérisé non relu

V«rs 337-346. --J.-R

Vers 1. Voici le commencement de ce chant dans l'édition de 1723:

Paris, toujours injuste et toujours furieux,

De la mort de son roi rendait grâces aux deux.

Le peuple, qui jamais n'a connu la prudence.

S'enivrait follement de sa vaine espérance;

Mais Philippe, au récit de la mort de Valois,

Trembla dans ses états pour la première fois.

Il voyait des Bourbons les forces réunies;

Du trône sous leurs pas les routes aplanies;

Un chef infatigable et plein de fermeté,

Instruit par le travail et par l'adversité.

Et qui pouvait bientôt, conduit par la vengeance.

Reporter dans Madrid les malheurs de la France :

Il crut qu'il était temps d'envoyer un secours

Demandé si longtemps, et différé toujours.

Des rives de l'Escaut sur les bords de la Seine,

Le malheureux Ëgmont vint se joindre à Mayenne ;

* Et Mayenne avec lui crut aux tentes du roi Renvoyer à son tour le carnage et l'effroi.

* Le téméraire Orgueil accompagnait leur trace.

* Qu'avec plaisir, grand roi, tu voyais cette audace l Et que les voeux hâtaient le moment du combat Qui devait décider du destin de l'État!

Henri, loin des remparts de la ville alarmée, Aux campagnes d'Ivry conduisit son armée, Attirant sur ses pas Mayenne et ses ligueurs. Que leur aveuglement poussait à leurs malheuis.

* Près des bords de l'Iton et des rives de l'Eure

* Est un champ fortuné, l'amour de la nature.

Là, souvent les bergers, conduisant leurs troupeaux. Du son de leur musette éveillaient les échos; Là, les nymphes d'Anet, d'une course rapide, Suivaient le daim léger et le chevreuil timide; Les tranquilles zéphyrs habitaient sur ces bords; Cérès y répandait ses utiles trésors.

C'est là que le Destin guida les deux armées. D'une chaleur égale au combat animées ; Cérès en un moment vit leurs fiers bataillons Ravager ses bienfaits naissants dans les sillons.

* De l'Eure et de l'Iton les ondes s'alarmèrent; Dans le fond des forêts les nymphes se cachèrent. Le berger plein d'effroi, chassé de ces beaux lieai, Du sein de son foyer fuit les larmes aux yeux.

* Habitants malheureux, etc.

Vers 90. Ces vers rappellent ceux-ci de Sarrazin t

Il monte un cheval superbe.

Qui, furieux aux combats, A peine fait courber l'herbe Sous la trace de ses pas ; Son œil est ardent, farouche; L'écume sort de sa bouche; Prêt au moindre mouvement.

Il frappe du pied la terre, Et semble appeler la guerre Par un fier hennissement.

Ode sur la bataillt de Lens.

Vers 96. Cette réticence est une imitation de Racine {Britannicus, acte IV, scène ii) :

Qui depuis... Rome alors estimait leurs vertus.

Vers 102. Après ce vers on lisait dans l'édition de 1723:

Sancy, brave guerrier, ministre, magistrat.

Estimé dans l'armée, à la cour, au sénat;

La Trimouille, Clermont, Tournemine, et D'Angeone;

Et ce her ennemi de la pourpre romaine,

Mornay, dont l'éloquence égale la valeur,

Soutien trop vertueux du parti de l'erreur.

Là paraissaient Givry, Xoailles, et Feuquières,

Le malheureux de Nesle, et l'heureux Lesdiguières.

La même édition contenait la note qui suit sur le premier ▼ers de la variante : « Nicolas de Harlay de Sancy fut successivement conseiller au parlement, maître des requêtes, ambassadeur en Angleterre et en Allemagne, colonel-général des Suisses, premier maître d'hôtel du roi, surintendant des finances, et réunit ainsi en sa personne le ministère, la magistrature et le commandement des armées. Il était fils de Robert de Harlay, conseiller au parlement, et de Jacqueline de Morvilliers. Il naquit en 1546, et mourut en 1629.

a N'étant encore que maître des requêtes, il se trouva dans le conseil de Henri III lorsqu'on délibérait sur les moyens de soutenir la guerre contre la Ligue ; il proposa de lever une armée de Suisses. Le conseil, qui savait que le roi n'avait pas un sou, se moqua de lui. « Messieurs, dit Sancy, puisque de tous ceux qui ont reçu du roi tant de bienfaits il ne s'en trouve pas un qui veuille le secourir, je vous déclare que ce sera moi qui lèverai cette armée. » On lui donna sur-le-champ la commission, et point d'argent, et il partit pour la Suisse. Jamais négociation ne fut si singulière : d'abord il persuada aux Genevois et aux Suisses de faire la guerre au duc de Savoie, conjointement avec la France; il leur promit de la cavalerie, qu'il ne leur donna point; il leur fit lever dix mille hommes d'infanterie, et les engagea, de plus, à dcnner cent mille écus. Quand il se vit à la tête de cette armc^e, il prit quelques places au duc de Savoie; ensuite il sut tellement gagner les Suisses, qu'il engagea l'armée à marcher au secours du roi. Ainsi od vit, pour la première fois, les Suisses donner des hommes et de l'argent.

« Sancy, dans cette négociation, dépensa une partie de ses biens; il mit en gage ses pierreries, et entre autres ce fameux diamant, nommé le Sancy, qui est à présent à la courronne.

« Ce diamant, qui passait pour le plus beau de l'Europe, avait d'abord appartenu au malheureux roi de Portugal, don Antoine, chassé de son pays par Philippe II : don Antoine s'était réfugié en France, n'ayant pour tout bien qu'une selle garnie de pierreries, et un petit coffre dans lequel il y avait quelques diamants. Celui dont il est question est un diamant assez large, qu'il mettait à son chapeau, et qu'il aimait beaucoup. Ce fut celui dont il se défit le dernier; il le mit eu gage entre les mains de Sancy, qui lui prêta quarante mille francs sur cet effet. Le roi n'étant point en état de rendre cette somme, le diamant demeura à Sancy, qui fut honteux d'avoir pour une somme si modique une pièce d'un si grand prix. Il envoya dix mille écus au roi don Antoine, et eût pu même en donner davantage. «

u Sancy, étant surintendant des finances sous Henri IV, fut disgracié, au rapport de M. De Thou, parce qu'ii avait dit à la

duchesse de Beaufort que ses enfants ne seraient jamais que des fils de p... Il y a plus d'apparence que le roi lui ôta les finances, parce qu'il s'accommodait beaucoup mieux de Rosnî. Sancy même ne fut point disgracié, puisque le roi, en 1604, le nomma chevalier de Tordre.

« Il s'était fait catholique quelque temps après Henri IV, disant qu'il fallait être de la religion de son prince. C'est sur cela que d'Aubigné, qui ne l'aimait pas, composa l'ingénieuse et mordante satire intitulée la Confession catholique de Sancy ^. »

Vers 120. Boileau a dit dans le Lutrin (chant V, vers 230) : Dans son cœur éperdu cherche en yain du courage.

Vers 126. Imitation de Virgile {^neid., I, 212-213, et IV, 477):

Curisque ingentibus a&ger

Spem vultu simulât, premit altum corde dolorem.... Consilium vultu tegit, ac spem fronte serenat.

Vers 133. Autre imitatîan du même poète :

Qualis, ubi abruptis fugit praesepia vinclis. Tandem liber equus, campoque potitus aperto :

Emicat, arrectisque frémit cervicibus alte Luxurians, luduntque jubae per colla, per armes.

,£neid., lib. XI, vers 492-497.

Vers 163. Édition de 1723 :

Le salpêtre, enfermé dans des globes d'airain. Part, s'échauÊfe. s'embrase et s'écarte soudain : La mort qu'Us renfermaient ea sort avec furie. O coupables mortels ! ô funeste industriel Pour vous exterminer vos efforts odieux Ont dérobé le foudre allumé dans les cieux.

Dans tous les deux partis l'adresse, le courage,

• Le tumulte, les cris, la peur, l'aveugle rage. Le désespoir, la mort, l'ardente soif du sang, Partout, sans s'arrêter, passent de rang en rang :

* L'un poursuit un parent, etc.

J. On la trouve à la fuite du Journal de Henri III. — J.-R.

Les premiers vers de cette variante furent, en 1728, transportés au sixième chant. Voyez, dans les Variantes et ImitationSi celle qui se rapporte aux vers 201-203.

Vers 181. Il y a dans l'édition de 1728:

• Il veille autour de lui, tel qu'un puissant génie : « Voyez-vous, lui dit-il, cet escadron qui plie?

Ici près de ce bois, Mayenne est arrêté ; D'Aumale vient à nous, marchons de ce côté. •

• Mornay revole au prince, etc.

Vers 204. M. Beuchot pense que c'est après ce vers que l'auteur avait primitivement placé le fragment qui suit, publié, pour la première fois, en 1820, par M. Jacobsen, pages 10-12 des Pièces inédites de Voltaire :

Dans les murs de Paris la jeune Sennelère, Noble sang d'un héros illustre dans la guerre, Au parti de la Ligue avait par ses appas Attiré cent héros attachés à ses pas.

Au milieu des horreurs d'une guerre cruelle, Rassuré par ses yeux, l'Amour volait près d'elle.

Longtemps elle promit d'unir sa destinée

Au plus vaillant guerrier dont la main fortunée

Saurait dans les combats par les plus grands exploits

Déterminer son cœur à mériter son choix.

De ses jeunes amants une troupe enflammée,

Par cet espoir charmant à la gloire animée.

Disputait à l'envi dans les champs de l'honneur

Ce prix que la beauté promit à la valeur.

Chacun d'eux, aux danpers se livrant pour lui plaire,

Y portait un courage au-dessus du vulgaire ;

Chacun d'eux ne craignait que ses nobles rivaux :

Et de tous ces amants l'amour fit des héros.

Mais l'Amour les trompait : en vain leur fier courage

Recherchait ses faveurs au milieu du carnage ;

De l'objet de leur flamme il séduisit le cœur :

Sennetère en secret reconnut un vainqueur.

Par le pouvoir soudain d'un charme inexprimable.

Le prix du plus vaillant fut pour le plus aimable;

Tandis que pour lui plaire ils volaient à la mort,

Vivonne la charma, sans peine et sans effort;

Dans la fleur de ses ans, nourri loin des alarmes,

▲ peine il commençait la carrière des armes;

VARIANTES ET IMITATIOiNS. 281

Près d'un objet si fier il n'avait nul appui,

Et la gloire parlait pour d'autres que pour lui;

Mais de tous ses rivaux effaçant la mémoire,

Un regard de ses yeux fit oublier leur gloire ;

On l'aimait en secret, et des charmes si doux

Pesaient le bien d'un seul et les désirs de tous.

Le ciel fit luire enfin cette heureuse journée

Qui semblait des Français régler la destinée;

Vivonne alors parut entre tous ces guerriers,

Le myrte sur sa tête, attendant les lauriers;

Honteux de n'être encor connu que par ses charme».

Il voulut signaler la gloire de ses armes ;

Il voulut en ce jour exercer son grand cœur,

Aux yeux de ses rivaux mériter son bonheur.

Vivonne fut armé des mains de son amante :

Elle-même attacha sa cuirasse pesante.

Et couvrit en tremblant d'un casque précieux

Ce front si plein d'attraits et si cher à ses yeux.

Elle mit dans ses mains la redoutable épée

Qui du sang des Français devait être trempée.

Elle le vit partir les yeux remplis de larmes : "Vivonne en la quittant partagea ses alarmes ; Mais la gloire emportait ses pas et ses désirs. Il partit, et l'Amour en poussa des soupirs.

* Tel qu'échappé du sein d'un riant pâturage,

* Au bruit de la trompette animant son courage,

* Dans les champs de la Thrace un coursier orgueilleux Jeune, inquiet, ardent, plein d'un feu belliqueux. Levant les crins mouvants de sa superbe tète.

Franchit les champs poudreux plus prompt que la tempête;

Tel Vivonne accourut sur ces remparts sanglants

Où l'implacable Mort volait dans tous les rangs.

La victoire à ses cou{»s est d'abord attachée :

Il renverse Rambure, et de Luyne, et Dachée.

Il arrache en cent lieux les étendards vainqueurs

Plantés par Bourbon même aux yeux des fiers ligueurs j

Au milieu des Anglais s'élançant comme un foudce,

A Taylor, à Quélus il fait mordre la poudre;

Duguesclin, de ce peuple autrefois la terreur.

Dans leurs rangs éperdus répandit moins d'horreur.

Quelques passages de ce morceau, et notamment les trois premiers vers sur le coursier de Thrace, ont été employés par Voltaire en 17'28.

Vers 205. Cet épisode est bien moins orné et moins touchant

28î LA HENRIADE.

■ dans les premières éditions. Le voici tel qu'il se trouvait dans ^

le poème de la Ligue :

Du superbe d'Aumont la valeur indomptée

» Repoussait de Nemours la troupe épouvantée;

D'Ailly portait partout l'horreur et le trépas.

Les ligueurs ébranlés fuyaient devant ses pas :

Soudain de mille dards attrontant la tempête,

Un jeune audacieux dans sa cuurse l'arrête,

lis fondent l'un sur l'autre à coups précipités;

La Victoire et la Mort volent à leurs côtés ;

Ils s'attaquent cent fois, et cent fois se repoussent;

Leur courage s'augmente et leurs glaives s'émoussent'

Défendus par leur casque et par leur bouclier,

Ils parent tous les traits du redoutable acier,

Chacun d'eux, étonné de tant de résistance,

Respecte son rival, admire sa vaillance.

• Enti. le vieux d'Ailly, par un coup malheureux,

• Fait tomber à ses pieds ce guerriei généreux ,

• Ses yeux sont pour jamais termes à la lumière ;

• Son casque auprès de mi rouie sur la poussière.

• D'Ailly voit son visage : 6 désespoir! 6 cris!

• Il le voit, il l'embrasse : hélas ! c'était son fils! » Le père infortuné, les yeux baignés de larme»,

• Tournait contre son sein ses parricides armes :

• On l'arrête, on soppose à sa juste fureur.

• Il s'arrache en tremblant de ce lieu plein d'horreur;

• Il déteste à jamais sa coupable victoire :

• Il renonce à la cour, aux humains, à la gloire;

• Bt se fuyant lui-même au milieu des déserts,

• Il va cacher sa peine au bout de l'univers :

• Là, soit que le soieii rendit le jour au monde,

• Soit qu'il finît sa course au vaste sein de l'onde,

• Sa VOIX fesait redire aux échos attendris

• Le nom, le triste nom de son malheureux fils.

Cieil quels cris effrayants se font partout entendre? Quels flots de sang français viennent de se répandre f Qui précipite ainsi ces ligueurs dispersés ?

• Quels héros, ou quel dieu, etc.

Ters 246. Imité de Racine {tes Frères ennemis, acte V, scène m) :

D&ns 19 ««10 l'un de l'autre ils cherchent an passage.

Vers 249. On trouve dans VAlaric de Scudéry, livre VI, vers 973 :

Sous les coups redoublés les casques étincellent.

Vers 315. Dans l'édition de 1723 on lit :

Que vois-je? c'est ton roi qui marche à ton secours ; Il sait i'atîreux danger qui menace tes jours : Il le sait, il y vole, il laisse la poursuite De ceui qui devant lui précipitaient leur fuite ; Il arrive, il paraît comme un dieu menaçant; La Chastre à son aspect recule en frémissant : Tout tremble devant lui, tout succombe, tout plie. Ton roi, jeune Biron, te sauve enfin la vie; Il t'arrache sanglant aux fureurs dos soldats.

Vers 334. Édition de 1723 :

Mayenne apprend bientôt cette triste nouvelle ;

Il court aux lieux sanglants où son rival vainqueur

Répandait le désordre, et la mort, et la peur.

* Qui pourrait exprimer ie sang et le carnage

* Dont l'Eure en ce moment vit couvrir son rivage; TîUit de coups, tant do morts, tiint d'exploits éclataots Que nous cache aujourd'hui l'obscure nuit des temps!

O vous! mânes sanglants du plus grand roi du naoude, Sortez pour un moment de votre nuit profonde, Pour chanter le grand jour, pour chanter vos exploits, " Éclairer mon esprit et parler par ma voix.

Pressé de tous côtés, sa redoutable épée Est du sang espagnol et du français trempée; Mille ennemis sanglants expiraient sous ses coups, ' Quand le fougueux Egmont s'offrit â son courroux ; Egmont, courlisau lâcbe, et soldat téméraire. Esclave du tyran qui ht périr son père. Malheureux, il oSiiit, sur an bord étraugcr, Chercher dans les combats ia gloire et le danger ; Et de ses fers honteux chénssaut i'miamie, Il n'osait point venger sou père et sa patrie. Il parât, le héros le fit tomber soudain ; " Le ter étincelaut se plongea' dans son'sein

* Sous leurs pieds teints de sang les chevaux le foulèrent;

* Des ombres du trépas ses yeux s'enveloppèrent,

* Et son âme en courroux s'envola chez les morts, '' Où l'aspect dtt soa père excita ses remords.

Sur son corps tout sanglant, le roi, sans résistanca. Tel qu'un foudre éclatant vers Mayenne s'élance ; Il l'attaque, il l'étonné, il le presse et son bras A chaque instant sur lui suspendait le trépas. Ce bras vaillant, Mayenne, allait trancher ta vie ; La Ligue en pâlissait, la guerre était finie : Mais d'Aumaîe et Saint-Paul accourent à l'instant; On l'entoure, on l'arrache à la mort qui l'attend. Que vois-je? au moment môme une main inconnue Frappe le grand Henri d'une atteinte imprévue : C'est ainsi qu'autrefois dans ces temps fabuleux, Que l'amour du mensonge a rendus trop fameux, Au pied de ses remparts qu'Hector ne put défendre, Dans ces combats sanglants, aux rives du Scamandra, On vit plus d'une fois des mortels furieux. Par un fer sacrilège oser blesser les dieux. Le héros tout sanglant voit son péril sans trouble ;

• Ainsi que ses dangers son audace redouble;

• Son grand cœur s'applaudit d'avoir aux champs d'honneur •Trouvé des ennemis dignes de sa valeur.

Ses fuerriers sur ses pas volent à la victoire : La trace de son sang les conduit à la gloire; Et bieniôt devant eux il voit de toutes parts Les ligueurs éperdus, confusément épars.

Les chefs épouvantés, les soldats en alarmes, Quittant leurs étendards, abandonnant leurs armes; Les uns, sans résistance à son courroux offerts,

• Fléchissaient les genoux et demandaient des fers;

• D'autres, d'un pas rapide évitant sa poursuite, •Jusqu'aux rives de l'Eure emportés dans leur fuite,

• Dans les profondes eaux vont se précipiter, Et cherchent le trépas qu'ils veulent éviter. Ses flots ensanglantés interrompent leur course» Le fleuve avec effroi remonte vers sa source : De mille cris affreux l'air au loin retentit, Anet s'en épouvante, et Mantes en frémit.

• Mayenne cependant, etc.

Vers 384. Le sentiment que l'auteur prête ici à son héros est celui qui animait Alexandre lorsqu'après avoir passé l'Hydaspe à la vue de Porus, il s'écria : « Tandem par animo meo periculum video. » (Qdint. Cort., lib. VIII.)

Vers 391. Imitation de Virgile (/Kneid., XII, 952) : Yitaque cum gemitu fugit indigoata sub umbrai.

Racine avait ainsi rendu la même pensée :

Et son âme en courroux s'enfuit dans les enfers.

Les Frères ennemis, acte V, scène nu

Vers 410. J.-B. Rousseau a dit :

Les astres de la nuit interrompent leur course ; Les fleuves étonnés remontent vers leur source.

Circé, cantate, vers 34-35.

Vers 436. Après ce vers, voici ceux qu'on trouve dans l'édition de 17'28 :

t Vivez, s'écria-t-il, peuple né pour vous nuire ; Henri voulait vous vaincre, et non pas vous détruire : C'est la seule vertu qui doit vous désarmer : Vivez, c'est trop me craindre, apprenez à m'aimer, • Il dit : et dans l'instant arrêtant le carnage, Maître de ses soldats, il fléchit le courage. Ce n'est plus ce lion, etc.

Vers 469. Après ce vers et au lieu des trois qui le suivent, on lit dans l'édition de 17'28 et dans celles de 17ti3-24 :

Fait succéder le calme aux horreurs de la guerre. Console les vaincus, applaudit aux vainqueurs, Soulage, récompense, et gagne tous les cœurs.

Vers 479. Édition de 1723 :

Traversant tous les jours et les monts et les mers. Des actions Qes rois va remplir l'univers ; La Renommée entin, dans la ville rebelle Des exploits de Henri répandait la nouvelle. Mayenne, dans ces murs, abusait les esprits. " Vsiinca, mais plein d'espoir, etc.

Vers 481. Ce vers, à un mot près, appartient à Boileau qui, dans le Lutrin, chant 11, vers 2, appelle la Renommée :

Ce mooslre, composé de bouches et d'oreille» Mais Voltaire, en s'emparant de ce vers, a bu y faire entrer

une idée de plus. Ces descriptions de la Renommée sont d'aileurs imitées de Virgile :

Monstrum horrendum, ingens; cui quot sunt corpore plum», Tôt vigiles oculi subter, mirabile dictu, Tôt linguae, totidem ora sonant, tôt subrigit auies. j€neid., IV, 181-183.

Vers 8. Imitation de Segrais {Uranie, Églogue, vers 9-10) t

Dans un bois écarté dont les ombrages verts Ne sentirent jamais la rigueur des hivers.

Vers 13. Au lieu de ce vers et des sept qui le suivent^ on rouve dans l'édition de 1723 ceux que voici :

Dans ces climats charmants habite l'Indolence, Les peuples paresseux, séduits par l'abondance, N'ont jamais exercé par d'utiles travaux Leurs corps appesantis qu'enivre le repos : Dans un loisir profond, aux soins inaccessible, La Mollesse entretient un silence paisible : Seulement quelquefois on entend dans les airs Les sons efféminés des plus tendres concerts, * Les voix de mille amants, etc.

Vers 30. Dans son ode A une jeune veuve, J.-B. Rousseau trace une image semblable :

Une riante je".nesse Folâtre autour de l'autel; Les Grâces à demi imes A ces danses ingénues Mêlent de tendres accent».

Les Refus attirants, les Soins, la Complaisance.

Vers 56. Édition de 1723 :

* Si tendre et si cruel,

Sans cesse armé de traits plus prompts que le tonnerre,

* Porte en sa faible main les destins de la terre,

* Et, répandant partout, etc.

Vers 85. On lit dans Racine {Iphigénie, acte I, scène i) :

Mais qui peut dans sa course arrêter ce torrent?

Vers 110. Traduction de cet hémistiche de Virgile :

Et campos ubi Troja fuit.

^neid., lib. III vers, u.

Vers 121. Dans l'édition de 1723, on lisait:

Bientôt dans la Provence il voit cette fontaine Dont son pouvoir aimable éternisa la veine, Quand le tendre Pétrarque, au printemps de ses jours. Sur ces bords enchantés soupirait ses amours.

* Il voit les murs d'Anet, etc.

Vers 140. Édition de 1723 :

Il soulève avec lui les éléments armés ;

Il trouble en un moment les airs qu'il a calmés.

Vers 148. Édition de 1723 :

Présage infortuné des chagrins de l'amour.

Vers 167. Au lieu de ce vers et des cinq suivants, on iisaît dans l'édition de 1723 :

Jamais rien de plus beau ne parut sous les cieux. Et seule elle ignorait le pouvoir de ses yeux.

* Elle entrait dans cet âge, etc.

Vers 192. On lisait dans l'édition de 1723:

* Au-devant du monarque il conduisit ses pas î Armé de tous ses tra>ts, présent à l'entrevue,

Il allume en leur àme une crainte inconnue.

Leur inspire ce trouble et ces émotions

Que forment en naissant les grandes passioof.

* Quelque temps de Henri, etc-

Vers 238. Après ce vers, on lit dans l'édition de 1723 ;

C'est alors que Ton vit dans les bras du repoi

Les folâtres Plaisirs désarmer ce héros :

L'un tenait sa cuirasse encor de sang trempée ;

L'autre avait détaché sa redoutable épée,

Et riait en voyant dans ces débiles mains

Ce fer, l'appui du trône et l'effroi des humains.

Tandis que de l'amour Henri goûtait les charmes, Son absence en son camp répandait les alarme ; El ses chefs étonnés, ses soldats abattus, "Ne marchant plus sous lui, semblaient déjà vaincus.

* Mais le génie heureux qui préside à la France »Ne souffrit pas longtemps sa dangereuse absence; II va trouver SuUi d'un vol léger et prompt,

li lui dit de son roi la faiblesse et l'allront.

* Noii moins prudent ami que philosophe austère, SuLii sui l'art heureux de reprendre et de plaire ; Des sohdes vertus rigoureux sectateur,

Favori de son maître, et jamais son flatteur :

* Avide de travaux, etc.

Vers 272. Cette comparaison, employée déjà, mais moin» heureusement, par Malherbe, dans son Ode au duc de Bellegarde, est empruntée à saint Grégoire de Nazianze. En parlant ce ses relations avec saint Basile : « Nous coulions, dit-il, des jours purs et tranquilles, comme cette source qui passe et conserve la douceur de ses eaux à travers les flots amers de Sicile. »

Vers 297. Madame Deshouillères a dit :

Agréables transports qu'un tendre amour inspire,

Verf 298. Édition de 1723 :

Que lui seul fait sentir, que lui seul peut décrire.

Enfin, dan^ le repor; oi!i sa vertu languit, Ij voit Suiii paraître, il le voit et rougit.

Vers 320. Édition de 1723 :

Tout autre eût de SuU: mai reconnu le soin. Tou» autre eût d'un censeur haï Je tront sévère.

VARIANTES ET IMITATIONS. 28d

f Cher ami, dit le roi, tu ne peux me déplaira, • Viens, le cœur de ton prince, etc. i

Vers 329. La Fontaine a dit dans son élégie Aux nymphes de /aux, vers 56 :

La plus belle victoire est de vaincre son cœor. Vers 340. Imité de Racine ;

Quelle vive douleur attendrit mes adieux !

MUhridcUe, acta I. scène i.

Vers 1. On lisait dans l'édition de 17-23, où ce chant était I» neuvième .'et toujours le dernier), une longue remarque devenue inutile par suite des changements faits par l'auteur et. notamment de la transposition au chant dixième de la tenue des états. La voici :

a II y aura sans doute des lecteurs qui seront étonnés de la suppression de plusieurs événements considérables dans le neuvième chant, et de quelques dérangements de chronologie qu'ils y trouveront; cette matière mérite d'être éclaircie.

« Ce chant contient trois faits principaux: 1° les états de Paris; 2° le siège de cette ville; la conversion de Henri IV, qui attira la réduction de Paris.

« Selon la vérité de l'histoire, Henri le Grand assiégea Paris quelque temps après la bataille d'Ivry, en 1590, au mois d'avril. Le duc de Parme lui fit lever le siège au mois de septembre. La Ligue, longtemps après, en 1593, assembla les états pour élire un roi à la place du cardinal de Bourbon, qu'elle avait reconnu sous le nom de Charles X, et qui était mort depuis deux ans et demi. Enfin, sur la fin de la même année 1593, au mois de juillet, le roi fit son abjuration dans Saint-Denis, et n'entra dans Paris qu'au mois de mars 1594.

« De tous ces événements on a, supprimé l'arrivée du duc de Parme, et le prétendu règne de Charles, cardinal de Bourbon. Il est aisé de s'apercevoir que faire paraître le duc de Parme sur la scène eût été avilir Henri IV, le héros du poëme, et agir précisément contre le but de l'ouvrage; ce qui serait une faute impardonnable.

« A l'égard du cardinal de Bourbon, ce n'était pas la peine de blesser l'unité, si essentielle dans tout ouvrage épique, en faveur d'un roi en peinture tel que ce cardinal : il serait aussi inutile dans le poëme qu'il le fut dans le parti de la Ligue. En un mot, on passe sous silence le duc de Parme, parce qu'il était trop grand ; et le cardinal de Bourbon, parce qu'il était trop petit. On a été obligé de placer les états de Paris avant le siège, parce que, si on les eût mis dans leur ordre, on n'aurait pas eu les mômes occasions de faire paraître la vérité de l'histoire; on n'aurait pas pu lui faire donner des vivres aux assiégés, et le faire aussitôt récompenser de sa générosité. D'ailleurs les états de Paris ne sont pas du nombre des événements qu'on ne peut déranger de leur point chronologique; la poésie permet la transposition de tous les faits qui ne sont point écartés les uns des autres d'un grand nombre d'années, et qui n'ont entre eux aucune liaison nécessaire. Par exemple, je pourrais, sans qu'on eût rien à me reprocher, faire Henri IV amoureux de Gabriellc d'Estrées du vivant de Henri III, parce que la vie et la mort de Henri III n'ont rien de commun avec l'amour de Henri IV pour Gabrielle d'Estrées.

« Les états de la Ligue sont dans le même cas par rapport au siège de Paris : ce sont deux événements absolument indépendants l'un de l'autre. Ces états n'eurent aucun effet : on n'y fit nulle résolution, ils ne contribuèrent en rien aux affaires du parti : le hasard aurait pu les assembler avant le siège comme après, et ils sont bien mieux placés avant le siège dans le poëme : de plus, il faut considérer qu'un poëme épique n'est pas une histoire; on ne saurait trop présenter cette règle aux lecteurs qui n'en seraient pas instruits :

Loin ces rimeurs craintifs dont l'esprit flegmatiqua Garde dans ses fureurs un ordre didactique;

VARIANTES ET IMITATIONS. 29i

Qui, chantant d'un héros les exploits éclatants, Maigres historiens, suivront l'ordre des temps! Ils n'osent un moment perdre un sujet de vue : Pour prendre Lille il faut que DôIe soit rendue; Et que leur vers exact, ainsi que Mézeray, Ait déjà fait tomber les remparts de Courtray. >

BoiLBAU, Art poétique, chant II, vers 7*^.

Voici de quelle manière commence l'édition de 1723 :

Le temps vole, et sa perte est toujours dangereuse;

En vain du grand Bourbon la main victoneuse

Fit dans les champs d'Ivry triompher sa vertu :

Négliger ses lauriers, c'est n'avoir pas vaincu.

Les jour*, ces doux moments, perdus dans la mollesse

Rendaient aux ennemis l'audace et l'allégresse;

Déjà dans leur asile oubliant leurs malheurs,

Vaincus, chargés d'opprobre, ils parlaient en vainqueuxa.

Les envoyés de Rome et ceux de l'Ibérie,

Les ligueurs obstinés, les prêtres en furie,

Pour réparer leur honte et cacher leur effroi.

Dans ces murs désolés veulent choisir un roi.

Ils pensaient, etc.

C'était après ces ^ers que M. de Voltaire plaçait les états de Paris et le discours de Daubrai. Voyez les notes du sixième chant, tirées de l'édition de 1728; la marche du poëme est la même que dans les dernières éditions; mais les détails du combat de Turenne ont été très-embellis depuis l'édition de 4728. — K.

Vers 36. Scudéry, dans Alaric, livre VI, vers 812, a dit :

Allons chercher à vaincre, ou du moins à mourit /ers 82. Édition de 1737 :

Ce présage charmant d'une paix désirée.

Vers 85. Éditions de 1737 à 1775 :

Quand jadis l'Éternel à la Mort dévorant* Vers 93. Éditions de 1737 à 1775 :

Lorsque du Dieu des dieux en son temple apporté» Vers 111. Imitation de Virgile {jEneid., X, 773-774) :

Dextra mihi deu», et telum, quod missile libro, y une adsint;

et de Stace (Thébaid., III, 615-616) :

Virtus mihi numen et ensis Quem teneo.

Vers 114. L'édition de 1768 et les suivantes portent :

Il me laisse à moi-même,

et c'est le texte que nous avons adopté. M. Beuchot a préféré celui de quelques éditions antérieures où l'auteur avait mis :

Tranquille au haut du ciel, il nous laisse à nous-môme.

La suppression de la lettre s, dans le mot même qui termine ce vers, est nécessaire pour la rime, et Voltaire, qui avait hasardé cette suppression, n'ayant point persévéré dans la licence qu'il avait prise, nous n'avons pas cru pouvoir nous montrer plus hardi en rétablissant l'ancienne version.

Vers 121. Cette description du combat de Turenne contre d'Aumale est en partie imitée de la Jérusalem délivrée, chanta VI et VII. Ce duel, comme nous l'apprend Voltaire dans sa note sur le vers 165, n'est qu'une fiction; mais il rapporte qu'il s'en fit un entre le sieur de Marivaux et le sieur Claude de MaroUes. L'abbé de Marolles nous a laissé dans ses Mémoires une longue relation de ce combat dont le sieur de Marolles, son grand-père, sortit vainqueur.

Vers 157. J.-B. Rousseau a dit :

Il veut parler, sa voix sur ses lèvres expire.

Les Forges de Lemnos, cantate, vers 35.

Vers 168. Imitation de ce passage du livre II de Télémaque : Je me souviendrai toute ma vie d'avoir vu cette tête qui nageait dans le sang, les yeux fermés et éteints; ce visage pâle et défiguré; cette bouche entr'ouverte qui semblait vouloir achever encore des paroles commencées. »

Vers 178. Édition de 1728 :

Près du roi s'assemblèrent.

Ils demandent l'assaut : le roi dans ce moment

Modéra leur courage et leur emportement;

* Il sentit qu'il aimait, etc.

Vers 179. Au lieu de ce vers et des treize qui le suivent, /édition de 1723 contient les six derniers vers transcrits dans îa variante du chant sixième qui se rapporte au vers 132 s

Mais d'un peuple barbare, etc.

Vers 205. Édition de 1723 :

Mais il ne prévit pas en cette occasion Ce que pouvaient les Seize et la religion.

Aux yeux d'un ennemi la clémence est faiblesse.

* Les mutins qu'épargnait cette main vengeresse, A peme encor remis de leur juste terreur, Allaient insolemment défier leur vainqueur.

* Ils osaient insulter, etc.

Vers 228. J.-B. Rousseau a dit {Circé, cantete, vers 3) :

Circé, pâle, interdite, et la mort dans les yeux.

Vers 244. Ce vers et le précédent sont imités de deux yen d'Homère {Odyssée, IV, 685-686), que Boileau avait aina. rendus :

Fasse le juste ciel, avançant leur trépas, Que ce repas pour eux soit le dernier repas.

Traité du sublime, chap. xxiii.

Vers 326. Imitation de Corneille {OEdipe, acte V, scène viii)

Cet arrêt qu'à nos yeux lui-même il se prononce Est suivi d'un poignard qu'en son flanc il enfonce

Vers 342. Édition de 1723 :

Que la Ligue, à son gré, s'immole ces victimes, Que Pellevé, Mendozze, et Mayenne et Nemours, Des peuples, sans pitié, laissent trancher les jours; De mes sujets séduits qu'ils comblent la misère; Ils en sont les tyrans, jen dois être le père.

Vers 393. Édition de 1723 ;

Guincesfre', dont cent fois la fatale éloquence

* Ralluma tous ces feux qui consumaient la France; Guincestre se présente à ce peuple abattu,

' < A quel indigne appât, » etc.

Vers 406. Édition de 1723 :

Ainsi parlait Guincestre, et sa voix fanatique... Vers 407. Imitation de Racine {Athalie, acte IV, scène m) :

Maîtresse d'un vil peuple, obéissant aux rois.

Vers 411. Au lieu de ce vers et des neuf qui le suivent, il v avait dans l'édition de 1723 :

Enfin les temps affreux allaient être accomplis, Qu'aux plaintes d'Albion le ciel avait prédits; Le saint roi, qui du haut de la \ "^ùte divine Veillait sur le héros dont il est l'origine, Touché de sa vertu, saisi de tant d'horreurs, Aux pieds de lÉternel apporte ses aomeurs.

* Au milieu des clartés, etc.

Vers 431. Au lieu de ces vers, on lisait dans l'édition dd 1723 :

Par des coups effrayants souvent ce Dieu jaloux

A sur les nations étendu son courroux :

Mais toujours pour le juste il eut des j^eux propices.

Il le soutient lui-même au bord des précipices.

Épure sa vertu dans les adversités.

Combat pour sa défense et marche à ses côtés.

* Le père des Bourbons, etc.

Vers 481. Dans l'édition de 1723 le poëme se terminait par

ces vers :

* Henri, dont le grand cœur était formé pour elle, - Voit, connaît, aime enfin sa lumière immortelle ; Ces rayons désirés enQamment ses esprits :

Il avance avec elle aux remparts de Iaxis;

H parle, et les remparts tombent en sa présence;

Les ligueurs éperdus implorent sa clémence;

* Les prêtres sont muets; les Seize épouvantés

* En vain cherchent pour fuir ^(es antres écartés;

1. Jean Guincestre ou Wincestre, curé de Saint-Gervais, ardonî ligueur. — R.

Et le peuple à genoux, dans ce jour salutaire, 'Reconnaît son vrai roi, son vainqueur et soc père.

Veis 483. Il y avait dans l'édition de 1728

Il abjure avec foi ces dogmes séducteurs, Ingénieux enfants de cent nouveaux docteur*. • Il reconnaît VÉg-lise etc.

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