‹ La héronnière d'Écury et le héron grisChapitre 10 sur 26 · MUSCLES ET TENDONS · texte numérisé non relu

MUSCLES ET TENDONS

En poursuivant nos recherches sur l’organisme du héron dans ses rapports avec le rôle de cet oiseau considéré comme éliminateur, nous trouverons encore, pour conclure, de nouveaux éléments.

Les os ne servent 1® que pour mieux encaisser les appareils de l’élimination et de la transformation ; 2° et pour donner des points d’appui aux ressorts principaux de la machine, aux muscles et aux tendons. En effet, les faisceaux de muscles sont fixés aux os principaux de manière à avoir une base trèssolide. Leurs ramifications, quoique très-amincies, sont plus nerveuses que nos courroies, plus inaltérables que nos charnières et suffisent parfaitement

à unir les os et leurs phalanges déjà bien emboîtés les uns dans les autres ou au moins juxtaposés et permettent le mouvement dans le sens des désirs de l’oiseau. Dans la science on leur donne les noms de fléchisseurs, d’extenseurs, d^adducteurs, etc. ; grâce à la force et à la flexibilité de ces attaches et à la fermeté des os, les mouvements les plus considérables et les plus difficiles, ceux des pattes et des ailes sont assurés.

Beaucoup connaissent les muscles des oiseaux sans le savoir : ces filaments très-menus sont si adhérents les uns aux autres, qu’on ne les reconnaît pas sous la forme de la viande que nous mangeons tous les jours. Ce qu’on nomme le blanc de poulet n’est pas autre chose que la masse des muscles pectoraux, moteurs du vol, attachés au sternum et qui fournissent aux ailes tous les filaments et les ressorts nécessaires. La crête médiane du sternum, appelée vulgairement bréchet, est plus ou moins élevée, selon que la couche des muscles est plus ou moins épaisse. Le bréchet du héron forme sur le sternum une saillie de 0“ 022. De même encore la chair des cuisses se compose de muscles qui assurent la locomotion des pieds. Les muscles des ailes sont très-développés quand le vol d’un oiseau est pénible ; ceux des pattes ne le sont pas moins chez les coureurs; or, nous voyons que les muscles pectoraux du héron pèsent 281 grammes et ceux des pattes 181 grammes ; nous savons aussi qu’au vol cet oiseau parcourt un kilomètre en une minute et demie et qu’il reste droit sur un pied pendant des heures.

LA HÉnONNIÈRE d’ÉGURY-LE-GRAND

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