Un homme riant (Salle XIV
Vu de face, moustaches et chevelure brunes; il ouvre la bouche en riant; cuirasse et pourpoint brun. Fond gris.
H., 0,15; L. 0,12. B. — Fig. en buste pet. nat. Peint vers 1029 ou 1630. Gravé par J. C. van Vliet (Bartsch, n» 21). Coll. Langlois et Boissière. de Paris, où il fut vendu 370 fr. (1883). Acheté 1750 fr. à M. Kleinberger de Paris (1895). « Les traits de ce personnage ayant quelque ressemblance avec ceux du peintre lui-même, il se pourrait
3ue ce portrait fût celui de son frère aîné dont le Musée possède un autre portrait ans un âge plus avancé, N» 560 » (Cat. p. 506).
Rubens (Petrus Paulus), Flamand, 1577-1(340.
234. — Des Naïades remplissant la corne d'abondance (Salle I).
Au milieu, une naïade nue, assise sur une draperie rouge, remplit de fruits une corne que lui présente une autre nymphe; à leurs côtés, deux amours ramassent des fruits épars sur le sol. A droite, s'avance un amour tenant, sur ses épaules, un panier dans lequel une nymphe vue de dos et un amour, monté dans un arbre, jettent des pommes; au second plan, deux nymphes portant des corbeilles ; au milieu, un satyre monté dans un arbre et trois nymphes qui tendent les mains.
H,, 0,67; L., 1,07. B. - Fig. 0,44. Derrière le panneau, sur un papier, une inscription à demi efTacée. Peint vc^rs 1615. Le paysagi; est de Brueghcl (lo Velours. 750 fl. V. Beuningen (1716). Coll. Guillaume V. « Les ligures sont de la main de Rubens, mais elles ont souffert par le nettoyage et ont perdu leur glacis d'un blanc tendre; les chaudes nuances de la carnation rosée, aux modelés gris bleuâtre ont •'■té conservées. Par la disparition du glacis, le travail de Rubens a gagné un aspect de porcelaine qui le fait ressembler à une œuvre de Henri van Balen, sous le nom duquel le tableau est mentionné dans le catalogue » (M. Roosics, N" 050). M. BiucDit's l'a depuis restitué à son véritable auteur.
250* — Portrait d'Isabelle Brant, première femme du peintre 1591-1626 (Salle V).
De face, les mains croisées sur la ceinture. Robe noire décolletée en carré. Crevés blancs brochés d'or aux manches. Autour dos épaules, une chaîne d'or, fixée au corsage par une broche d'orfèvrerie. Perles aux oreilles et dans sa chevelure brune. Au fond, un rideau vert relevé.
H., 0,96; L., 0,73. B. — Fig. à mi-corps gr. nat. Gravé dans le Rec. Stecngracht et dans le Musée Français. Coll. Slingclandt et Guillaume V. Peint vers 1620. « La chair est peinte d'un ton clair mais un peu rougeAtre ; tout le reste est fait de j)eu et manque de transparence et de velouté ».(M. Boosks, N" 897). « Les mains rappellent si absolument van Dyck que je me demande si ce dernier n'a point j>articipé (vers 1618) A ce portrait-» (Bkkoils, y. 90). Il existe d<' nombreux portraits d'Isabelle Brant par lUibens. Les nlus célèbres sont ceux de Munich, de AVindsor, de Saint- Pétersbourg et de la Coll. Richard Wallace, provenant de la vente Laneuville.
251. — Portrait d'Hélène Fourmcnt, seconde femme du peintre 1614-1673. (Salle V).
Debout, de face ; robe bleue décolletée avec crevés blancs aux manches. Manteau noir à collet de fourrure. Toque noire à plume blan-
LA HAYE
che. Perles au cou, aux oreilles et dans la chevelure blonde. Sur son, corsage, une chaîne en orfèvrerie et pierres précieuses et une broche. De la main droite posée sur la ceinture, elle tient deux roses. En haut, une draperie rouge relevée.
H., 0,98; L., 0,76. (Allongé de 0,12 en bas et élargi de 0,13). B. — Fig. à mi-corps oT. nat. Pendant du précédent. Mêmes provenances. Mêmes gravures. Le Musée de baint-Pétersbourg possède le dessin d une étude pour ce portrait, peint de la main de Rubens, vers 1634. « La peinture est faite d'une main hardie mais sûre, la lumière est répandue avec profusion sur cette figure charmante, pleine de vie et de jeunesse. Travail exécuté avec amour et avec soin, entièrement réussi. ». (M. RoosiîS, N» 936). Il existe de nombreux portraits d'Hélène Fourment par Rubens. Les plus célèbres sont ceux de Munich, de Saint-Pétersbourg, de Vienne, de Londres, du Louvre et de la Coll. du baron Alphonse de Rothschild.
252. — - Portrait de Michel Ophoi'ius, évéque de Bois-le-Duc, confesseur de Rubens (Salle I).
Vu de face, en costume des Dominicains. Chevelure, barbe courte et moustaches grisonnantes. La main gauche retient les plis de son manteau noir, la main droite est ouverte, en avant.
H., 1,04; L., 0,82. T. — Fig, à mi-corps or. nat. Gravé dans leRec. Stecngracht par Waanders etMesker dans le Kunstkronyck (an. 1847 et 1873) et par van den Bergh. Exécuté vers 1630 pour le couvent des Dominicains d'Anvers. 3,800 fl. à la V. Vinck de Wesel, Anvers ;i713); 4455 fl. V. Stiers d'Aertselaer (1822). ■< La peinture pleine de franchise et d'harmonie, avec un amour illimité de la vérité, est vivante, parlante, admirable. » (M. Rooses, n» 1013.) Une étude au Musée de Weimar.