Un cavalier
MUSÉE BOYMANS
il est vu de dos, portant un pourpoint brun clair, un manteau bleu et un chapeau de feutre gris. De sa main droite, il tient une cravache. Au fond, une hutte sur le bord d'une rivière.
H., 0,38 ; L., 0,26. — Legs Boymans. Le nouveau catalogue ne maintient pas l'ancienne attribution à E. van de Velde donnée par Burghr et E. Michel et classe cet intéressant tableau dans les inconnus de l'Ecole flamande. « La crânerie avec laquelle est posé le cavalier, l'harmonie qui règne entre les colorations très franclies de son costume etles colorations délicates d'un ciel gris perle, l'ampleur du parti, la largeur et la liberté de la facture, tout, dans ce panneau de dimensions pourtant bien restreintes, procède d'un art si élevé et si magistral que Hurger (II 200) a pu sans exagération rappeler à ce propos le souvenir d'œuvres analogues de Van Dyck et de Velasquez. » (E. MiciiKL. Gaz. des B.-.lrts 1888 p. 190). « Les terrains du premier plan, que foulentles pieds solides du beau cheval couleur chamois, sont largement et sobrement frottés, comme dans une peinture monumentale. C'est ce qui donne tant de grandeur et de relief à cette figure équestre, modelée et mouvementée sur un panneau de 38 centimètres ! Elle rappelle beaucoup par l'élégance delà désinvolture et la liberté magistrale de l'exécution une adorable étude de Van Dyck à Buckingham-Palace. Et, comme ce Van Dyck ressemble à un Velasquez, voici décidément notre Esaias en noble camaraderie » (BuRG. II, 200). Voir VosMAER, p. 55. L'attribution à Esaias aurait, en effet, besoin d'être bien prouvée.
Velde (Willem van de) le Jeune, 1633-1707.