D EXPORTATION
ArliclM.
Poid«<maesafM.
PiMt. pMs. Piaa.
para».
Poisson salé.
1 ocque
Fromage.
Beurre.
Laixl.
Longues.
la paire
Viande salée.
1 ocque
Caviar.
Saucisson.
Volailles.
la paire
Fruits secs.
1 ocque
Miel.
id.
Peaux de bœuf
et de vache,
chaque
— de chèvre,
id.
— de buffle,
id.
— d'ours,
id.
Tabac.
Chanvre.
Commuiilcatioii de son altesse séréiiisslnie le prinee de Moldavie^ adressée à rassemblée générale ordinaire pendant la session de Tannée 1989.
Arrivés au terme de la première période receiisementaire, nous devons reporter avec plaisir et reconnaissance nos regards sur cet intervalle de sept ans , si fécond en bienfaits, si plein de prospérité et d'avenir; nous ne pouvons , en effet , remonter au delà de l'époque qui a été signalée par l'introduction du règlement organique, sans rendre grâce au Très-Haut et sans être pénétrés de gratitude pour les augustes monarques qui ont doté la Moldavie d'institutions bienfaisantes.
A un régime irrégulier empreint de l'incurie d'un pouvoir éphémère , à un régime manquant de moyens suffisants pour opérer le bien, en même temps qu'il était
oppressif et vexaloire pour le contribuable , succédèrent des garanties précieuses, un ordre de choses stable et légal , qui assure le bien-être pubKc par le soulagement du cultivateur et par une progression croissante d'améliorations qui ont changé la face du pays. L'administration reposant sur une base légale ; les finances calquées sur un ordre de clioses régulier; la justice offrant à la propriété des garanties imprescriptibles ; une quarantaine dont les résultats inappréciables sont justifiés par l'expérience; une milice dont la bonne tenue fait oublier sa récente origine ; une garde armée dont les services ont été de la plus grande utilité ; les municipalités et tant d'autres institutions tutélaires dont aucune n'existait il y a sept ans , ont pu, dans cet intervalle, attester l'immense progrès en faveur de la situation intérieure du pays.
L'application de ces principes a été laborieuse , il est vrai ; mais, grâce à la sollicitude du gouvernement provisoire, une foule de dispositions supplémentaires, fruits d'une courte^ expérience, sont venues compléter le texte primitif du règlement. A mon avènement à la principauté, je ne me suis pas dissimulé la difficulté de ma position et toiit ce qu'il m'appartenait d'accomplir. Consolider et développer les institutions et faire germer les divers éléments que la date récente de leur consécration n'avait pas encore permis d'élaborery tçl fut le but constant de mes efforts. J'y ai employé toute ma sollicitude; des instructions détaillées, des dispositions spéciales ont servi à diriger ladministrateur et le juge dans la nouvelle voie frayée par le règlement, et, en les façonnant aux exigences de la légalité , à leur faire oublier les errements
routiniers et défectueux du passé. Les effets de ces soins et les fruits que les institutions réglementaires ont déjà portés sont irrécusables. La nouvelle ère qu'elles ont ouverte pour la Moldavie a signalé sa marche par autant de progrès, qu'il suffît de résumer pour en faire apprécier tous les avantages.
Dans un pays essentiellement agricole, l'état de l'agriculture est un des principaux objets qui doivent éveiller la sollicitude du gouvernement ; quand la récolte est abondante, le cultivateur, assuré de sa subsistance, peut se livrer à son trafic, faire face à ses besoins et effectuer des épargnes ; son aisance en est le résultat immédiat. Diverses calamités avaient précédé l'époque de l'introduction du règlement, et des années de stérilité l'avaient suivi ; les céréales s'élevèrent à des prix exorbitants ; la formation des magasins de réserve dut être ajournée, et les communes fureul grevées de dettes qui, au commencement de l'année i834, s'élevaient à plus^ de i5 millions. Dès lors le gouvernement plaça au nombre de ses principaux soins celui d'étendre et de varier la culture des céréales ; des ordres sévères imposèrent aux administrateurs l'obligation de veiller aux ensemencements de seigle et des pommes de terre ; ce qui servit à soulager d'une manière très-efficace la détresse des communes. Des années de fertilité succédèrent à cet état de souffrance, et l'extension imprimée à l'agriculture amena une production tellement abondante , que les prix des objets de première nécessité baissèrent immédiatement au dixième de leur taux primitif. L'aisance se répandit dans les comnmnes. Les magasins de réserve ont déjà parcouru leur période triennale et se trouvaient appro-
visionnés , à la Au de rannée passée , d'une quantité de 62,111 kilog. de ma'is. Le dépôt de l'année 1835, ayant été distribué aux villageois, a pu déjà les convaincre par l'expérience que cette mesure tutélaire n'a en vue que leur bien-être. Les dettes communales, diminuant de jour en jour, ont été enfin totalement acquittées, et sur les 15 millions il ne reste* plus à la chaire des communes que les dettes flottantes, évaluées à peu près à un million, et nécessitées par le trafic des villageois : celles-ci sont de nature à n'être jamais entièrement éteintes. Cependant cette aisance publique , fruit du bien-être du contribuable et du bas prix des céréales , a dû , d'un autre côté, occasionner quelque stagnation dans le commerce de la haute Moldavie, qui est privée des avantages que la proximité de Galatz offre aux districts rapprochés du Danube. Le mouvement progressif imprimé à l'agriculture a dû produire sa léaction et amener un engorgement de produits ; les dernières années ont été plus ou moins niarquéesdece symptôme, résultat infaillible d'une grande abondance dans un pays purement agricole. Il n'y a que le besoin qui puisse réellement remédier à ce mal , en suggérant au producteur 1rs moyens de sortir d'embarras ; mais le gouvernement n'a, de son côté, négligé aucune des facilités qu'il était en son pouvoir de fournir au commerce : il a pris à tâche de seconder l'écoulement des denrées, d'assurer les débouchés, d'améliorer les voies de communication, de multiplier les marchés et les foires qui servent à stimuler le trafic et à augmenter les transactions et les entreprises agricoles. Mais l'intérêt des producteurs est , ainsi qu'il a été dit , le plus sûr moyen d'atténuer les effets de l'engorgement qui se fait
seuiir, et Ton peut déjà i^emarquer av€€ satisfaction que Taanée courante a été signalée par un mouvement in^ dustriel imperceptible encore , il est vrai , mais assez réel pour présager une tendance à de nouvelles entreprises, qui ne peut avoir que les effets les plus favorables. Pour venir en aide à ce nouveau besoin, qui tôt ou tard devra implanter en Moldavie des industries autres que cell« de -l'agriculture , le gouvernement s'attache à introduire la tbéorie et la pratique des arts industriels^ soit en envoyant des élèves puiser , dans des instituts de l'Europe , les notions et les procédés 4}u'ils viendront introduire dans leur patrie, soit en pourvoyant aux établissements qui auront pour objet l'enseignement des arts et des métiers. L'intérêt des particuliers et la tendance des producteurs^ se trouvant ainsi combinés avec les facilités que le gouvernement peut fournir, devront infailliblement amener les résultats les plus avantageux.
Le commerce, entouré des garanties qui lui ont été assurées par les institutions, a acquis une extension de plus en plus remarquable. Les moyens mis à la dispo* sîtion du gouvernement ont aidé son développement progressif* Une preuve concluante de ce progrès est l'ac^^ croissement des revenus de la douane, dont le chiffre, ne montant, en 1834, qu'à H mille ducats, s'est élevé main-* tenant au delà du double , bien que les droits d'expor^ tation et d'importation fussent restés invariables. La ville de Galatz , l'unique débouché du pays sur le Da^^ nube, a dû devenir l'objet d'une sollicitude particulière; érigée en place d'entrepôt et port franc, elle a été dotée de diverses améliorations propres à la sécurité des corn*
merçanU et à faciliter leurs entrepiiaes. Quoique nous ayons lien de constater la prospérité croissante de cette ▼ille, qui compte plusieurs nouveaux établissements de maisons commerciales , il ne fiiut pas se dissimuler qu'il ne reste encore beaucoup à Csiire pour rendre le port de Galatz aussi florissant qu'il doit l'être. Il ne nous est pas permis de douter que l'assemblée n'apprécie dans toute leur plénitude les bienfaits que ce débouché est destiné à répandre sur le pays, et qu'elle ne soit conyaincue que tout sacrifice ayant pour but son amélioration ne soit acquitté au centuple par les bénéfices que les producteurs devront en recueillir. Gela est si vrai, que la seule confection d'une chaussée a reversé sur le pays des sommes de plusieurs millions , puisqu'elle a servi , pendant les inondations de l'année passée , à entretenir la cornmunicatiou de la ville avec le port. Ces inondations mêmes ont été cause que les fondements de la nouvelle quarantaine n'ont pu être posés à l'époque convenue avec Tentrepreneur, et que le plan primitif a été modifié d'une manière qui puisse préserver l'édifice des effets des plus forts débordements. Il a été procédé en même temps à la construction d'une caserne qui dispensera les habitants de la ville de la nécessité des logements militaires. En définitive , le mouvement ascensionnel du commerce est constaté s la mesure de ce progrès se trouve , comme il a été dit , dans l'accroissement des droits d'importation et d'exportation, indice irrécusable de la multiplicité des transactions commerciales et des avantages qu'en retirent , par une affinité natuwUe , les producteurs à la suite de la prospérité du commerce, les finances vu l'augmentation de leurs revenus, et le con-
JUStiFICÀTIVES. 371
iriboable moyennanc son trafic, et l'assurance de suffire aux besoins publics par les moyens ordinaires.
Uâe desaméliorations qui doirent marcher de front avec la prospérité commerciale est celle des chemiiis publics ; rien n'a été négligé par le gouvernement pour tirer le meilleur parti des ressources que le règlement a destinées à cette fin ; bien que les voies de communication soient encore loin d'atteindre l'état requis par les exigences du commerce, vu l'exiguïté des moyens et les difficultés dont le travail des chemins se trouve entouré , on ne saurait cependant se rappeler l'état où ils se trouvaient, il y a quelques années seulement, sans constater ^n pro^ grès réel, et sans trouver, dans les avantages mêmes qui en résultent , la garantie des améliorations ultérieures. La ville d'Iassy a vu , dans cet intervalle , ses principales rues pavées. Les chemins de la banlieue ont été convertis en chaussées , offrant jusqu'aujourd'hui une étendue de 3,03S toises. Plusieurs ponts en pierre, nouvellement construits, contribuent à la sûi*eté des com munications aussi bien qu'à l'embellissement de la ville. 600 tobes de chaussée viennent d'être achevées dans la direction de Socola. Les villes des districts ont eu leur part du progrès ; à Botochani, 588 toises ont été pavées jusqu'à l'année passée^ A Berlad, 683 toises de la grande route sont déjà convertie* en chaussées^ Sur 5,300 toises de chemin conduisant à la frontière de la Bucovine , 3,445 sont achevées, et le reste se trouve en état de consûtictionw Dans cette même direction , 4 ponts en pierre et 32 en bois ont été confectionne's. La ville de Galatt possède déjà des chaussées dans une étendue dé
La sûreté publique est de même un des éléments indispensables à la prospérité du commerce, qui repose sur la confiance et sur l'affranchissement de toute entrave. Le fléau du brigandage était depuis longtemps enradaë dans le pays ; l'apparition périodique des malfaiteurs, dès le commencement de la belle saison, portait la terreur dans les campagnes, et mettait (^tacle à la circulation des capitaux et aux opérations du commerce. L'organisation des gendarmes (slougitors) servit à atténuer peu à peu le mal et, nous pouvons le dire actuellement avec assurance, à l'extirper définitivement. Des ordres sévères ont imposé aux administrateurs l'obligation d'employer des moyens efficaces à la poursuite des brigands, et ont rendu les communes plus attentives à la présence d'individus suspects. Les receleurs et les vagabonds sont devenus l'objet de recherches assidues. Des piquets de gendarmes ont été installés dans les passages les plus périlleux ; des récompenses et des encouragements leur ont été prodigués toutes les fois qu'ils se sont dévoués en faveur de la sûreté publique. Ainsi poursuivies sans relâche , débusquées de leur- retraite , dépourvues de l'asile qu'elles trouvaient dans les maisons de recel, frappées de toute la sévérité de la loi , les bandes des malfaiteurs ont dû succomber à ces efforts réunis : leur disparition graduelle a été signalée par la progression décroissante des peines dont ik étaient l'objet. Le paySy rendu à la tranquillité, n'a eu à déplorer , dans le courant de l'année présente non plus que pendant l'année 1839, aucune punition capitale. La maison de détention centrale, qui comptait ordinairement, il y a quatre ans, de 150 à 200 prévenus, n'en contient maintenant que
de 30 à 50, la plupart pour des délits et de simples vols. Cette situation de la sûreté publique est un résultat dont nous ne pouvons trop nous féliciter, et dont la continuation est garantie par l'efficacité de ces mêmes mesures qui ont servi à l'amener.
L'institution des municipalités n'a pas moins contribué aux améliorations des routes et à la sûreté publique dans l'intérieur des villes. C'est aux revenus municipaux que sont dus en partie les mesures contre l'incendie , l'assainissement des villes , la surveillance sur l'abondance des objets de première nécessité, l'unité des poids et mesures et tant d'autres dispositions tutélaires qui n'existaient pas auparavant.
L'organisation et l'entretien de la compagnie des pompiers, dont les services ont été constamment efficaces, l'acquisition ou la construction de divers établissements d'une utilité constatée, la confection de plusieurs ponts et chaussées, soit à lassy , soit dans les villes des districts , sont le fruit des ressources offertes par les mêmes revenus : leur augmentation progressive et l'extension des établissements municipaux sont un gage de progrès que nous sommes heureux de pouvoir constater par des faits irrécusables. Dans l'origine, la totalité de ces revenus s'élevait à peine a la somme de 429,452 piastres, savoir :
lassy, 202,91 4 piastres.
Berlad , 23,333
Galatz , 84,635
Fokchani, 37,147
Roman, 28,172
Botochani , 53,351
Actuellemeal its foi^mept un total de 816^54 piastres, sans y compreoidre ceux de la municipalité nouydlement créée dans, la TÎUe de Bafceu, savoir :
hssjf 456^024 piastres.
Berlad » 31,05»
Galau, ll3/»7
Fokchani ^ 69,927
Roman , 96.406
Botochani, 19Qi901
Un des principauiL bienfi^ls dooil le rigleiment % dot/à la Moldavie est, sans contredit, VéjaWÎMement de la qna* mntaîne. Une expérience de sept a^isa prouvé reffiçacitié des^mesures sanitaires et l'utilité inappréciable d^nt elles 9^.1 é^ po«r lepays. A plusieurs reprises, dans cet intervalle , le fléau de la contagion est venu s'arrêter devant cette barrière, qu'il n'a pu surmonter. Nausdevçnspous féliciter de voir cet établissement de récente origine of- (ry[ déjà toutes les garanties nécessaires contre uq mal qui plus d'une fois a porté de cruelles atteintes 4 Tejxistence et à la sécurité des habitants, ainsi qu'aux relations commerciales qui sont le premier élément du faien*rétre public. Cette sécurité ne pourra qu'être augmentée par suite de la translation de la quarantaine à l'aval de la ville, et des améliorations opérées disus le plan du nouvel édifice.
Nous ne devons pas perdre de vue la part active que la milice n'a cessé de prendre dans les succ^. qui tendent à préserver le pays de la contagion. La disciplinée et Texactitiule dans Taccomplissement de ces devoirs sont des qualités indispensables pour le soldat, et l'on ne sau- V2^it passer sous silence les progrès que la milice a faits
sous Fun et l'autre rapport. Deux mesures réglementaires relatives à la milice, le licenciement des soldats qui ont fait le service de six ans, et le partage de la population en trois sections pour régulariser le recrutement, ont été mises en vigueur dans le courant de Tannée dernière. La surveillance exercée par la milice sur la rive du Danube, compromise un moment par le débordement inusité de ce fleuve, n*a pas été néanmoins interrompue. Abandonnant les baraques submergées , les soldats ont continué de faire la garde sur des bateaux. Pour obvier a. un si grand inconvénient , la reconstruction des baraques est faite d'après un nouveau plan, sur des pilotis, de manière à ce qu'elles soient à l'abri des inondations.
La marche progressive de l'instruction publique est au nombre des avantages que le régime réglementaire a permis de réaliser par suite des ressources qui y ont été affectées. Le système suivi dans l'enseignement a pour principal but la moralité et le bien-être social. Introduire les sciences utiles qui servent à former l'homme , à lui inspirer ses devoirs, à améliorer son sort ; enseigner les arts qui doivent assurer les progrès de l'industrie et augmenter le bien-être public; procurer une existence aux jeunes gens qui , vu le dénûment de leurs familles , auraient été dans la société des êtres superflus ou nuisibles ; enfin former autant que possible l'esprit de ceux qui ne sont destinés par état qu'à exercer des métiers : tel est le programme que l'instruction publique s'est proposé , et dont nous avons tout lieu d'attendre les plus heureux résultats. Parmi les jeunes élèves qui avaient été envoyés à Vienne aux frais de la caisse des écoles, afin de se perfectionner dans les études que chacun d'eux
avait suivies, trois sont revenus pour introduire dans leur patrie les lumières qu*ils ont acquises et occupent déjà dans le collège des chaires spéciales. L'enseignement supérieur, entravé jusqu'ici par la seule raison que les élèves n'y étaient pas encore préparés , commence à réunir des étudiants capables d'en suivre le cours. Les éoles publiques comptent aujourd'hui 1,188 élèves.
La partie judiciaire doit aussi aux dispositions régie* luentaires sa nouvelle organisation. Une hiérarchie de tribunaux qui doit être une garantie pour l'obtention des droits de chaque particulier ; des formes de procédure permanentes ont donné à l'administration de la justice toute l'importance qu'elle doit avoir ; elles l'ont placée à la hauteur des principes d'équité généralement adoptés ; une conséquence de ces mêmes principes serait de poser unç barrière au renouvellement illimité des procès. Le but tutélaire des prescriptions du règlement à cet égard fut évidemment de mettre le bon droit à Tabri de la chicane, et d'assurer la propriété, qui jusque- \h ne pouvait avoir aucune stabilité. Dans ce double but et marchant dans la voie réglementaire , le gouvernement a employé de constants efforts 'pour diminuer les procès et entourer de fortes garanties la stabilité de la propriété ; bien convaincu que plus la propriété se trouvera à l'abri de toute atteinte , plus le bien-être des £eiinilles et, par conséquent, la prospérité publique seront assurés. Il est incontestable qu'on ne saurait jamais penser à améliorer sa fortune, si l'on n'est d'abord sûr de la posséder. Tels sont les motifs de haute importance qui ont engagé le gouvernement à porter une attention toute particulière sur cet objet, et qui, après les succès obtenus
jasqu'icî , lui ont fait un devoir de présenter à la session actuelle de l'assemblée générale quelques dispositions supplémentaires dans l'unique désir de lever les obstacles qui s'opposent encore au but salutaire que les institutions ont eu principalement en vue. C'est là un devoir de conscience dont le gouvernement a dû s'acquitter dans la conviction intime de servir la cause publique et les intérêts les plus sacrés de cbaque particulier. Les succès qui ont jusqu'ici couronné ses efforts suffisent pour l'encoura- .ger dans cette voie et pour lui inspirer cette satisfaction , qui est le résultat de l'accomplissement d'une œuvre salutaire. Un énorme arriéré de procès encombrait les instances judiciaires au commencement de l'année 1834, et semblait présager les plus graves difficultés pour la régularisation de la marche des tribunaux ; les renseignements pris dans les temps ont fait monter à 29,000 les affaires pendantes ; une pareille perspective ne nous a pas néanmoins découragés ; des mesures rigoureuses ont activé l'expédition des affaires ; malgré cet énorme arriéré, et le nombre de causes nouvellement intentées, qui , année commune, pourrait être évalué à 8,000 , on est parvenu , à l'aide du système de la classification des procès, à inspirer aux juges une émulation efficace, et à voir le nombre de toutes les affaires pendantes aux divers tribunaux réduit au chiffre de 4,000. Le terme prescrit pour les poursuites en empiétements a eu le ré^ sultat précieux de limiter , dans un cercle étroit , nonseulement les causes les plus chicanières, les plus attentatoires au droit de propriété, mais, qui plus est, de mettre fin aux actes mêmes d'empiétements. C'est prinçips^lement à l'efficacité de ces mesures que nous sommes
rcderables de l'extinction de rarrîéré, da rétablissement dePéquilibre dans Tadministration de la justice et de la simplification de la tâche des tribunaux qui, pour la première fois depuis l'introduction du règlement, se trouvent dans une voie normale. Plus ces bienfaits sont patents et leur importance générale , plus ils servent à démontrer la nécessité de remédier aux anomalies qui pèsent encore sur le système judiciaire; il appartiendra à l'assemblée de les apprécier et de réaliser les résultats que ks inté-^ rets publics doivent attendre de sa coopération.
Le système financier en vigueur a servi non-seulemeni à extirper ime foule d'abus attachés à l'ancien régime, à introduire l'ordre et la régularité dans le maniement des deniers publics, à soulager le contribuable en l'affrandiissant d'aune multitude d'impôts et de corvées vexatiMres, mais aussi à assurer les améliorations dans toutes les parties du service public par des allocations pédales. Il est vrai que des motifs majeurs que l'assemblée a appréciés dans le temps ont été cause de l'insuffisance des revenus pour couvrir les besoins du service public ; mais, grâce aux effioris employés pour porter remède à cet état normal du trésor, le déficit a sensiblement diminué d'anoée en année. L'état des finances pour l'exercice de 1839 doit offrir» pour la première fois, un excédant remarquable. Ce r^ultat est du en partie à l'accroissement de la population; mais les causes qui ont le plus contribua à le produire sont une économie stricte et constante dans la manutention des finances , ainsi que les améliorations matérielles qui ont répandu l'aisance dans ]fi& communes, qui ont facilité les échanges, protégé les . ansactions, assuré les voies de communication et im-
JUSTinCÀTIVES. 379
primé au commerce un mouyement d^extensîon progressif . Une circonstance digne de remarque et féconde en espérances pour FaYenlr est que ce progrès dans les ressources financières a marché de firont avec les dépenses considérables et extraoï'dinaires que des améliorations importantes ont nécessitées. Il suffira de mentionner les principales de ces dépenses laites depuis la mise à exécution du règlement , et surtout depuis l'année 1834 , pour donner une idée» quoique încomplèlei des besoins publics ftu^quels le gouyernement a pu i^re face» malgré l'exiguité et l'insuffisance des moyens.
Pour 12^447 toises de payés en tant que
le gouyiemement y a contribué* f • 730,000 pi^.
Une maison de détention centrale dans la yiUe dlassy , acquise pour la sommede 04,500
Deux maisons acquises également pour l'Académiç , et une troisième pour l*insdtut des jeunes fillçs; en tout.. • 423,045
Maisons pour écoles achetées dans, les districts en tant que la c^sçe d^4| éco^ les y î^ contribué 90,800
yil^ €4ffrpe ^OAstniUe ji lii9sy. . . . 941,607
Une caserne aux saUnes 17^000
Une caserne en construction à Galatz. . 121 ,75&
Treize maisons de détention construites dans les cheCs-lieux des districts sur les fonds communaux.
Une maison acquise à lassy pour la police 91,360
Un abattoir construit hors de la TÎtle. . 60,000
Quarantaine en état de construction à
Galatz . 378,000
Un magasin à poudre construit hors de la ville 9,772
Les bâtisses pour les piquets postés sur les
frontières . 51,921
14 ponts en pierre 115,837
94 ponts en bois 55,483
10,497 toises de chaussée 109,912
Ces diverses dépenses , qui montent à la somme considérable de 2,580,983 piastres allouées principalement sur le budget de la Yestiarieiet en second lieu sur celui des municipalités et des écoles publiques , n'ont néanmoins grevé ces budgets d'aucune dette ; loin de là , les écoles peuvent compter, à l'heure qu'il est, sur un excédant de 367,221 piastres; la caisse des hôpitaux jouit actuellement d'un capital de 600,000 piastres ; les municipalités ont vu leurs revenus annuels s'accroître de 386,902 piastres, et les finances, à la place d'un budget qui se trouvait au passif, offrent pour l'année 1839, en comparaison des recettes de l'année 1834, un surcroit de 1,560,124 piastres.
Cet exposé succinct des bienfaits du règlement et des résultats de son application , cette revue rapide d'une période septennale suffiront pour faire apprécier lea
efforts du gouvernement ainsi que les succès qu'il se flatte d'avoir obtenus par la constante sollicitude qu'il a mise au développement de la prospérité publique.
L'assemblée y puisera , nous aimons à le croire , des motifs d'espérance pour l'avenir du pays, et joindra, sans doute, sa voix à la nôtre pour offrir des actions de grâce au Très-Haut , qui est l'arbitre suprême des destinées humûnes.