ÉCHANGE
Sous le règne de l'industrie et du commerce , I'agcès a LA MER étant devenu la condition vitale des États , l'État qui n'a pas d'accès à la mer n'est qu'une enclave et ne mérite
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Aa lieo d'ealbair des auDiards à ereascr de plus en plus pmbodémeat Tornière de la politiqae de sang qui exerce les hommes à s*ailre-tBer et aboutit à rulDer les populations et & les maintenir dans Tétat de barliarie, ne vaadnit-il pas mieux eonsao'er les millions et les milliards à percer des isthmes, & perfectionner tous les moyens de circulation rapide, tous les moyens de communication abrégeant les distances, rapprochant les peuples, leur apprenant à s'apprécier réciproquement, les enrichissant et les civilisant? Est-ce que le régne de la liberté et de Tégalité des mers importe moins à la stabilité des gouTemements qu'à la prospérité des nations? Est<e qu'ils ne doivent pas savoir que point de débouchés, peu de travail, et peu de travail, plus de sécurité?
Ils craignent la liberté. Anachronisme! Ce n'est pas la liberté qu'ils doivent craindre, c'est la misère. Donc, c'est la misère qu'ils doivent combattre sans relâche et sans fin.
Concurrence au dehors comme au dedans, concurrence entre les peuples comme entre les individus; désormais c'eit à qui fisibriquera le mieux, vendra à meilleur compte, arrivera le plus vite et trouvera le premier de nouveaux (lél)ouch/!i.
I/Europe est appelée à assister à un nouveau spectacle. Autre spectacle , autre théâtre. Le théâtre de la terre suffi-
sait & la guerre, mais il en faut un plus vaste à la concurrence; il lui faut la mer.
La mer libre comme Tair : telle est Téchelle qui servira à «tresser la nouvelle carte de TEuropo.
Du haut de son rocher, le captif de Sainte-Hélène avait raison » quand il disait :
Nous devooa nous rabattre disormais sur la libre navigation des
Cétait la même opinion qu'exprimait, en d'autres termes, Barrëre, dans son rapport sur Tacte de navigation , quand il écrivait :
Ce n*e8t pas assex d'avoir fondé la République politique , il nous reste à fonder la République coxmbbcialb.
La métaphore qui consiste à assimiler les États à des vaisseaux et à dire : u Le vaisseau de VÈtatn n'est pas de mon invention, et, si elle a un défaut, assurément ce n'est pas celui d'être neuve. C'est rester dans cette métaphore consacrée que d'engager les pilotes couronnés à détourner de la terre leurs regards pour les porter désormais de préférence et les fixer sur la mer.
Alors ce serait le désarmement européen opéré par l'union maritime européenne.
Toutes les nations y gagneraient , aucune d'elles n'y perdrait, pas même l'Angletejrre.
Qu'y perdrait-elle?