ALPES DV SUD
Avec ses 170 mètres de chute, et le débit considérable des deux rivières réunies (5 et 27 mètres cubes], elle est installée pour donner 40 000 HP. C'est l'une des plus puissantes usines hydroélectriques de notre pays, et un des principaux centres de fabrication de l'aluminium, Plus au sud, le Fournel et la Biaisse fournissent encore quelques milliers de chevaux. C'est un total d'environ 50 000 HP, qui est appelé à se grossir prochainement par l'aménagement de la Guisane, de la Clarée et de la Gyronde.
2. La moyaana Durance est le domaine des usines de basse chute, peu nombreuses, mais très puissantes. Les affluents, Buech, Ubaye, Bléone, Verdon ne fournissent actuellement que quelques centaines de chevaux. Toutes les installations se trouvent sur le fleuve même. C'est, en descendant le fleuve, d'abord l'usine de Ventavon (haut. 57 mètres, puissance installée 39 000 HP). Propriété de la Société des Forces Motrices de la Haute- Durance, elle fournît son courant aux réseaux de distribution de l'Energie Électrique du littoral méditerranéen et du Sud-Électrique. Plus bas, l'usine du Poèt, voisine de Sisleroo, consacre ses 45 000 HP à l'électrochimie et à l' électrométallurgie. Les trois suivantes ; la Brillanne (17 500 HP), le Largue (9000 HP], Sainte- Tulle (40 000 HP) alimentent le même réseau de l'Énergie Electrique, dont elles sont la propriété. Comme la plupart des centrales, elles utilisent leurs pointes à des . préparations électrochimiques. C'est, pour la moyenne Durance, environ 150 000 HP dont les deux tiers sont employés au dehors, vers la basse Provence et le bas
bent une part tous les jours plus importante de l'électricité hydraulique venue des Alpes.
Pour satisfaire à ces besoins grandissants, d'importants projets sont en cours d'exécution ou à l'étude. Le plus urgent vise l'aménagement d'un puissant réservoir, à Serre-Ponçon, au-dessous du confluent de l'Ubaye, c'est-à-dire en amont de toutes les usines actuellement existantes ou projetées. Les eaux, retenues par un barrage de 91 mètres de hauteur, formeront une réserve de 500 à 600 millions de mètres cubes, capable de fournir à la Durance, en temps d'étiage, un supplément de 25 à 30 mètres cubes à la seconde. Le réservoir de Serre-Ponçon assurera un fonctionnement absolument régulier aux usines échelonnées, en même temps qu'il permettra d'atténuer le danger des inondations et qu'il servira à l'irrigation des plaines. Ainsi la Durance cessera d'être le « fléau de la Provence » et sera pour elle une source de richesses nouvelles. Les autres projets à l'étude comportent la construction de deux nouvelles usines d'au moins 100 000 HP ensemble, l'une au pied même du barrage, à Serre-Ponçon, l'autre un peu plus bas avant Ventavon. Le cours inférieur du fleuve, au-dessous de Sainte-Tulle, recevrait encore deux ou trois établissements. Ceux-là bénéficieraient à la fois des réserves de Serre-Ponçon et d'un autre grand réservoir aménagé sur le Verdon.
3° En dehors du domaine de la Durance, les usines se groupent en deux régions d'intérêt très inégal. A l'Ouest, c'est la bordure subalpine, de plus en plus abaissée et très sèche. La Drôme, le Lez, l'Aygues, rOuvèze, l'Arc ne fournissent que quelques centaines de chevaux employés à l'éclairage, à la mouture du blé, au pressage des olives. Le long du littoral, la situation est plus favorable. Des hautes Alpes calcaires de Provence étroitement pressées contre le