‹ La houilleChapitre 12 sur 27 · THE NEW YORK · texte numérisé non relu

THE NEW YORK

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VA) l\ HOUILLE.

(lo coke ou de dùhris de briques, humectés d'eau.U 1^;==^^ guz se divise à travers les passages que lui ou^tcbI t-f^ les fragments de coke réunis, et il abandonne le I . r(»stc du goudron qui le souille, ainsi qu'une partie de son ammoniaque. A l'origine, la colonne à coke recevait intérieurement un simple filet d'eau; aujourd'hui on remplace habituellement l'eau ordinaire par Tcau ammoniacale, provenant d'une jnVMMîdciite distillation, de sorte que Ton augmente pcMi à peu la concentration de cette liqueur qui (sl employée à préparer des sels ammoniacaux. On remplace fréquemment les colonnes à coke par des appareils do refroidissement et de condensation, horizontaux, souvent rangés les uns au-dessus des autres. Dans la nouvelle usine Ae Sainl-Mandé, le gaz arrive par un tuyau E (fîgV^) à, la. surfaœ snpéricnie d'une épaisse couche d'un côrpsporeux (|n'il Iraverse pour s'écouler parle tuyau S. — On a souv(Mil songé à placer ces appareils dans des r'uvcs remplies dVau qui activerait singulièrement le refroidissement du gaz ; mais on a reconnu que la plupart des eaux abandonnaient rapidement sur les tuyaux une couche pierreuse, non conductrice delà chaleur, et que le but qu'on se proposait se li'ouvait ainsi complètement éloigné.

La ligure 50 représente la série des colonnes à cok(» de Tusine de la Villetle.

Continuons à suivre le gaz dans les canaux si nombreux qu'il parcourt, et quittons les épurateurs

{ô'2 LA HOUILLE.

le gaz dans Tcau pour éliminer Tainmoniaque,^ dans un lait de chaux pour retenir Tacide sulfhydriquo. D*Arcel, plus tard, proposa Temploi de IV cide sulfurique, que Ton plaçait dans des caYei^.j on bois, doublées de plomb; on abandonna ot; corps dangereux qui était en partie entraîné paÇ' le gaz jusque dans les tuyaux en fonte qu'il dëtrOH sait, et qui offrait, en outre, rinconvénientdenl^ pas retenir l'acide carbonique. — En 1840, H.lUr loi proposa d'utiliser, dans Tépuration dugaX|k| chlorures de fer et de manganèse, résidus sail nulle valeur, qui proviennent de la fabricationdft clilore.

Aujourd'hui, on a remplacé ces différents produits ])ar la sciure de bois, imbibée de chaux et (le sulfate de fer. — Le mélange de ces matières ([ui produit, par double décomposition et par oxy- (lalion à Pair, du sulfate de chaux et du sesquioxyde de fer, est placé dans des claies, disposées on grand noml)re dans une immense salle, où To- (l(Mir (hî rainmoniaque , mêlée d'hydrogène sulfurô, trahit bionnctteniont sa présence quand on y jxMiôtre, ot offonse les narines et les yeux du visit(Mir. — Ces olaios sont disposées de telle soric (luo le gaz arrivant par le fond sature les pnv micros couches, tandis que les couches supérioui'os sont encore fraîches. A chaque renouvellonionl de la cuve , les lits sont descendus d'un **tage, et la couche supérieure devenue vide est

remplie d'un mélange frais, d'une couche de sciure récemment imprégnée. — Ce procédé a l'avantage de fournir un résidu que l'industrie utilise ; de ces boues infectes on retire un bleu de Prusse admirable, formé par l'action des cyanures contenus dans le gaz sur le fer renfermé dans le sulfate. Le lavage de ces résidus donne en outre une quantité considérable de sels ammoniacaux. — Mais nous verrons dans la suite quelles sont les ressources précieuses des résidus de l'usine à gaz ; abandonnons les salles d'épuration chimique et suivons le gaz, qui est maintenant prêt à la consommation, jusqu'aux gazomètres où il est recueilli.

Gazomètres. — Quand le gaz est épuré, il est dirigé dans d'immenses compteurs qui servent à mesurer exactement la production de l'usine, et il arrive dans des tuyaux qui le conduisent dans de grands réservoirs appelés gazomètres, àcsiims à le contenir jusqu'au moment de sa distribution, et à régulariser la pression dételle sorte que l'éclairage soit uniforme.

IjQ gazomètre à suspension est une grande cuve en tôle, retournée dans un vaste bassin rempli d'eau. Le gaz arrive à la partie inférieure du réservoir de tôle, le soulève peu à peu sans pouvoir s'échapper, puisqu'une nappe d'eau où il est inso- Juble lui intercepte le passage. En se soulevant, le

gazomùlre glisse dans les rainures qui lui servent de guides.

Le gazomètre télescopique est plus usité, il est formé de deux ou plusieurs cylindres qui s'emboîtent les uns dans les autres comme les cylindres d'une lunette. Quand le réservoir est vide, CCS cylindres de tôle occupent un assez petit volume et ils ne se séparent qu'en se soulevant sous > les efforts du gaz qui les remplit.

Enfin, le gazomètre articulé de Pauwels est certainement celui qui est le plus répandu. Il se compose de deux genouillères creuses qui facilitent les mouvements d'ascension et de descente du réservoir de tôle, et qui en môme temps servent de tuyau d'entrée et de sortie du gaz de l'éclairage. — La ligure 51 explique d'elle-môme ce système aussi simple qu'ingénieux, sur lequel il n'est pas nécessaire de nous étendre davantage. Les gazomètres de Paris sont de 10,000 à 25,000 mètres cubes ; ceux de Londres sont beaucoup plus volumineux.

Telle est la description sommaire de l'usine à gaz depuis la cornue jusqu'au gazomètre, ces deux termes extrêmes de ce vaste système si merveilleusement garni de mécanismes ingénieux. Ces organes, qui fonctionnent avec tant de régularité, ne sont-ils pas comparables à ceux d'un être animé qui a son estomac, ses poumons, ses artères, répondant tous à un but délerminé, ayant tous leur

usage propre? Il y a dans l'usine à gaz quelque chose d'analogue : vaste appareil de digestion où s'élaborent des principes divers, où la houille est absorbée pour nourrir tous ces épurateurs qui déverseront ensuite sur les rouages de Tindustric une infinité de produits utiles.

Mais est-ce bien là toute l'usine à gaz? N'y a-t-il pas encore quelque partie oubliée ou non visitée? Il nous reste à inspecter ce que nous voudrions pouvoir appeler la salle du médecin, c'est-à-dire l'endroit où l'on voit si le mécanisme de l'usine est sain, si le produit fabriqué est en bon état, s'il n'y a pas besoin de quelque remède à quelque organe. Nous voulons parler de l'atelier de pholométrie, où l'on mesure le pouvoir éclairant du gaz, où l'on constate sa valeur, où Ton s'assure qu'il est bien préparé, et que par conséquent le grand être complexe, qu'on appelle l'usine, a bien fonctionné.

Le Photomètre. — D'après le traité stipulé avec la ville de Paris , la compagnie parisienne doit fournir un gaz de l'éclairage tel, que 105 litres de ce gaz, brûlant pendant une heure dans un bec ordinaire, produisent une flamme équivalente à celle d'une lampe Carcel contenant 42 grammes d'huile par heure.

L'appareil photométrique employé pour comparer le pouvoir éclairant du gaz et d'une lampe Carcel est représenté dans son ensemble , dans la

ligure 32. Il so' compose de deui

séparées par un écran, A droite

voit dans le fond le bec de gaz,

plan la lampe à huile placée sui

balance. A gauche se trouve 1'

garde dans une lunette, où il co

produites par les deux lumières,

que métallique. Celte lunette cj

nie d'un verre rendu opalin pà

elle d'amidon. La lame métal

perpendiculaire au plan de ce

trouve placée dans l'axe du tul

que la lampe projette sur le ver

bre à gauche de l'opérateur, tan

gaz projette une autre ombre à

regarde dans la lunette, on voit

rectangulaires placées l'une à

les deux flammes n'ont pas un

égal, les deux ombres produitef

teinte uniforme, l'une d'elle ser

Taufrc. L'expérimentateur a la

net qu'il fait agir ; il augmente

coulcment du gaz, jusqu'à ce qu

oient la môme valeur, c'est-à-di

les deux flammes produisent la

lumière. On prolonge l'opérai ion pendant uu len^

suffisant pour que la lampe ait brillé lOgraniiiHB

d'huile, et, comme l'écoulement du gaz est r£^

par un compteur, on connaît le volume degu

consommé. On peut voir si i05 litres équivalent bien à 42 grammes d'huile. Les figures 33 et 34 représentent l'appareil en coupe. La lampe C est suspendue à une balance à côté du bec K qu'alimente le gaz écoulé par le tuyau M. V est la lunette, et C le verre translucide amidonné. NR est le compteur.

On commence par verser 10 grammes d'huile dans la lampe au moyen d'un entonnoir spécial, et on établit l'équilibre. Quand les 10 grammes d'huile sont brûlés, l'équilibre de la balance est rompu, le fléau C (fig. 35) s'incline et fait tomber Un petit marteau E sur un timbre F. Le bruit que fait le timbre sonore prévient l'opérateur quand l'expérience est terminée. 10 grammes d'huile ont été consommés ; quel est le volume de gaz brûlé dans le bec qui a produit la même quantité de lumière? Le compteur (fig. 36) donne exactement ce volume.

On voit que cet appareil photométrique est trèspratique et très-ingénieux ; il est employé aujourd'hui dans toutes les usines, et donne ainsi régulièrement la qualité du gaz produit.

Dans la salle de photométrie, est généralement un autre appareil (fig. 36) qui permet de reconnaître si le gaz de la houille est bien épuré, et s'il ne renferme pas d'hydrogène sulfuré. On sait que ce dernier gaz a la propriété de noircir les sels de plomb, ce qui permet de constater facilement sa

144 UHOinDiJS.

présence.Legazde rëclairage^par rouvorturëd^iin • robinet B, pénètre dans la cloche C ^i tra^ersaiit le bec B. Il se trouve en contact avec un papier /, ' imbibé d'azotate de plomb (fig. 37). Si le papi» reste blanc, c'est que le gax est bien préparé, qu'il ne renferme pas d'hydrogène sulfuré, et que par conséquent il ne pourra pas noircir les peintures à la céruse des appartements où il devra brûler.

La fabrication du gaz s'opère si régulièrement que ces précautions sont presque inutiles ; mais il faut savoir gré aux directeurs d'usine, et à l'adraiuistration du gaz parisien, de recourir à toutes les ressources de la science pour fabriquer on produit aussi pur que possible, et ne présentant pas d'inconvénients dans la consommation.

Nous avons fini de parcourir les nombreuses parties de l'usine à gaz, et il ne nous reste plus qu'à suivre les vapeurs de la houille dans les tuyaux souterrains qui les conduisent au lieu de leur combustion ; mais nous devons parler auparavant d'un autre mode de production du gaz de la houille, qui évite les canalisations, et qui dans un grand nombre de circonstances peut offrir un grand avantage : on a déjà nommé avec nous les usines à gaz portatif, que nous voulons mentionner, quoiqu'elles ne distillent pas la houille, mais le bog-head, produit naturel dont nous avons parlé plus haut.

LTffin: * GAZ tr

g^M r^^t^Êt. — Arase e1 Iniion^ on: éiiuU' la première îtàt Hmjturianiir guesliai: m, 3ort du gaz en If cumpriniaut àaa^ as rtsfrtfisous une f«-es¥àan ^ ilî- « û(> aiiuc^uervï : )^o^■gi[leleEdifficllh«'Jnl^li£5lli«l^^'T<l^ual: moutables. O&nL en efitri. ttuu! r^-oucm- k

Fig. K. — Le liiuLre di fiCiiAidum .

lème, prévenir les fuites sous une yr^sAyA:

idérable, préparer économiqueioenl ee ;;3z d'un pouvoir éclairant beao(%up plu* coiiiiaie que celui des usines ordinaires, onstniire enveloppes assez solides pour remisier u la iion , assez légères pour être transportées iinent, enfin faire écouler le gaz eoue une ion faible et constante, malgré la différence aric pendant la consammation du ga? Mirlnnl

150 lA nOUILLE.

pcrinctl raient pas d'établir des canalisations i'm prix considérable.

C4»BMMBai«tioa ém «as. — La ville de Paris pN sùde aujourd'hui dix usines à gaz, qui sontsiti dans les localités suivantes :

Saint-Mandé

La Villetle

Ivry

Les Ternes . : ) Usines dans Puis.

Passy

Vaugirard

Hclleville

Saint-Denis

Boulogne } Usines hors Paris.

Maison-Alfort

Ces usines ont été fondées successivei puis 1818.

La longueur de la canalisation souterraii blie sous les rues de Paris, est de pliis d'un de mètres, ou de 250 lieues, c'est-à-dire la di de Paris à Berlin.

En 1855, la consommation du gaz s'est éle^ 57,707,000 mètres cubes; en 1858, elle élaili 57 millions de mètres cubes , que produisait !240 millions de kilogrammes de charbon de U Aujourd'hui la production est d'environ un tiî plus considérable.

En 1853, il y avait à Paris 227,000 becs d'écii rage; en 1858, 307,000.

Le prix du mètre cube de gaz vendu au côni|

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