‹ La Huronne: scènes de la vie canadienneChapitre 1 sur 33 · Troisième partie : Le Désert américain · texte numérisé non relu

Troisième partie : Le Désert américain

gomglvsion 350

Imprimerie L. ïowom et C% à Saint-bermaifl. OOglC

{aaikKBâ m x^ m GANAvmiHv)

PROLO&UE

•T... tJae heure du matia sonna à Notre-Dame de Montréal, métropole du bas Canada. M. Villefrancbe tressaillit.

— Déjà! s'écria-t-il.

— Il faut partir, monsieur , dit Jacques avee un profond soupir*

— Une minute encore et je suis prêt , reprit le notaire en pliant une lettre et en y apposant un sceau armorié.

Après avoir fini et mis une adresse sur Tenveloppe, il ajouta:

— Tu te rappelleras bien mes dernières instructions ?

Un signe de tête affirmatif fut toute la réponse du vieux serviteur.

— Tu pleures, pauvre Jacques! dit ensuite M. Villefrancbe se tournant et prenant affectueusement la main de son domestique.

— Hélas! monsieur, répliqua celui-ci, comment pourrait-il en être autrement! quand je songe... Bonne sainte Vierge!...

Fondant en larmes, il ne put acbever sa pensée.

L'appartement où se passait cette scène était triste et désolé comme le cœur des deux uniques personnages qui roccupaient. C'était une grande pièce sans tapisserie, au plancher pourri, défi

fonc^ en plusieurs places, au plafond ouvert à tous les vents, aux murs délabrés, lézardés, d'un gris verdâtre , suintant Thumidité* Pour tout ameublement, elle avait un lit ou plutôt un grabat, dépourvu de rideaux, quelques chaises de bois peint et une table fabriquée avec quatre planches mal jointes posées sur des tréteaux à peine équarris. Une cruche de faïence ébréchée, un verre rempli d'un liquide rouge, une écritoire, du papier^ des plumes, et plusieurs paquets, soigneusement cachetés, étaient épars sur la table autour d'une chandelle de suif jaunâtre, à l'odeur infecte, fichée dans le goulot d'une bouteille qui lui servait de flambeau. La misère la plus complète régnait dans cette chambre. Cependant ses hôtes ac«tuels semblaient plus habitués au luxe qu'au dénûment.

Le premier, M. Villefrauche, était un homme de trente-cinq à quarante ans. Sa taille était élancée, bien prise quoique assez maigre ; son visage annonçait une de ces douleurs lentes qui rongent plus impitoyablement l'existence qu'un cancer. Il avait les cheveux noirs^ le front élevé, découvert, quelque peu rétréci vers les tempes, les yeux caves, brillants sous l'enfoncement de l'arcade sourcilière, le nez long, busqué, sillonné aux coins des narines par deux rides qui couraient vers les commissures de sa bouche fine , pincée , et se perdaient sur la sécheresse de son menton proéminent. Des joues creuses^ un teint bistré et des maxillaires saillants achevaient de donner à sa physionomie un caractère qui eût dérouté les diagnostics des phrénologistes ou des faiseurs d'horoscopes. Certaines gens auraient cru voir dans cette figure l'incarnation de la passion ; d'autres eussent avancé qu'elle cachait une âme froide, un esprit mordant et railleur, mais incapable d'un sentiment énergique. La suite de ce récit nous indiquera quelle sorte de jugement on pouvait porter sur M. Villefradche.

Jacques, son domestique, avait dépassé la cinquantaine, mais c'était un vieillard encore vert, plein de sève et de vigueur.

Des circonstances particuli^.res l'avaient mis au service de M. Villefranche qu'il aimait avec une tendresse mêlée de respect et de dévouement sans borne. Il était d'ailleurs payé de retour; et ses rapports avec le notaire n'étaient point ceux du valet avec le maître. M. Villefranche ne commandait jamais, Jacques obéissait toujours; le premier levait-îl les yeux, le second avait compris ce qu'il désirait ; ils vivaient comme deux amis, l'un concevant, l'autre diri-

S^ânl. tek délit individualités formaient ainsi iin tout coipplet, fort de la double forcç intellectuelle et physique , parce que , à notre sens, la force du corps ou de Vime est d'autant plus virile qu'ellQ est l'expression de volontés isoîéeâ mais agissant simultanément. La discipline qui constitue la puissance des armées est la preuve do cette opinion.

Après un instant dé môme silence, le notaire se leva.

— Allons, dit-il, point de faiblesse; marchons!

Jacques essuya ses yeux avec la manche de son capot et imita le mouvement de M. Villefranche.

Us s'approchèrent d'un grand coffre noir , rangé dans un coin de la pièce^ le prirent pai des anneaux en fer fixés aux extrémités, sortirent lentement, descendirent k rue Saint-Gabriel en longeant le trottoir pour ne pas être remarqués, traversèrent la rue des Commissaires et déposèrent leur fardeau dans une chaloupe amarrée à l'un des quais du Saint-Laurent. Ils avaient opéré le trajet sans prononcer une parole. Saisissant k$ avirons !(• Villefranche dk tout bas à Toreille de Jacqtles :

— Va chercher là petite boite ; voîçî )a diet du logis. Avant d» le quitter, tu mettras tout en sûreté, t^endant ce temps, j'abandoU'^ nerai le rivage et j'irai t'attendre en bas de la prison.

Ail bôiit i^ vingt MnuleiS, Jacques rejoignait h nptaiire à l'endroit désigné:

— Personne ne t'a-t-il suivie demanda Â. Villeàranche,

— Je ne crois p^s.

— C'est bien. Enveloppe la botte dans mon manteaii» de pçur qne la fraîcheur ne ce communique aux armes.

Le domestique obéit sans faire une observation, Villefranche s'assit au gouvernail ; Jacques empoigna lesrame^ et Fesquif s'éloigna rapidement de la grève.

C'était par une de ces belles nuits que Ton m trouve que sous le del d'Italie ou du Canada/ Le firmament était uni comme UM miroir. Des globes étincelants constellaient l'azur de la voûte éthérée, et la lune, rayonnante, plaquait d'argent les bords du Saint- Laurent. Où touchait à la fin de l'été; l'atmosphère était douce. Une tiède brise courait dans l'air, promenant sur ses ailes impalpables le parfum des prairieâ mêlé à la senteur pénétrante des I^M âfuatiqaes*

Bttrfl&t un Mset lon(; intervalle, nos nôttûMës nàUtolbiéiâ sa tinrent dans une tacitumité absolue.

Le front renversé dans les mains, le notaire réfléchissait ; Jacques nageait vigoureusement en côtoyant la rivé droite du fleuve.

— Nous sommes loin de la ville, dit M. Villefranche. Oblique à gauche. Je ne veux pas le rencontrer avant Tinstant décisif.

— Viendra-t-il par ce ckenail? fit Jacipies»

— Cela se pourrait.

— Ahl

L'aube blanchissait Thorizon, et une ga2e légSre, aérienne eomme fa fumée que Fardeur du soleil fait jaillir des marécages, folâtrait sur les ondes du Saint-Laurent, quand on aperçut les îlots de Boucherville.

— Est-ce là? interrogea le notaire en pointant du doigt un rideau vert sombre qui bordait le paysage.

Jacques tourna à demi la tête et répliqua :

— C'est là.

*— Quelle distance encore?

- Environ une lieue.

c»- Serons-nous débarqués pour cinq heures?

— Certainement.

— Distingues- tu un autre canot derrière nous?

— Aucun.

— J'espère bien qu*il ne manquera pas, poursuivit le notaire avet une fureur concentrée.

— Il ne manquera pas, dit Jacques.

Le silence recommença jusqu'à ce que la barque fût panenue à la hauteur du premier ilôt.

— Aborde, commanda Villefranche*

— Non, àTautrel

— Veille à ce que nul ne nous guette.

— Je veillerai.

L'embarcation fut attachée à une grosse radne, dans une petite anse ombragée par une coupole de trembles. Puis, les deux hommes mystérieux souleirèient le coffre, le transportèrent sur la plage et se frayèrent un passage à travers les ronces et les rameaux des grands arbres, dont les membres chevelus s*entre-baisaient amoureusement. Chargés, comme ils Tétaient, Yillefranche et son domestique avancèrent avec beaucoup de peine ; mais néanmoins ils finirent par déboucher dans une étroite clairière; jetée au sein du fourré, comme une oasis au sein du désert. Une riche nappe de verdure, damassée de fleurs aux nuances chatoyantes et ployant leurs mignonnes têtes sous le faix des gouttelettes de rosée , tapissait T enceinte de la clairière. Éveillés par le soume de Faurore, Jes oiseaux gazouillaient leurs chants barmom'eux à la cime des merisiers, et. Ton entendait le murmure des vagues lutinant sur les galets des battures.

— Nous sommes arrivés, dit Jacques d'un ton ému.

-'Ge sera donc ici! répondit amèrement Yillefranche. •• Creuse la fosse! Moi, je n'en aurais pas le courage.

Le domestique se mit incontinent à Tœuvre , tandis que son maître s'agenouillait près du coffre. Une heure s'écoula, pendant laquelle le calme solennel de la nature ne fut troublé que par le son mat et sourd de la pioche taillant une ouverture dans les entrailles du sol. Le trou avait atteint une profondeur de quatre pieds sur deux de large et six de long, lorsque Jacques s'écria douloureusement:

— C'est fait»

— Mon Dieu! exclama Villefranche, en crispant les mains contre son visage.

Jacques marcha vers lui et lui toucha l'épaule.

— Il est temps! dit-il.

Le notaire recula avec un frisson convulsif.

— Il est temps! répéta Jacques d'une voix sévère, bien que brisée par le chagrin.

— Tu as raison 1 dit Villefranche. Plus d'hésitation ferait lâcheté. 11 ne tardera pas à se montrer ; Mtons-nous !

Au moyen de cordes, ils descendirent le coffre dans la fosse qu'ils recouvrirent de terre, de mottes, de gazon et de mousse, afin de

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faire disparaître les traces ^f^ YxrA^m^^W* Ui tr^i^V etebe^l» VU« leiratiche, dont les t aits étaient bouleversés, dit k Jacques :

— Si je suçcoffll)e, spuviepç-toi de {oes instructiqa^.

— Je xçiÇû ^ovismàf^i^ répondit flegipatiqHf^m^Pt le domeiH tique.

Comme il terminait cd$ mUkt deui individus pénétrftrent dans la clairière. C'étaient des gens» yéiuu avec une cxreBstYe recherche. Le plqs âgé acpp^it Uento an^ e( çiemblait êt-'ô le type du don Juan de Byron, Son camari^de étoit un gros garçon, bouffi, replet, à la mine réjouie et égoli^te, }} tenait, cachées sous son manteau, des épées qu'il pîqu^ sur h «QUCbe d'un chêne, immédiatement après leur arrivée,

— Vous $tes exacts, mossieurs, dit le notaire» saluant les nott- \6m^ venus,

— Monsieur Vermillîer, mon seeoud, dit le plus vieux des jeunes gens.

Vi'lefranche sinclina et répondit en présentant son domestique : -^ Jacques, mon second.

— Qu. Iles sont vos armes, monsleurî

— Le pistolet.

— Soit. Nos témoins régleront les djsposîtîons du duel.

— Elles sont toutes réglées, monsieur Hermis^on, ^ — Pardon, monsieur, mais...

— Monsieur, dit Villeffanche avec hauteur, je suis Tinsulté; J'ai le droit de tout arranger moi-même, et j'ai résolu que l'un de nous mourrait ici.

L'élégant pâlit légèrement.

— En conséquence, continua son interlocuteur, brq^nt pour ainsi dire les syllabes entre sç^ dentg, j'jii résolu quQ nous nous battrions au pistolet, à bout portant, et qu'un seul pistolet serait chargé. Telles sont mçs conditions, les conditions que vous accepterez.

— C'est impossible ! s'écria Vermillier. C^îa ne serait plus nn cartel, mais un assassinat, f n ipa qii^lité 4^ témoin, je m'oppose

— Vous ne vous opposez à rîen^ monsieur, interrompit le notdre. M. Hermissqn aurait dû vous apprendre qu'entre nous ils'a*

git de çb^6 9Jrieu8e«, non de niaiseries. L*un de nous moumid, soyez-en intiroement persuadé.

— U est d'usage cependant, insista Vermillier«..

î — II* n'y a point d'usage dans les circonstances extraordinaires. ' ' Nous ne nous sommes pas donné rendez-vous pour discuter. Mon*

sieur Hermisson, êtes-vous prêt?

! — Oui, monsieur, balbutia le jeune homme avec une terreur évi- > dente. ^

' Le notaire fit un signe à Jacques qui, prenant la petite boîte qu'il avait apportée, s'éloigna à quelques mètres en compagnie de Tautre témoin. La botte renfermait une paire de pistolets. Ils furent déchargés, puis Tun d'eux rechargé par Vermillier qui les entoura dans son manteau. Une pièce de monnaie, lancée en Valr, décida naturellement du choix des armes. Le sort fut favorable à Hermisson ; il introduisit sa main dans les plis du manteau, hésita quelques instants et retira un pistolet ; son ennemi prit l'autre sans sourciller. Ensuite les deux antagonistes, se posant face à face sur le terrain où Jacques avait enfoui la caisse, et chacun ayant le canon de son arme appuyé contre la poitrine de son adversaire, attendirent le signal que devait leur donner Vermillier. Villefranche était froid, glacial comme la statue du Commandeur ; seulement ses prunelles brillaient d'un éclat sanglant et un sourire de sinistre satisfaction plissait ses lèvres. Hermisson, au contraire, tremblait comme fa feuille et fermait désespérément les yeux.

Son témoin l'examinait, en haussant les épaules. Vingt secondes, vingt siècles passèrent avant qu'il mit fin à cette scène épouvantable dont il semblait prolonger à plaisir les terribles péripéties. • Jacques était muet et affreusement pâle. Tout à coup Vermillier frappa deux fois dans ses mains et une détonation retentit. L

Hermisson lâcha un cri perçant, tournoya sur lui-même et tomba à la renverse.

Il était mort !

Délivré de ses appréhensions, Jacques se précipita vers le notaire pour l'embrasser. Mais celui-ci, l'arrêtant d'un regard, se pencha sur le cadavre de son malheureux antagoniste, déchira le vêlement qui couvrait sa blessure et, après s'être assuré que la balle avait traversé le cœur, dit fi^oidement :

— La destinée est juste l Mon devoir est accompli l

— Un Lovelace de moins I pensa Vermillier en aUumant un cigare. Que ferons-nous de ce cadavre? demanda-t-il à Villefrauche.

Les bras croisés sur sa poitrine et le front chargé de nuages, le notaire rêvait profondément. Vermillier réitéra sa question.

— Ce que vous voudrez, monsieur, répliqua- t-il alors.

— Si nous confiions au Saint-Laurent le soin de sa sépulture?

— Gela est votre affaire et non la mienne.

— Je ne pourrais, étant seul, le traîner.

— Qu'à cela ne tienne I Jacques vous aidera.

Le corps de la victime ayant été plongé dans le fleuve, Villefranche et son domestique remontèrent dans lejir canot et gagnèrent Sorel à toutes rames. Vermillier quitta également Tilet et se rendit à la paroisse de la Pointe -aux-Trembles.

Les acteurs du drame présumaient que ce meurtre demeurerait à jamais enseveli dans Tombre et le mystère ; ils se trompaient, ils avaient été vus, car tout de suite après leur départ, un homme s'élança de la futaie en criant .

— A moi le trésor !

S'emparant de la pioche que, par mégarde, Jacques avait laissée, il se mit à creuser le sol, au lieu où avait été enterré le coffre. La soif du gain le stimulait, il eut promptement déblayé la fosse. En deux coups de son outil il fit voler en éclats le couvercle de la caisse, et se baissa pour en examiner le contenu, mais aussitôt ses cheveux 66 dressèrent sur sa tète et il s'évanouit en poussant une exclamation d'horreur t

Villeiranche et son domestique s'enfuirent sur-le-champ an États-Unis, où ils s'embarquèrent pour la Colombie. Depuis la perpétration de sa vengeance, le notaire se drapait dans un impénétrable manteau de tristesse, et lacques, connaissant son maître, s^étût bien gardé de troubler la profondeur de ses rêveries. Mais, quand le vaisseau qui les emportait eut quitté les cdtes de New- York, quand les regards n'eurent d'autre horizon que l'immensité de rOcéan couronné par Timmensité des cieux, quand leurs oreilles n'entendirent plus que le bruissement des vagues moutonneuses, le sifflement des vents dans les cordages du navire, quand tout autour d'eux fut grand comme le Créateur, mystérieux comme Tétemité; quand, à la stupeur que causent toujours les premiers moments passés en pleine mer, se joignit ce trouble pbysique résultat de tout changement dans Thygiène ordinaire, quand M. Villefrancbe devint plus sombre, à mesure qu'on s'éloignait> Jacques sentit que le moment était arrivé de sauver son ami. Pour cela, il fallait attaquer le mal à sa racine, rouvrir la blessure, en écarter les lèvres, en sonder la concavité, et cautériser les chairs pantelantes. Sans doute Jacques ne se fit pas cette réflexion ; mais^ à défaut de science, il avait un instinct naturel et une longue expérience, qui lui tenaient lieu de ces notions, souvent erronées, qu'on ramasse dans les livres ou dans les salons du monde. Il savait surtout ceci, c'est que de même que petite pluie apaise grand* vent, simple rosée de larmes apaise grande douleur, i Si mon maître pouvait pleurer ! • se disait-il, en voyant Villefrancbe,' sur le gaillard d'arrière, l'œil sec, brûlant, lès bras pendant le long du corps, les mains convulsivement croisées et retournées de sorte que le revers faisait face au visage. £t il cherchait dans son cerveau le moyen de réaliser ce souhait. Un matin que le notaire paraissait plus affecté que de coutume, Jacques s'approcha dA lui :

— Monsieur I dit-il doucement.

— C'est toi, mon bon Jacques, répondit Villefiranché de l'air d'un homme qui s'éveille.

— Vous ne vous êtes pas couché la nuit dernière, reprit le domestique avec un ton de tendre Kproche.

— Je n'ai plus de sommeil !

> — Ces veilles successives voua tueront, monsieur I ' Villefranche sourit amèrement.

'-' Jq TQudrms mourir I dit*il ensuit^, çn pencb^nt \^ MlQ sur sa poitrine.

^ Mourir I répéta Jacques. SpQt-çe là les principes que ^pysf Hl^di^z n4su^r@? U^ m^if^ «sfH le refuge d^s àme» fprtem^pt Iremp^aii? K'ayejt-yop^ pas \m mi^siQ» k apcpwplir'sur c^^te terre? 0ut>lie9-vpU9 }e$ parplç^ que vpp^ prpPPQÇâtçs fipri$ U*ft t^^lmm

-^ Silence | s'écria |)ru$q^pnl^t ViUefr^n^lç, Pft? m mot 4e plus ^ur elle {

— Mpusieur ^e m^x\\t^ digPQ 9lors, persista le dpmestiqup ; pul çri, pql{e plaintp, aul $pupir| ffîpnsieur^it; « Mon Adèle m festel »

}s p^re bpnditi^mmp s'il «(t été frappé ^u cpeur* -^ Jacques, ti) es l^iea duir pPUP moji xQurmiira-t*|l avec pu ge§t« iq)pp3?iblp h déarire.

^ Ab ! ppurpuivjf Jç ymj. §prvawr, surfflP^l^nt f^^ prpprp rffjjç. tipn, Ypps Qe pepsie?: p^ç % mourir! YQttS p§ ppnsipa pas à çpwmeUr^ une jpfftnne, ppe Idpbeté l ypi)s pBpwv|e^ qup la pbilo^pphje ^l'était pas seutep^paUl^ YQ!^ t^vjre^, mais qu'Q^e régnaU d^psyotj» &mp, Quand je ^ibliss^?, vpus m ^^P^% ^Pus, ^pp excelleot inaftrp ; qugnd je blasphémai^, yqus éieyip? le dpjg^ vers le q'el; qband je désespérais ; $ JapquQ^, Qie di§i^iErVpus, U y § des geps plus ulcérés que nous I i £( moi, \s^ vpus écoutais, pf; ffipi je rou« gis6a|$ de ipoij abattement, p| pioj jp yo^g ftdmirAis, ^ mpi| IPpnsieur Vi^efrapphp, çpmp^ v^ g||^ P4irasite, je pap nop{rris$ais je Yptre iQ&Ie viguepr, jp |Q'a9prp4§s^s ^i^ dépep^ dp Yg(rp im^^*

— Jacques l

— I{op,mpn§ipur, j^jii BMt^W^tkreÇftpai^saftçe m'i^h Jpvep3^..,

^ Assez, Jacques |

\ — Ahl monsieur, tous ne m'aimez plus, vous n'aiinez plus vetre

vieux Jacques l I Villefranche, ëmu par la sincérité de cet attachement, refoula ses

chagrins et tendit la main au vieillard. Celui-ci s'empara de cette

main et la serra passionnément dans les siennes.

— Eh bieni mon ami, que veux-tu que je fasse? Je n*ai plus rien... rien au monde i Désormais je suis un membre inutile, sinon nuisible à la société ; car celui qui ne la sert pas lui est i charge^ celui dont Tesprit est gàbgre^é, gaogeènera Tesprit do ceux qui rentoureront.

— Oui, répliqua Jacques ; mais vous pouvei vous guérir. Vous pouvez rendre service à vos semblables.

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