DES NOUVELLES ÉDITIONS
Anx armées, k X..., le 25 octobre i916.
On m'écrit que l'encre coule toujours à propos de ma Hyène, et vraiment je n'en reviens pas!
Un de nos premiers critiques est allé même jusqu'à me qualifier, pour ce fait, de primitif. (Entre nous, je me demande s'il n'y a pas là un lapsus, eomme il an peut échapper aux plus érudits, et s'il n'a pas vatilu dire jnimair^, <— «e qui serait inexact d'ailleurs, car j'ai fait hÙàMl mes humanités, ^ même cultivé le f€erdm des Racines grecques. Du reste, je suis plutôt fier de ceti« apprelhftiôn de prfmitif :
II PETIT iVANT-PROPOS DES NOUVELLES ÉDITIONS
d'abord elle me rapproche un peu des adorablés artistes préraphaéliques, et puis surtout elle m'assimile au Bos primigenius et à VUrsus spelaeus qui furent inoontestablemeat de superbes bêtes).
Quant au Larousse mensuel, il a déclaré ex cathedra que tout bonnement j'avais oublié de consulter les dictionnaires. Ëh bien» ce qui aggrave mon cas, c'est que j'avais au contraire consulté les plus gros et les plus lourds, ceux qui posent sur la table de nos séances académiques. Plusieurs de mes confrères étaient même présents et m'ont encouragé dans ma rébellion. En effet, Y h initiale de hyène étant muette, autrement dit inexistante, il nous a semblé plus logique de traiter ce mot, à l'exemple de Michelet *, comme tous ceux qui commencent par un y suivi d'une voyelle, et dans lesquels il est d'usage de donner à cet y une valeur de consonne. En outre, il n'y a pas à dire, n'eat-oe pas, f hyène est un animal sen-