DE L ÉPOQUE DE HAN
PIERREMSCEULETI
aubépines et boules de neige), l’autre est orné de paysages et de carac-
téres. D'une série très variée, j'ai extrait le plat de la fig. 12; il appartient
à la famille verte; sa forme est dentelée, il est décoré en cinq couleurs,
age de vases à fleurs et d'objets mobiliers; le marli est formé de fleurs dans des médaillons.
Quant à l’époque Kien-lung, dont les galeries de M. Worch contiennent les spécimens les plus variés, on la trouvera représentée ici par un seul vase, mais d’un galbe si élégant et si original (fig. 14); il est décoré sur fond blanc de personnages taoïstes et de deux enfants. |
Comment mentionner avec les indications qu’elles méritenttoutes les pièces d'autre genre et d'autre matière? Une salle entière est consacrée aux paravents en laque de Coromandel, doublement recherchés des amateurs, et pour leur
valeur de collection, et pour leur
agrément décoratif. On commence d’ailleurs à reconnaître aux laques de la Chine un intérêt qui les place sur le même rang que ceux du Japon. Ne parlons pas seulement des laques de Coromandel. J'avise dans un coin une pièce tout à fait importante : c’est un cabinet rectangulaire, ayant servi à conserver des manuscrits précieux; il est recouvert d'une épaisse couche de laque à fond rouge, dans laquelle l'artiste a incrusté un décor d’une extrême finesse en laques
de diverses couleurs, rehaussé d’or, re-
Fic: #7,
présentant des temples dans des paysages
montagneux, ce décor se répète avec des variantes sur les cinq faces du cabinet; l’intérieur est garni de dix tiroirs superposés, ornés également de paysages en laques de couleur.
Les laques de la Chine sont remarquables par leur richesse et par leur discrétion. Cette double qualité se retrouve
sur les objets les plus divers. L'art du FIG. 0.
laquage, en effet, n’a pas seulement produit en Chine des petits objets. Voici de grandes pièces d'ameublement : armoires monumentales à quatre battants, véritables morceaux d’architecture ample et vigoureuse, aux panneaux de laque incisée, gravée, etc.
Non loin, ce sont des tables de toute couleur et de toute dimension, des
RIGrATO:
fauteuils, des chaises, qui témoignent d’un style sobre, puissant, comparable à notre Louis XIV. L'intérêt de ces pièces est qu’elles ne sont pas des fragineénts, panneaux détachés ou morceaux séparés, mais des meubles
entiers, complets, qui se présentent sous leur véritable aspect d’origine
es et nous font connaître pour la première fois un style d'ameublement chinois que l’on ne soupçonnait guêre.
On pourrait d’ailleurs composer toute une salle avec des objets d'origine chinoise. Les tapis de Pékin, de la période Ming et Kang-hi, connus depuis quelques années à peine, se sont vite répandus chez les amateurs d'Extrême-Orient. La grande liberté de leur style décoratif, la délicatesse des nuances leur ont rapidement conquis une faveur marquée. Ceux qui parviennent chez M. Worch charment l'œil par la gaîté de leur composition, fleurs, papillons, oiseaux, en même temps que par la douceur des laines anciennes dont ils sont tissés.
Comme objets de collection et d'ornement en même temps, il faut signaler encore les émaux cloisonnés dont les tons vigoureux et purs mettent tant de mouvement et d'harmonie dans une vitrine ou dans un coin de salon.
Celui de la figure 8 est orné, sur
fond bleu, de fleurs et de papillons
en couleurs vertes, Jaunes et