‹ La Jaquerie; la famille de CarvajalChapitre 64 sur 127 · LE CRIEUR · texte numérisé non relu

LE CRIEUR

« De par haut et puissant seigneur, noble homme, <c messire Gilbert, baron d'Apremont, on fait savoir « à tous qu'il appartiendra, la grande justice qui va « être faite sur la personne de Renaud, serf et vassal

« du fief d'Apremont, atteint et convaincu d'homi- « cide sur la personne de messire Thomas Gatigny, « sénéchal dudit messire Gilbert, haron d'Apremont. « Or, voyez et profitez de l'exemple. »

REJNAUD, sur l'échafaud.

.le vous prie, tous gens de ce village, de prier pour le salut de mon ànie.

F. JEAN

Allons, Gaillon, sonne fort! I.eulroy!

SIMON et MANCEL.

Leufroy! Franchise aux communes! Leufroy!

(Gaillon sonne du cor, tous les paysans répètent le cri. Les uns attaquent les hommes d'armes qui sont sur l'éthafaud, les autres prennent les armes cachées sous la paille des charrettes. Entrent le Loup-jarou et ses g'ens. Tumulte général.)

MONTREUIL

Les vilains se révoltent, courons au château.

(Il sort au galop. i TnOMAS, saisissant (Conrad.

Arrête, petit vipereau; tu paieras pour Ion père.

CONRAD

Oh! mes amis, ne me faites pas de mal. (a son précepteur.) Mon ami, défendez-moi.

LE PRÉCEPïEUli.

Epargnez le noble sang d'Apremont.

THOMAS

Tiens, voilà pour le sang d'Apremont. iii tue Comad.)

LE LOUP-GAROU

Tiens aussi, toi. Accompagne-le chez le diable!

(Il tue le précepteur, on renverse l'échafaud, et Renaud est délivré.)

168 l'KOSPER MÉRIMÉE

SIMOX, à Roniiud.

Enfin, mon j^arron, je te revois! embrasse-moi encore.

MAACEL.

Tiens, prends cette arbalète, et viens avec nous. 11

faut en découdre. Hs sortent tous les trois lin côté du rhàtcan.)

SIWARD, entouré de paysans armés.

Iloià, messieurs! Je ne suis point parent de messire Gilbert. Je suis son ennemi capital, et de plus son prisonnier, à moins que vous ne vouliez me délivrer.

U^^ PAYSAX.

A mort! c'est un gentilhomme.

SECOND PAYSA.N.

Tiiez-le! c'est un malandrin.

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