‹ La JaquerieChapitre 30 sur 139 · XXXII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XXXII AVANT-PROPOS

en ayant l'air d'approuver les théories nouvelles et de les appliquer lui-même. En son for intérieur il les juge, et s'en dégage. Dans le feu de la jeunesse il a pu se joindre aux révolutionnaires : il est trop loin du lyrisme qui est leur qualité maîtresse pour les suivre longtemps. Comme chez Stendhal, il subsiste en lui un homme duxviii'^ siècle, féru de l'ironie de Voltaire et du réalisme discret de Le Sage. Il a l'esprit critique. Il mesure et ce dont il est capable et ce à quoi doivent aboutir les théories à la mode. Il renoncera désormais au théâtre, pourquoi il n'est pas doué, mais, prenant au romantisme ce qu'il a de bon et laissant ses exagérations, il va, — quand il aura donné une fois de plus dans le genre à la mode, avec un roman cette fois, — se tourner vers la nouvelle et lé roman, et il écrira ses chefs-d'œuvre.

Pierre Jourda.

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