I.A lAOUEniE
F. JEAN
Ces nobles sont venus clans cette terre* avec le roi Francus^'; ils ont vaincu nos pères avec leurs chevaux bardés et leurs armures de fer forgé^''; ils nous ont faits esclaves... Mais, si nous reprenions les armes, si nous les attaquions à notre tour, crois-tu que nous ne pourrions pas ?7iontrer que notre vieux sang gaulois est aussi bon (|ue le leur.
Oui, par saint Georges! nous saurions le leur prouver!
F, JEAN
Eh bien! veux-tu te réunir à ceux qui tenteront cette noble entreprise?
PIERRE
Si je le veux ! Disposez de mon corps, de mon âme ! Mais sur quel fondement me dites-vous cela?
F. JEAN
Ce que je dis pourra bien arriver; el peut-être que damoiselle Isabelle d'Apremont deviendra la femme de Pierre Lambron.
PIERRE
Oh! de par saint Lcufroy! dites-moi comment cela peut arriver?
F. JEAN
Viens avec moi jusqu'à l'abbaye, l'endroit n'est pas sûr. En chemin j'aurai bien des choses à t'ap- Pï*endre. „is sorieni.)