‹ La JaquerieChapitre 60 sur 139 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

Une clairièi'e dans une forêt, avec un grand chêne au milieu.

Il est nuit.

F. JEAN, SIMON, MANCEL, BARTHELEMY, THO- MAS, MORAND, GAILLON, LE LOUP-GAROU, PAYSANS, VOLEURS.

LE LOUP-GAROU, à F. Jean.

A tout seigneur, tout honneur. Révérend père, asseyez-vous sous ce chêne, sur cette botte de paille. Cela ne vaut pas un beau fauteuil ciselé '*^, comme il y

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en a dans votre abbaye; mais c'est tout ce que nous avons à vous offrir. (Aux autres.) Quant à vous, je vous

invite à faire comme moi. (Il s'assied par terre, tous s'asseoient de

même.) Nc craignez pas d'être surpris; j'ai posté moimême des loups qui feront bonne guette; bien babile qui les mettrait en défaut,

F. JEAN

Mes très-chers enfans et mes très-chers compatriotes, je vous ai réunis dans ce lieu pour que nous convenions de la manière dont il nous faut agir. J'invite chacun à donner son avis, et à déclarer franchement son opinion. Avant tout, cependant, sachons un peu ce qu'ont fait les bonnes gens des autres villages. — Où en sont nos amis de Genêts?

THOMAS

Très-révérend père, et vous tous, mes seigneurs et amis, ce que j'ai à vous dire, c'est que tous les honnêtes gens de Genêts, vilains et manans, sont prêts à tordre le cou à messire Philippe de Batefol, et à vous donner un coup de main, si besoin est, pour en faire de même chez vous. Demandez plutôt à ces trois hommes que voilà, et qui sont de Genêts, si je vous ai menti d'un mot.

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