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H Alt riIKLI.MY.
l'as (lu loiil. Nous irons le cliercliei- dans son lit. et le iiiiérir Je la aouite.
MORAND
Paile plus bas, de grâce.
MANCEL
Regarde, Simon, n'est-ce pas Thomas de Genêts qui est monté sur cette charrette, là-bas?
SIMON
C'est lui, ma loi, et il a la mine d'avoir fait un beau coup dans son pays. Je m'en vais lui parler.
(Il sort : le beffroy sonne.) MORAND, se signant.
Sainte-Vierge! voilà* le bcffroy c[ni sonne pour l'exécution.
BARTHELEMY
Je voudrais savoir à quoi pense lienaud dans ce moment-ci. Je parie qu'il ne se doute guère...
MORAND
Chut! — ]je pont-levis se baisse.
r. JEAN, entrant. Mas.
Eh bien! mes enlans, chacun est-il prêt?
BARTHELEMY, entr'ouvrant sa casaque et montrant une poignée d'épée.
Voyez-vous ce bel outil?
F. JEAN
Bon, cache-le encore (juelques instans.
MORAND
Voici la procession qui descend.
F. JEAN
Allons; à ton poste, Barthelemi! Au premier son du cor...
BARTHELEMY
Oui oui.
F, JEAN
Morand, suis-le.
MORAND
Donnez-moi votre bénédiction, mon père.
F, JEAN
Va, ne crains rien, monsieur saint Leufroy nous aidera.
MORAND
Amen !
Et Pierre, où est-il
F. JEAN
Là-bas, caché dans son manteau; il te fait signe.
(Morand et Hartheleini sortent.) MANCEL à F. Jean.
Voyez-vous, mon père, cette fumée là-bas! ce sont nos amis de Lasource.
F. JEAN
Bien ! bien !
SIMON, enlranl.
J'ai vil Thomas, révérend père. Messirc de I^ate-
lOl... (Il pnss».' sa main sur son rou,
F, JEAN
Bien!
SIMON
Thomas a vu en chemin le Loup-garou ; il est prêt, l'arc bandé, la flèche encochée.
F. JEAN, à Simon.
Tu as la voix forte, tu pousseras le premier cri. — Gaillon, as-tu ton cornet?
GAILLO.N.
Le voici. J'ai bu bouteille ce matin pour me préparer le gosier.
MANCEL à r. Jean.
Mon père, encore une autre fumée!
UN PAYSAN, entrant, à F. Jean.
Tout est bâclé chez nous, nous venons vous aider.
F. JEAN
Paix! le moment approche.
(Entre Thomas conduisant une charrette de paille' THOMAS.
Qui veut acheter ma paille? cette charrette-là vaut de l'argent.
SIMON
Un bout de lance passe : je vais le renfoncer.
(Entrent Montreuil, Siward, Conrad, son précepteur, tous quatre à cheval. Renaud, le bourreau, un crieur, hommes d'armes.)
MONTKEUIL.
Place !
CONRAD
Place, canaille !
LE PRÉCEPTEUR
Place à monseigneur Conrad d'Apremont!
SIWARD, monlranl Thomas.
Ce vilain a une bonne idée. Du haut de sa charrette il est placé à merveille pour voir l'exécution.
CONRAD, riant.
Ah, ah, ah! si on mettait le feu à cette paille pendant que ce vilain est étendu dessus, comme cela le ferait gigoter !
LE PRÉCEPTEUR
Ah, la drôle d'idée! Monseigneur, vous êtes un espiègle ; mais, monseigneur, ne voyez-vous pas que cette paille appartient sans doute à monsieur votre père, et si vous la brûliez vous détruiriez ainsi votre propre bien.
CONRAD
Bah ! cela m'est éi>:al. Je donnerais bien toute cette paille pour voir la mine de ce vilain quand il se sentirait flamber.