‹ La JaquerieChapitre 69 sur 139 · LE CRIEUR · texte numérisé non relu

LE CRIEUR

(( De par haut et puissant seigneur, noble homme, (( messire Gilbert, baron d'Apremont, on fait savoir « à tous qu'il appartiendra, la grande justice qui va « être faite sur la personne de Renaud, serf et vassal

TA TAOIEniE Ih/

« rlu fief flApromont, atteint et (;onvaincii fl'homi- « cide sur la personne de niessire Thomas Gati^ny, « sén«3chal diidit messire Gilbert, baron d'Aprernonl. <( Or, voyez et profitez de l'exemple. »

RENAUD, sur lechafaud.

Je vous prie, tous gens de ce village, de prier pour le salut de mon àme.

r. .JEAN.

Allons, Gaillon, sonne fort! Leufroy!

SIMON et MANCEL.

Leufroy! Franchise aux communes! Leufroy!

((jaillon sonne du cor, tous les paysans répètent le cri. Les uns attaquent les hommes «l'armes qui sont sur l'échafaud, les autres prennent les armes cachées sous la paille des charrettes. Entrent le Loup-jjarou et ses gens. Tumulte gène rai. |

MONTREUIL

Les vilains se révoltent, courons au ch<àteau.

lll sort au palop.) THOMAS, saisissant Conrad.

Arrête, petit vipereau; tu paieras pour ton pure.

CONRAD

Oh! mes amis, ne me faites pas de mal. (a son précepteur.) Mon ami, défendez-moi.

LE PRÉCEPTEUR

Epargnez le noble sang d'Apremont.

THOMAS

Tiens, voilà pour le sang d'Apremont. \U tue Conrad.)

LE LOUP-GAROU

Tiens aussi, toi. Accompagne-le chez le diable!

|I1 lue le précepteur, on renverse l'échafaud, et Renaud est délivré.)

168 PKOSPER MÉRIMÉE

SIMO^■, à Renaud.

Enfin, mon garçon, je te revois! embrasse-moi encore.

MANCEL

Tiens, prends cette arbalète, et viens avec nous. 11

tant en découdre. "is sortent tous les trois du côte du château.) SIWARD, entouré de paysans armés.

Holà, messieurs! Je ne suis point parent de messire Gilbert. Je suis son ennemi capital, et de plus son prisonnier, à moins que vous ne vouliez me délivrer.

UN PAYSAN

A mort! c'est un gentilhomme.

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